‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec la civilisation europénnne;Chapitre 49 sur 84 · SI · texte numérisé non relu

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traction des étrangers, à Borne, à Paris, à Oxford, à Bologne et à Salamanque. Car le but de ce Pape, qai connaissait si bien les avantages des études faites avec solidité , c'était de faire naître pour l'Église, par Tétude des langues , un plus grand nombre de lumières propres a l'édairer, et de docteurs capables de la défendre contre toute erreur étrangère. Son dessein particulier était que la connaissance de ces langues, et surtout celle de Thébreu, renouvelât l'étude des Livres saints ; que ceux-ci, lus dans leur source, en parussent encore plus dignes de l'Esprit saint qui les a dictés ; que leur noblesse , jointe à leur simplicité, connues de plus près, les fissent révérer davantage, et que, sans rien perdre du respect qui est dû à la version latine , on pût sentir que la connaissance du texte original était encore plus utile à l'Eglise pour appuyer la solidité de sa foi, et fermer la bouche à rhérétique. » (L'abbé Goujet, Discours sur le renouvellement des Études, et principalement des Études ecclésiastiqi^s depuis le quatorzième siècle.)

Une des causes qui contribuèrent le plus au développement de rintelligence humaine fut la création de ces grands centres d'enseignement, dans lesquels se réunissait tout ce que le talent et la science avaient de plus illustre. Or, cette institution ne doit rien à la prétendue Réforme, puisque la plus grande partie des Universités de l'Europe se trouvaient fondées longtemps avant la naissance de Luther. Celle d'Oxford fut établie en 895 ; celle de Cambridge, en

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