CHAPITRE LXV
science politique avec les doctrines qui dominèrent en Europe longtemps ayant l'apparition du Protestantisme ; nous démontrerons clairement que ces doctrines ne renferment rien de raisonnable, de juste, d'utile, qui n'ait été connu et répandu en Europe avant que la société éprouvât aucune autre influence que celle de l'Église catholique. Il faut un roiy dit l'école moderne ; grâce à l'influence de la Beligion catholique, toutes les grandes nations de l'Europe avaient un roi : le roi ne doit point être regardé eomnie l'ennemi^ mais comme le père du peuple; le roi était déjà appelé le père du peuple : il faut au roi un pou/voir considérable ; l'autorité royale était d^à considérable : le roi doit être inviolable^ sa personne doit être sacrée ; sa personne était sacrée, cette prérogative lui fut, dès l'antiquité, assurée par l'Église, au moyen d'une cérémonie auguste, solennelle, celle du sax^re.
« Le peuple est souverain, disait l'école du dernier siècle ; la loi est l'expression de la volonté générale, les représentants du peuple sont donc seuls investis de la faculté législative, le monarque ne peut contrarier cette volonté. Les lois seront soumises à sa sanction par pure formalité : si le roi refuse cette sanction, les lois subiront un nouvel examen ; mais si la volonté des représentants du peuple persiste à être la même, cette volonté deviendra loi, le monarque sera obligé d'en ordonner l'exécution, au détriment de sa dignité et de son indépendance. » Que dit à son tour Técole moderne ? « La some-*