CHAPITRE LXXIII
RÉSUME. — DÉCLARATION DE l'AUTEUR.
Au terme de ma difficile entreprise, il me sera ermis de reporter mes yeux en arrière , comme le îyageur jette un regard sur le vaste espace qu'il ient de parcourir. La crainte de voir ma patrie eniihie par le schisme religieux, le spectacle des ejBforts ïntés pour nous inoculer les erreurs protestantes, srtains écrits où Ton établit que la fausse réforme été fayorable au progrès des nations , Toilà ce qui l'a inspiré Tidée de m'appliquer à cet ouvrage. J'ai Q en vue de démontrer que ni l'individu , ni la soiété ne doivent rien au Protestantisme, pas plus sous 'aspect social, politique ou littéraire, que sous l'as- )ect religieux. J'ai examiné ce que nous dit l'histoire ^nr ce point , ce que nous enseigne la philosophie, e n'ignorais pas l'immense étendue des questions [Q'il fallait aborder ; j'étais loin de me flatter de les claircir comme il eût été convenable : je suis néanmoins entré dans mon chemin , avec le courage n'inspirent l'amour de la vérité et la certitude que
défendais la juste cause.
En considérant la naissance du Protestantisme,
ssi auMU mftt.
ydlàfsM de tenir mes Tegardî Aenés ; f u rendn hoauMS la justice qui leur est due, j'ai attribué gnnde partie du mal à la conditiQn miséralde nmmamté, à la jDriblesse de l'e^nrit de Y àeet héritage de perrersité etd'ignoraiice qpi M00\ transmis par la chute da premier père. Luther, (tf Tin, Zwingle ont dispamà mes regards : placés don rimmense tableau des événements, ils n'ont présnlià mes yeux que des figures fort petites, dont TiiiA- TUhnlilé est loin de mériter l'impoitaiioe qu'on Mr :
pmee en u antres tnnps.
I*al eoniessé qu'il existait certains abos , que atas ftnest pris pour prétexte, lanqu'on toi renpn l'unifté de la fei : j*ai reconnu qii*une delalkute denlt être imputée anx hramies^ wêê j'ai Adt remarquer que toM ee qui a^ajoule iri à 11 falHesseou à la médmnoefté de l'homme f^t d'aiM' plu8 briller la proTidence de Celui qui a promis d'è* tre avec son Église jusqu'à la consommation des si^ clés.
A l'aide du raisonnement et de Firrââragable expérience , j'ai établi que les dogmes fondamentaux du Protestantisme supposaient peu de oonnaissanet de Fesprit de l'homme, et étaient une source féconde d'erreur et de catastrophes. Portant ensuite mot attention sur le développement de la cÎTilisation eoropéenne , j'ai établi un parallèle entre le Protestantisme et le Catholicisme ; je crois pouvoir assurer que je n'ai hasardé nulle proposition de quelque impor* tance , sans l'avoir appuyée de la preuTC des faits