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faire connaître; et quoiqu'il arrive souvent qu'on s'écarte de ces règles pour obéir à d'autres convenances qu'on regarde alors comme plus importantes, cependant il ne faut jamais négliger ces principes lorsqu'on le peut. /

i°. La somme de la hauteur d'une marche et de la longueur du giron, doit être d'environ 18 pouces (un demi-mètre) : si l'on fait une marche de 4 pouces d'élévation, le giron devra en avoir 14 de large; si la hauteur est de 6 pouces, le giron en a 12. Cette dernière proportion est la plus usitée, et ainsi de suite.

20. On ne donne pas moins de 4 pouces de hauteur aux marches, pour qu'elles conservent une suffisante solidité, et jamais plus de 7 pouces, parce que les marches seraient trop difficiles à monter. Le giron ne doit pas avoir moins de 10 pouces; on le mesure au milieu de la longueur de la marche.

5°. Toutes les marches ont même hauteur, surtout pour un même étage.

Le palier est un giron plus étendu, ayant la longueur 1,2, 3, 4 pas; il interrompt l'escalier et forme repos, la première marche qu'on appelle palière doit avoir un giron plus large que les autres. La rampe ou volée d'escalier est une suite non interrompue de marches d'un palier au suivant; il est bon de le faire d'un nombre impair de degrés; on en doit employer trois au moins, et vingt-un au plus, pour que l'escalier soit d'un usage facile et qu'il plaise à l'œil.

Le limon est une pièce de bois portée par le bout isolé des marches, qui soutient la rampe en fer ou en bois, sur laquelle on peut s'appuyer lorsqu'on monte ou descend.

L'enceinte dans laquelle l'escalier est soutenu et où aboutissent les portes des différens étages , se nomme cage de V escalier, car il est rare qu'on le pratique au dehors des murs.

La manière la plus ordinaire de les éclairer est de percer des fenêtres ou au moins des jours de souffrance dans le mur de la cage; mais il est préférable, la plupart du temps, de tirer la lumière du sommet par une lanterne ou toit vitré. L'escalier est mieux éclairé par un jour qui plonge ; on ne gâte pas un mur en y pratiquant des ouvertures nuisibles, soit à la beauté, soit à la solidité; et enfin, on réserve pour les

i55 appartemens une partie de surface de gros mur contiguë à l'extérieur, et qui est plus utile à habiter, tandis que l'escalier peut, pour ainsi dire, être placé partout où l'on veut, quand il tire son jour d'en haut.

Actuellement, et dans les escaliers un peu considérables, on fait les marches en bois plein, et on les pose en recouvrement les unes des autres. On les réunit ensemble par des clefs chevillées comme on le voit dans la fig. 5, planche 96. On consolide les limons par de forts boulons de fer qui sont scellés au mur, et traversent la partie de la rampe et l'épaisseur du limon même, où leur tête demeure encastrée.

Les planchers des paliers doivent être hourdés plein, ainsi que les marches, et lattes et enduits par-dessous, ce qui contribue encore à en consolider beaucoup le bâti. Les paliers doivent être carrelés à fleur des marches dont le bois reste apparent.

On exécute aussi des escaliers tournans dits escaliers à limaçon , dont la fig. 4 de la planche 9G fait connaître la disposition. Cette sorte d'escalier est fréquemment employée pour faire communiquer les boutiques avec les entresols; on les nomme aussi escaliers à l'anglaise,

Les marches doivent être billardées dans des bois très-secs, et dont on a dû supprimer le cœur. Elles sont reunies à repos l'une sur l'autre, et sont retenues à l'intérieur alternativement par deux boulons à écrous et rondelles d'un bout, et à rondelles et clavettes de l'autre, comme on le voit fig. 5 et 6.

Quand les révolutions de ces escaliers sont isolées, on fait passer dans l'intérieur et au travers de toutes les marches, deux ou trois plates-bandes en fer A, selon la largeur de l'emmarchement, afin de consolider le tout.

ARTICLE VII

Pans de bois.

La charpente s'emploie encore quelquefois dans l'épaisseur même des murs de face ou de refend, qui prennent alors le nom de paru de bois. On a recours à ce genre de construction , soit pour ménager l'espace, attendu que les pans de bois ont peu d'épaisseur, soit dans les contrées ou le bois est à meilleur compte que la pierre.

Les pans de bois se construisent de diverses manières : ordinaire-

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ment ils se composent de pièces gissantes ou sablières , portant des poteaux à plomb et autres, inclinés et posés en décharges.

Il y a deux sortes d'assemblages de pans de bois : l'un, qu'on nomme assemblage à brins de fougère , est une disposition de petits potelets assemblés diagonalement à tenon et mortaise dans l'intervalle de plusieurs poteaux à plomb : ce qui ressemble en effet à des branches de fougère. L'autre assemblage, dit à lozanges entrelacés, se compose de pièces de bois posées en diagonale, entaillées de leur demi-épaisseur, et chevillés. Les panneaux des uns et des autres sont remplis de briques, de débris de plâtras, ou de pisé recouverts d'un enduit, ou bien revêtus d'une couche de plâtre posée sur lattes.

Pour donner plus de solidité aux pans de bois on les arrête quelquefois à chaque étage avec des tirans, ancres, équerres et liens de fer.

Toutefois il faut éviter, autant que possible, d'employer les pans de bois à cause des chances nombreuses d'incendie qu'offre leur construction.

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