TOME II l
saire au lieu de coyaux , par un massif de maçonnerie de remplissage maçonné à mortier, aussi-bien que les tuiles dont on recouvre la voûte de la même manière que dans le comble briqueté de M. d'Espie. Les eaux sont reçues dans un chéneau en ciment, pratiqué dans la corniche de l'entablement.
Dans les départemens méridionaux, on n'a pas besoin d'employer un aussi grand rayon, et le comble peut devenir tel qu'on le voit fig. 4.
Pour consolider ce comble , il ne peut être que très-utile de placer sous le carrelage des galetas, des tirans en fer, arrêtés par des ancres dans les murs de face, pour s'opposer à leur poussée. De cette manière, on doit espérer une grande durée dans ces combles, qui ont l'avantage de ne pas obstruer les galetas, dans lesquels on pourrait même pratiquer des logemens au moyen de lucarnes convenablement disposées. Ils sont aussi infiniment plus légers que celui du comte d'Espie ; ils pourraient être d'une grande utilité pour couvrir des églises, dont ils formeraient en même temps la voûte , et auxquelles on pourrait adapter une seconde voûte, qui contribuerait à consolider le comble.
Comble en bri<jues et fer.
Ce comble a été imaginé par M. Menjot d'Elbène, ancien président du canton de Mamers, et membre de la Société des Arts du Mans.
Son comble est composé d'arcs en ogive en briques de champ à 10 pieds de distance l'un de l'autre. A ces arcs sont scellées des lattes en fer d'un pouce de large sur 2 lignes d'épaisseur, sur lesquelles il place à l'ordinaire des tuiles à crochets.
Cette belle et simple disposition, peut-être moins agréable que la précédente, offre beaucoup moins de poids, mais est sujette au même inconvénient , qui est de présenter une poussée quelconque sur le faite du bâtiment; poussée d'autant plus forte, que le centre de gravité des murs est plus éloigné. Cependant l'expérience de plus de dix ans les approuve, et dans les départemens où les combles sont moins élevés, cet inconvénient est encore moindre ; les arcs de M. Menjot ont de plus un grand avantage , qui est d'être maçonnés à mortier.
ia3 Les constructeurs pourront, suivant les circonstances, choisir entre ces deux méthodes; mais s'ils préfèrent la dernière, nous leur conseillons de n'employer que de la brique, qui , n'ayant que 51" de largeur sur i5 de longueur, ne leur offrira guère plus de coupe que les voûtes plates, et diminuera d'autant et la dépense et la poussée des arcs.