‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec la civilisation europénnne;Chapitre 55 sur 84 · M ROTES · texte numérisé non relu

M ROTES

danoesde celle doctrine, rappelons ce qu'était ce Louisde Bavière. £\communié par Jerm XXII, cl plus tard par Qément M, il en vint jusqu'à déposer ce dernier pontife, afin de mettre sur la Chaire ponliQcale Tantipape Pierre; à raison de quoi, le Pâ|)e, après des admonestations répé* tées, tinit par le dépouiller de la dignité impériale, lui faisant succéiler sur le trône Charles, qualricme da

Le luthérien Ziégler, ardent défenseur de la communication immédiate y compare, pour expliquer sa doctrine, l'éleetion du ])nnce à celle du ministre de l'Eglise: celuici, dit-il, ne reçoit i>as son pouvoir spiiituel du peuple, il lui vient immédiatement de Dieu. On voit par cette explication combien j'ai eu raison de dire qu'une semblable doctiine tendait à mettre de niveau les deux puissances temporelle et spirituelle, en donnant à entendre que cette ilernière ne trouvait prétendre sur l'autre aucune snpériolilé à iai>oaiie son origine. Je- ne dis cependant pas que la ck'tluiilit.ii laite au temps de Louis de Bavière eûtdireilL-nit-nt ee but; on peut la regarder phitùl comme une arme emplayt-e contre rautorilé pontificale, dont on redoutait alors Tascendant. Mais on sait que les doctrines, outre Faction qu elles exercent par suite de remploi qu'on en l'ait, contiennent une autre force qui leur est exclusivement propre, et dont l'action va se développant à mes>nre (]ne l'occasion s'y t>rête. Nous voyons un peu plus taid les rois d'Angleterre, défenseurs de la suprématie j eiigiciLse qu'ils viennent d'envahir, appuyer la protwsitioii avaneée dans la Constitution im[>ériale.

Je ne Siiis sur quel fondement on a pu dire que l'opinion de Ziégler avait été l'opinion commune avant Puffendorl -, en consultant les écrivains ecclésiastiques et séculiers, on nti trouve |)as le moindre appui à cette asser-

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