DE LÀ RJSSISTANGB AU POUVOIR
lippe II. Sans doute, le GatholicUme avait poussé en Espagne de trop profondes racines pour que les ehoses fussent portées à l'extrême; mais il n*en est pas moins vrai que le germe existait et se transmettait de génération en génération, comme si Ton eût ^dès lors l'espérance de le développer dans des temps plus opportuns.
Ce fait fut surtout mis en relief lorsque, par l'avènement de la maison de Bourbon, la monardiie de Louis XIY s'acclimata parmi nous et que 1 on vit effacer jusqu'aux derniers vestiges des andennes libertés de la GastiUe, de l'Aragon, de Valence, de la Catalogne : la manie des droits régaliens arriva à son apogée sous les règnes de Charles 1 II et de Charles lY. Goineidence remarquable! l'époque ob notre gouvernement montra le plus de jalousie contre les prétentions de la Cour de Rome et Tindépendance du pouvoir spirituel, fut précisément eelle qui vit le despotisme ministériel porté à son plus haut point, celle où l'Espagne put considérer dans tout son pitoyable éclat l'arbitraire d*un fa« Tori !
C'était, il est vrai, l'esprit de l'école française qui, àlinsu des rois et peut-être à i'insu de quelques-uns desministres, travaillait alors l'Espagne ; mais cettecirconstance n'affaiblit nullement nos réflexions. Ces réflexions paraîtront d'autant plus solides, qu'elles s'a ppliquentà des situations très-diverses. Il s'agissait de détruire l'ancien pouvoir pour lui en ipubstituer un autre non moins illimité ; il fallait pour cela le poussera