‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec ..., Volume 2Chapitre 13 sur 78 · UNE BB&BUE DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

UNE BB&BUE DE MONTESQUIEU

vernement, dit-il, faut-il des censeurs ? II eu faut dans une république, où le principe du gouvernement est la Yerta. Ce ne sont pas seulement les Grimes qui détruisent la vertu , mais encore les négligences , les fautes , une certaine tiédeur dans l'amonr de la patrie , des exemples dangereux , des semences de corruption ; ce qui ne choque point les loisi mais les élude; ce qui ne les détruit pas, mais les affaiblit. Tout cela doit être corrigé par les censeurs

« Dans les monarchies il ne faut point de censeurs : elles sont fondées sur Thonneur , et la nature de l'honneur est d'avoir pour censeur toutTunivers. Tout homme qui y manque est soumis aux reproches de ceux qui n'en ont point. » (De l'Esprit des Lois, liv. V, ch. xix.)Si Tony réfléchit, on verra que Montesquieu a tort de transférer à l'ordre politique et d'expliquer par des causes simplement politiques un fait purement social. Montesquieu signale , comme un caractère distinctif des monarchies^ ce qui est un caractère général de toutes les sociétés modernes en Europe : il n'a point compris pourquoi l'institution des censeurs ne s'est pas trouvée nécessaire en Europe, de même qu'il n'a nullement saisi la raison qui la rendit nécessaire chez les anciens.

Les formes monarchiques n ont pas exclusivement dominé en Europe. On y a vu des républiques puissantes ; quelques-unes y subsistent encore, qui ne sont point à mépriser. La monarchie elle-même a subi de nombreuses modifications ; elle s'est alliée

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