‹ Le prophète JonasChapitre 3 sur 4 · TITI · texte numérisé non relu

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Nous avons terminé cette trop longue étude; nous avons: démontré, croyons-nous, « que le livre de Jonas est incom- « préhensible, quand on le considère comme une histoire; « qu'il est, au contraire, très sensé et très instructif, lorsqu'on « y voit une parabole sur le devoir et la mission des pro- « phètes! »,et en supposant que nous n’ayons pas réussi dans notre preuve, il restera encore, entre deux hypothèses, à voir s'il n’est pas bien moins avantageux de se décider pour celle du miracle que pour celle de l’allégorie, qu'ont adoptée et des savants d'autant de mérite que de modération, et des théologiens remplis pour l'Écriture de la plus filiale vénération ?. Nous avons terminé notre étude, mais nous ne pouvons ne pas faire remarquer que, du livre de Jonas, 1l ressort une haute moralité qui ne s'adresse pas seulement aux temps reculés pour lesquels il a été écrit, mais aussi à notre époque si féconde, hélas! en prétentions exclusives de tout genre.

Lors de la rédaction de Jonas, c'est à dire, vers le siècle d'Alexandre le Grand, il y avait en Judée des hommes aux idées étroites qui croyaient qu'en dehors d'Israël il n'y avait ni vérité nl vertu; ils se rencontraient même parmi les orateurs religieux, parmi les guides spirituels des consciences. Pour eux, Israël était le seul peuple de Dieu, et les autres races, rejetées par la Providence, n'avaient pas leur

1 Rapport au consistoire central des Israélites de France, par S. Munk. Archives israëélites, 1844, p. 654.

? Herder, Lettres sur l'étude de la théologie, tome I, 9e lettre. Jahn, Introductio in libros sacros, $ 126-128. Eichhorn, Einteitung ins Alt Testam. II, 573. Cahen, Notes sur la Bible, tome XII. Jonas. S. Munk, Palestine, p. 450.

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