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nent lenr place dans le gouvernement; par le frèn Jean de Sainte-Marie, religieux déchaux de la province de Saint' Joseph, de tordre de notre glorieux père saint François.
Ce livre, imprime à Madrid en 1615, muni de toutes les licences, approbations et antres formalités d*usage, dut obtenir a cette époque un fort bon accueil, puisqo'en 1616 on le réimprimait déjà à Barcelone, chez Sébastiai de Connellas. Qui sait si cet ouvrage n'inspira point à Bossuet ridée de celui qui a pour titre : Politique tirée des propres paroles de F Écriture sainte? Ce qu*il y a de certain, c'est que le titre est analogue, et que la pensée en est la même au fond, bien que réalisée d'une autre façon, c Je pense me tirer de cette difBculté, dit le frère Jean de Sainte- Marie, en présentant aux rois dans ce traité, non mes raisons, ou celles que je pourrais emprunter aux grands philosophes et aux histoires humaines, mais les paroles de Dieu et de ses saints, et les histoires divines, canoniques, dont renseignement ne pourra être méprisé, dont Fautorité ne pourra être injurieuse à personne, quelque puissant et souverain que l'on soit : il suffît en effet d'être chrétien pour s'y soumettre ; tout y sera dicté par le Saint-Esprit, auteur de ces divines maximes. Si j'allègue des exemples de rois de la gcntilité, si je m'appuie de Tantiquité et me sers des sentences de philosophes étrangers au peuple de Dieu, ce ne sera qu'en passant, de la même manière que Ton reprendrait son bien de ceux qui le retiennent et le possèdent injustement. » (Chap. 2.)
L'ouvrage est dédié au roi; en s'adressant à lui, en le
priant de le lire et de ne point se laisser tromper par
ceux qui voudraient l'éloigner d'une semblable lecture, le
ligieux lui dit avec candeur ; « Qu'on ne vous dise