‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec la civilisation europénnne;Chapitre 56 sur 84 · NOTIS · texte numérisé non relu

NOTIS

tion. Rendons justice même à nos adversaires : l'opinion de Ziégler, défendue par Boeder et autres, fut combattue par quelques luthériens, entre autres par Boehmer, lequel observe que celte opinion n'est point favorable, comme le prétendent ses partisans , à la sécurité de la république ni des princes.

Selon moi (je l'ai déjà expliqué dans le texte), l'opinion de la communication immédiate, sainement entendue, B'est point aussi inadmissible, aussi dangereuse que quelques-uns l'ont voulu supposer. Mais comme elle prêtait le flanc à une fâcheuse interprétation, les théologiens catholiques ont très-bien fait de la combattre : elle pouvait, en effet, renfermer quelque chose d'attentatoire au dogme de Vorigine divine du pouvoir ecclésiastique.

Je pourrais , en citant mille passages remarquables, prouver au lecteur combien lès ennemis du clergé catholique l'ont faussement accusé d'avoir été favorable au despotisme, d'avoir contracté avec le despotisme une alliance impie. Pour être bref, je me contenterai de présenter un échantillon de ce qu'étaient sur ce point en Espagne les opinions courantes au commencement du dix-septième siècle, peu d'années après la mort de Philippe II, de ce monarque qu'on nous peint à chaque instant comme la personnification du fanatisme religieux et de la servitude politique.

Parmi les nombreux" ouvrages écrits dans ce temps sur ces délicates matières, il en est un fort singulier et qui ne me parait pas très-connu. En voici le titre :

Traité de la République et de la politique chrétienne, à l'usage des rois et des princes y et de ceux qui tien-

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