SCÈNE VL
Les MÊMES^ UN OFFICIER, suivi de plusieurs soldats, descend précipU
tammeiit l'escalier à gauche.
l'officier, courant près de Jean.
On t'a trahi!
Par ruse, en ce palais, s'est glissé l'ennemi !
(Berthe le regarde avec effroi et étonnement.) ( L'officier s'adressant toujours à Jean.)
ils veulent t'immoler au milieu de la fête
De ton couronnement... Viens les punir, Prophète.
BERTHE, à ce mot pousse un cri terrible.
Ahl
(Elle s'éloigne vivement Ai Jsvi qu'elle contemple avec eSroi.)
56 î'B PROPHÈTE.
0 spectre épouvantable!
0 terre^ entr'ouvre toi !
( A Jean qui fait un pas vers elle. )
Fuis!... Que ta main coupable :N'dpproche pas de moi!
Ton sceptre fut un glaive, Tes droits sont des forfaits* Et le sang qui s'élève Nous sépare à jamais.
ENSEMBLE
FIDÉS
0 moment qui m'accable Et d'horreur et d'effroi 1 Grâce pour le coupable^ S'il le fut^ c'est pour toi!
Son pardon fut nn rêve Qu'en mon cœur j'espérais; Mais le sang qui s'élève Les sépare à jamais î
JEAN
0 tourment effroyable !
0 terre entr'ouvre toi! Point de grâce au coupable!
Plus de repos pour moi!
Mon sceptre fut un glaive, Mes droits sont des forfaits!
Et le sang qui s'élève Nous sépare à jamais !
FÏDÈS, voulant entraîner Jean.
Tu Tas promis. Partons! viens, il faut nous presser'
JEAN
Non! je reste à présent! à la mort je me livret Berthp sait mes forfaits, qu'ai-jc besoin de vivre? Berthe m'avait maudit. Dieu devait Fexaucer !
ENSEMBLE
FIDÉS
0 tourment qui m'accable Et d'horreur et d'effroi!
(a Berthe.)
Grâce pour le coupable l S'il le fut, c'est pour toi