LÀ DBMOGBÀTIE AU SEIZIEME SIECLE
tes applications. La liberté civile poussa dans le sol le r£arope moderne des racines si profondes, que ien n'a pu l'en arracher : on l'a vue se conserver DOS les formes du gouvernement absolu comme sous » formes du gouvernement mixte.
Voici nne observation qui, selon moi, achève de ^montrer qae les idées favorables au peuple étaient les du Christianisme. La philosophie qui régnait tns les écoles à l'époque dont nous parlons, était lie d'Aristote. Aristote jouissait d'une autorité ;traordinaire ; ou l'appelait par antonomase le Phisophe ; un bon commentaire de ses ouvrages semait être le plus haut point où la philosophie pût teindre. Et néanmoins, en ce qui concerne les rap- >rts sociaux , les doctrines du publiciste de Stagire aient écartées; les écrivains chrétiens envisageaient lumanité d'un tout autre regard. L'enseignement bradant d'Aristote sur les hommes nés pour la irvitude, destinés à cette fin par la nature même, itérieurement à toute législation, les horribles doc- *ines sur l'infanticide, la théorie qui déclarait inhaîle au titre de citoyen quiconque professait un art lécanique; en un mot, ces monstrueux systèmes ne les philosophes de l'antiquité apprenaient, à nr insu, de la société qui les entourait, tout cela it rejeté par les philosophes chrétiens. Celui qui enait de lire la Politique d'Aristote, prenait en main i Bible ou les ouvrages d'un Père ; l'autorité d'Arisite était grande, mais celle de l'Église était plus rande; il fallait dès lors interpréter charitablement