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avaient consulté les pères de l'Eglise, dans les huit pre. miers siècles, ils auraient bien vite trouvé que l'Abbé de Corbie ne faisait qu’expliquer une doctrine enseente de tout temps avant lui, depuis les Apôtres.
Au sixième siècle St. Grégoire-le-Grand adopte le Nr cramentaire du pape Gélase, écrit un siècle auparavant. Ce Sacramentaire contient les prières et les cérémonies de hi Messe, telles que nous les avons de nos jours duns 'Eglise,
Au cinquième siècle, St. Augustin disait dans le livre IX de ses confessions: ‘Je sais Le prix de la victime par laquelle j'ai éte racheté. Je mange sa chair, et je boisson sang, et j'en fais une distribution parmi les fidèles” Dans un commentaire sur les Psaumes, le même Père dit: ‘Jésus-Christ nous donne à manger, pour notre sant, la même chair qu’il a prise dans le sein de la Vierge Mine" PE)
St. Pierre Chrysologue, dans le même siècle, écrivait: ‘Jésus-Christ est le pain qui, semé d'abord dans le sen d'une vierge, est finalement apporté sur l'autel pour être notre nourriture de chaqne jour. (2)
Au quatrième siècle nous avons les témoignages de St. Ambroise, St. Ephrem, St. Jean Chrvsostome, Kt Hilaire, et une foule d’autres.
St. Ambroise, commentant l'Evangile selon St. Luc disait: ‘Lorsque nous brûlons l'encens sur l'autel, vous ne devez pas douter que les anges soient 1, parce que Jesus-Christ lui-même est présent, étant ‘à victime qu
[1] Wiseman's sermons, p. 9).
12] Sermo LXVII.
tofferte, (1)—Et dans un écrit sur les sacrements, le mème pere afhrme: **Ke dites pas que c’est à (dans l’ Euharnistie) du pain ordinaire, Avant la consécration, oui; mais apres la consécration, le pain est changé en la chair ke Jésus-Cbrist par la vertu des paroles de Jésus-Christ M-méme, Partout ailleurs, le prêtre prie en son nom; ms lorsqu'il eonsacre, il ne prononce pas ses propres paroles, inais les paroles de Jésus-Christ. . . . Avant la conséération, était un pain matériel; après la consécration, c'est le COTPS de Jésus-Christ.” { 2 )
St. Ephrem, la gloire d'Edesse, et la lumière de l’ Eglise Orient, disait: “Vous crovez que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est né pour nous dans la chair. Croyez alors,
tre Setmeur.? (3)
Nt. Jean Chrysostome à défendu le dogme de la Sainte Eucharistie dans un langage tellement énergique qu’il a été appelé le Docteur de l'Eucharistie, Citons seulement quelques cours extraits.
Cotimentant les paroles de Jésus-Christ; ma chair est t'ainent Hite nourriture, OI Sn est vraiment äm breuvage, Quel est le sens de ces paroles? Que son corps Stréelement la nourriture qui produit le salut dans nos
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dnes: qu'il est nécessaire, pour être sauvé, que nous Hansions sa chair. Ceci est confirmé par ces autres pales de Notre Seigneur: celui qui mangema chair demeure mo. Jésus-Christ a parlé. Il n’y a plus
l} Bibliotheque des Pères XXIII, 398.
(2) Ibidem, 273.
F3} De Nat, Dei. Apud Wiseman's sermon 99.
de place pour aucune objection. Peu importe que notre raison trouve ou non de la répugnance. Sa parole doit l'emporter sur notre raison; et le témoignage de nos sens doit le céder à l'autorité de la parole de Dieu. Qui est plus susceptible d'erreur, le témoignage de nos sciis, où bien l’autorité de Dieu? [Il dit: Ceci est mon corps: soumettons notre foi et imposons silence à nos sens, et voyons des veux de notre foi ce que nous ne pouvons voi des yeux de notre corps.” (1)
Ailleurs, il dit: ‘‘Les mystères que Jésus-Christ à confiés à son Eglise sont réellement admirables. L'antel sur lequel Il s'offre lui-même est vraiment étonnant... L'oblation faite par les mains de St. Pierre, de St Paul, ou de tout autre prêtre dans l’Eglise, ne diffère point de celle faite par Jésus-Christ lui-même, le jour où [leu fit la distribution à ses Apôtres./—"Pourquoi le sacrilice de Jésus-Christ, qui a été consomimé une fois, est-il renouvelé chaque jour par les mains du prêtre? Nous offrons en mémoire de sa mort. C’est toujours le même sacrifice: pas un autre. C’est toujours la même victime; iln'vena pas plusieurs. Il est offert en différentes places en mène temps, mais c’est toujours le même Jésus-Christ.”
Pour plus amples informations, consultez la Biblotéque des Pères, vol. XVIII, de la page 456 à la pge 510.
Au troisième siècle, St. Cyprien avait prêché la méme doctrine. Dans une lettre énergique où il s'élève contre certaines innovations, il prouve que lon doit prendre du vin, et non de l’eau seule, pour la consécration, parce que Jésus-Christ s’est servi de pain et de vin. (2)
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(1) Homélies sur l'Evangile de St. Jean.
(2)Bibliotèque des Pères, IV, 276, 289.
ee) 7e
Au deuxième siècle, Clément d'Alexandrie écrivait dans son Pédagogue: “Jésus-Christ nous dit: mangez ma dar et buvez mon sang. T1 nous donne par là la nourriture la plus substantielle et le breuvage le plus salutaire. Inous donne sa propre chair et son propre sang, afin que nous devenions forts en Luï.?? (1)
St. irénce, au livre IV de son Traité des Hérésies, dit: ‘Jésus-Christ, en abolissant les anciens sacrifices, leur a substitué le sacrifice de son corps et de son sang, qui doit être offert dans toutes les parties du monde, selon li prophétie de Malachie.??
St. Ignace d’Antioche, un disciple de St. Polycarpe, qui lui-même avait été un disciple de l’Apôtre St. Jean, rlvant aux chrétiens de Philadelphe pour les exhorter à demeurer unis, disait: ‘‘Faites usage d’une seule Eucharistie, puisqu'il n’y a qu’une seule chair de Jésus- Christ, et qu'un seul calice de son sang, dans lesquels tous sont unis.” (2)
Le même Père, dans une lettre aux chrétiens de *nvrne, dans laquelle il condamnait certains hérétiques, suit cncore: “Tls s’abstiennent de la Sainte Eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’ Eucharistie est la chair de Notre Seigneur Jésus-Christ, la même chair qui a souffert pour nos péchés; la même chair qui est ressuscitée des morts.” (3) —EÆEt dans une lettre adressée aux Romains pour les supplier de ne mettre aucun
(1) Bibliotèque des Pères, I. 422.
(2) Ibidem 135.
(5) Ibidem 142.
obstacle à son martyre, il dit encore: ‘Le seul pain que je demande est la chair adorable de Jésus-Christ; le seul vin que je désire est Son sang.” (1)
Puis vient le témoignage de St. Paul, dont l'autorit( ne peut être mise en doute. Dans son Epitre aux Corn. thiens, il dit: Le calice de bénédiction que nous hénis. sons, n'est-il pas la communion du sang du Christ? Etle pain que nous rompons n’#st-il pas une participation au corps du Seigneur? Car j'ai appris du Seigneur ce que je vous annonce, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut trahi, prit le pain, et rendant grâces, le rompit «t dit: Prenez et mangez: ceci est mon corps qui sera livré pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. [fit de même avec le calice, après le repas, disant: cette coupe est la Nouvelle Alliance dans Mon sang, Faites ceci, aussi souvent que vous la hoirez, en niémoire de Moi. Car aussi souvent que vous mangerez ce pain et botrez ee calice, vous témoignerez de la mort du Seigneur, Jus qu’à ce qu'il vienne. Donc quiconque mangera ce pain et boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur.
L’Apôtre pouvait-il exprimer plus elairement lai doctrine de la présence réelle de Jésus dans lP Eucharistie Il déclare qüe le pain et Le calice que lui et ses confreres apostoliques bénissent est une participation au corps et au sang de Jésus-Christ. Or peut-on participer at corps et au sang de Jésus-Christ en mangeant un morceat de pain ordinaire et en buvant une coupe de vin?
Il déclare de plus que quiconque reçoit l’Eucharistie
Ibidem 148.
d'une manière indigne est ‘‘coupable du corps et du «ang de Jésus-Christ.” Or peut-on se rendre coupable d'un si grand crime si l’on ne reçoit, dans l’Eucharistie, qu'un peu de pain et de vin?
Peut-on profaner le corps et le sang de Jésus-Christ, si Jésus-Christ n’est pas 1à?
Si donc l Eucharistie et la Messe, durant laquelle se iit la consécration, sont une invention humaine, les Apôtres sont eux-mêmes les inventeurs. Or les Apôtres ont-ils imaginé eux-mêmes ce système merveilleux?— Ecoutez la voix de Jésus-Christ.
Sachant qu’il devait annoncer à ses disciples une doctrine qu'ils ne pourraient comprendre, il débute par ces paroles, ‘En vérité, en vérité,”” lesquelles, dans Sa bouche, équivalaient à un serment solennel. —‘‘Æn vérité, en vérité, je vous le dis: Celui qui croit en moi a la vie tternelle.”" Puis il ajoute, après avoir ainsi fait comprendre qu’on doit croire tout ce qu’il dit: ‘‘Je suis le pain de vie... Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement: et le pain que je vous donnerai est ma ehair.”?
Est-ce clair? C’est Jésus-Christ lui-même qui pnrle. 'oit-on le croire?
Et, dit St. Jean, les Juifs, en entendant une doctrine si extraordinaire, murmuraient entre eux en disant: “comment cet homme peut-il nous donner sa chaire à manger? ?
Les Juifs comprenaient'donc: les paroles’de. Notre Seïgneur dans leur sens. là itiérél}.0x “Jésus!” éétendant: leurs murmures, ne leur dit pass “Mais, mes braves gens, vous ne me comprenez pas." Je: n’eantentts pas âne » yous deviez
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manger ma chair en réalité, mais seulement d'une mani. re figurative, emblématique; car je vous parle un lai métaphorique.”” Au contraire, insiste avec plus de loves encore sur ce qu’il vient de dire, nonobstant les nur res de ses auditeurs, avant de nouveau recours à «1 or. mule solennelle de serment: “In vérité, en vérité, je vous le dis; Si vous ne mangez la chair du Fils de l'on. me, et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous, Celui qui mange ma chair et boit mon sang a lt vie te ternelle; et je le ressuseiterai au dernier jour. Car na chair est véritablement une nourriture, et mon singe véritablement un breuvage, Celui qui mange ma clair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. (1) Alors plesieurs, même parmi ses disciples, se niirentà murmurer en disant: ‘fee discours est dûr à entendre.”
I est done clair que les disciples du Sauveur prirent, eux aussi, Ses paroles dans leur sens Httéral, et non dans le sens métaphorique supposé par les Réformateurs pro testants. Car S'ils eusseat compris qu'il ne s'agissait que de manger un morceau de pain ordinaire et boire un verre de vin, aueun d'eux n'eut trouvé lieu à grontmieler. Is comprirent done bien que Notre Seigneur leur parut de manger sa-chair en réalité, et de boire son sang en réalité.
Or si les disciples en prenant les paroles de leur divin Maître en ce sens, s'étaient trompé, il est tout-à-fait raisonnable de supposer que Jésus-Christ, après avoir pris depuis si longtemps tant de peine à les instruire, ne les aurais pas lrissés sous trie fausse impression, [1 n'aurait certainement pas voulu exposer tous ses fidèles à
ti) St' Jen VI: dé'47 à 87.
demeurer sous cette fausse impression durant quinze “nte ans, attendant, pour la rectifier, la venue des Rdormateurs Protestants, Le plus simple bon sens nous ditqu'il était tenu en justice, vis-à-vis de ceux à qui il crdonnait de le suivre, de leur faire bien comprendre sa pensée. Car Dieu est juste. Personne n’en doute.
Ov que fait Notre Seigneur, après avoir entendu Îles murmiures de ses propres disciples? Va-til leur laisser tordre qu'ils Pont mal compris?—Point du tout. in- Site de nouveau en leur disant: ‘Ceci vous seandalise- 11e
Quelques-uns se scandalisèrent. Ts ne voulurent pas croire. Après avoir suivi Jésus jusques-là, ils l'abandonnérent.
Jésus alots les rappelle-t-il, pour leur intimer qu'il va modifier sa doctrine? Point du tout. Il se contente de setourner vers ses apôtres et de leur dire: ‘Allez-vous n'abandonner, vous aussi?’ —Alors Simon-Pierre répond Cl qui irons-nous, Seigneur? Vous avez les parols de la vie éternelle; et nous avons cru et nous savons que vous êtes le Christ de Dieu.”?
[est bien clair que les apôtres ne comprenaient pas Jésus-Christ plus que les autres qui venaient de l’abandonner, Mais ils savaient qu’il était le Fils de Dieu. Is 1e se crurent pas de force à douter de sa parole. Ils soutirent leur raison à l’autorité de la parole divine. Is firent bien,
N'est-il pas parfaitement raisonnable, pour des gens de bon sens, de croire à la parole de Dieu, lors même qu'ils ne peuvent saisir la raison des enseignements divins? L'homme a-t-il le droit d'élever le niveau de son intelligence bornée à celui de la sagesse infinie de Dieu? —
Pour l’homme sensé, dès que Dieu a parlé, il ne reste plus qu’à dire: c’est vrai. Dieu ne peut ni se troniper, ni tromper les autres. Autrement il cesserait d’être Dieu.
Les Apôtres ne comprirent pas, mais ils erurent. II se trouvaient ainsi préparés à pénétrer plus avant, avec l'œil de la foi, dans les secrets insondables de lamour du Verbe incarné.
C'était la veille de la passion. Jésus réalisa ses promesses. Il leur donna réellement sa chair à manger, et son sang à boire, sous le voile eucharistique. St. Mathieu nous rapporte l’évènement en termes très clairs: ‘Jésus prit du pain; et l’avant béni, il le rompit, et Le donna à ses disciples, en disant: prenez et mangez; ceci est mon corps. Et prenant le calice, il rendit grâces, et il le leur donna en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang de la nouvelle alliance, qui va être répandu pour piusieurs, pour la rémission des péchés.” (1) |
Les paroles de Jésus sont claires. Il ne dit pas: cer est la figure de mon corps, comme l'ont imaginé les Rtformateurs. Il dit: ceci est mon corps. Je serais curieux d’entendre nos bons Réformateurs expliquer ce qu'ils comprennent par manger la figure du corps de Jésus- Christ, et boire la figure du sang de Jésus-Christ. Je dois avouer que manger et boire la figure d’une nourriture où d’un breuvage me parait encore plus difficile à comprendre que le mystère de la transubstantiation. J'aimerais bien voir nos habiles Réformateurs se contenter de manger la figure de leur déjeuner et de leur diner durant
(1) Matt. XXVI, 26, 27, 28.
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deux où trois jours, et assister ensuite à une conférence dans laquelle ils feraient connaître l'effet produit par ce nouveau genre de diète sur leur constitution physique. I pourrait arriver que l’expérience les conduirait très-aisément à reconnaître que Notre Seigneur a dû pourvoir nos âmes d’une nourriture un peu plus substantielle qu'une figure, ou un embléême.
Du reste, si Jésus-Christ avait voulu nous donner la figure de son corps à manger, il aurait dit tout simplement: ‘‘ceci est la figure de mon corps, mangez ça. 7— Or il dit en‘termes non équivoques: ceci est mon crrps. Done c’est son corps, et non la figure de son corps.
Après que Jésus eut donné à ses apôtres son corps à manger et son sang à boire, il leur dit: faites ceci en mémoire de moi. —Faites quoi?—Mangez un morceau de pau et buvez un verre de vin?—Mais non: ‘mangez ceci, qui est mon corps, et buvez ceci, qui est mon sang; et par Là souvenez-vous de mes souffrances et de ma mort.
C'est dans ce sens que St. Paul a entendu les paroles du Sauveur. Il dit: ‘Toutes les fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez cette coupe, vous annoncerez l mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.”? (1)
Or quand Jésus-Christ doit-il venir de nouveau?
—AÀ la fin des temps.
Done les Apôtres et leurs successeurs reçurent l’ordre de fuire ceci, c’est-à-dire de consacrer et manger le corps et boire le sang du Sauveur jusqu’à la fin des temps.
C’est ce que l Eglise n’a jamais cessé de faire depuis le premier siècle jusqu’au seizième et, depuis le seizième
(1) L Cor. XI, 26.
siècle jusqu’à nos jours. C’est ce qu’elle se propise de faire jusqu’à la fin des temps, tout simplement pou: obir à l’ordre de son divin Fondateur.
L’ Eglise ne s’est jamais inquiétée de voir si Jésus en tort ou raison de donner un ordre semblable, Jésus à pure lé; tout est règlé. Il n’y a qu’à obéir.
Donc la Réforme protestante, en abolissant la Messe ct en niant le dogme de la présence réelle de Jésus Cris dans l’Éucharistie, a tenté de renverser une institution divine, et conséquemment a déformé V Eglise au lieu dela réformer.
L'on entend souvent les Protestants de nos jours dre qu’ils ne croient pas au mystère de Ja transubstantiition parce qu'ils ne peuvent le comprendre.
Or combien de mystères n°v a-t-1l pas dans la nature, auxquels cependant ils ajoutent foi sans s'en rendre compte.
Ils croient qu'ils voient. Et cependant peuvent-ils expliquer le phénomène de la vue? Peuvent-ils expliquer l'opération de l'œil? Comprennent-ils comment tous ces objets divers qui les entourrent dans l'univers viennent se représenter sur la rétine de leur œil, avec leurs fories et couleurs différentes: et comment cette image matérielle produit dans l'esprit des idées de forme, de dimension. de figure, de couleur? Comprennent-ils comment la matière peut ainsi agirsur lesprit?’—Non, Aucun philosophe n’a pu encore expliquer ce phénomène. C’est un mystire. Et tous y croient.
Les Protestants croient qu’ils entendent. Et, cependant, peuvent-ils expliquer le phénomène de l’ouie? Com, : :nnent-ils comment cette petite bulle d’air qui sort des
poumons d'un orateur portent ses idées dans l'esprit de «s milliers d'auditeurs?— Voilà encore un mystère. Et tous v croient.
Que de mystères dans l'homme, depuis la tête jusqu'aux pieds! Que de mystères dans la nature? Personne n’a puencore expliquer Je phénomène de la végétation: comment une petite graine jetée en terre se décompose, puis donne naissance à un grand arbre couvert de fleurs, de feuilles et de fruits. Personne n’a pu encore expliquer comment la terre demeure suspendué dans l'espace. Personne n'a pu expliquer ce qu'est l'électricité, la lumière, ls tencbres, Et cependant les Protestants croient à tout cel, comme le reste des hommes. Et ils osent dire qu’ils ne croient pas aux mystères!