‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec la civilisation europénnne;Chapitre 52 sur 84 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

liistoriques. J'ai dû parcourir toute la série des sièdes à dater de l'établissement du Christianisme, et obseryer les différentes phases sous lesquelles s'est présentée la civilisation ; il m'eût été impossible, sans cela, de venger complètement laBeligion catholique.

Le lecteur a pu observer que la pensée dominante de mon ouvrage est celle-ci : <t Avant le Protestanlisme, la civilisation européenne avait reçu tout le développement alors possible ; le Protestantisme bussa le cours de la civilisation et apporta des maux ngnenses aux sociétés modernes ; les progrès réalisés lepuis le Protestantisme n'ont point été obtenus par lui, mais en dépit de lui. » J'^ n'ai fait que consulter .'histoire , et j'ai mis le soin le plus extrême à ne Joint Taltérer, me rappelant cette parole du texte uicré: « Dieu a-t-il donc besoin de votre mensonge? » Les monuments auxquels j*. me rapporte sont dans xmtes les bibliothèques : qu'on lise et qu'on juge.

J'ignore si, dans la multitude de questions qui se iont offertes à moi et qu'il m'a été indispensable l'agiter, j'en ai résolu quelqu'une d'une manière peu informe aux dogmes de la Religion que je voulais iéfendre; j'ignore si, dans quelque passage, j'ai établi une proposition erronée ou me suis exprimé en les termes mal sonnants. Avant de publier mon ouirrage, je l'ai soumis à la censure de l'autorité ecclédastique ; sans hésiter, je me serais plié à la plus légère insinuation de sa part , épurant , corrigeant, nodifiant ce qui m'aurait été signalé comme digne

SS4 CHAPITBV ULXIII. COHCL081ON.

d*éparation , de correction , de modification. Non" obstant cette première précaution, je soumets moi écrit tout entier au jugement de l'Église catholique, apostolique, romaine : dès l'instant que le Souverain Pontife, Vicaire de Jésus-Christ sur la terre, prononcerait une parole contre une seule de mes opinions, je dédarerais que je tiens cette opLoion pour erronée, et je cesserais de la professer.

FIH DU TOME TROISEEias ET DBBHDnL

La gravité des matières traitées dans cette partie de mnon ouvrage m'oblige à insérer avec quelque étendue les textes qui établissent la vérité de mes assertions. Afin de ne pas grossir démesurément ce volume, j'ai cru convenable d'omettre la traduction des passages latins. Parmi les personnes qui voudront s'instruire à fond de la matière, il s'en trouvera peu à qui la langue latine ne soit pas familière.

J'ai déjà démontré, par de nombreux témoignages des théologiens scolastiques, comment doit être entendue l'origine divine du pouvoir civil; on voit clairement qu'il n'y a rien là-dedans qui ne soit parfaitement conforme à la saine raison, en même temps que convenable aux hautes fins de la société. Il m'aurait été facile d'accumuler ces témoignages; mais je crois en avoir rapporté assez pour satisfaire tout lecteur qui, dégagé de préjugés injusr tes, désire sincèrement la vérité. Cependant, afin de traiter ce sujet sous tous ses aspects, je veux ajouter quelques explications touchant ce célèbre passage de l'Épitre de saint Paul aux Romains, chap. 13, dans lequel TApôtre parle de l'origine des puissances, et de la soumission, de

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