‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec ..., Volume 2Chapitre 25 sur 78 · DE LA BIENFAISANCE PUBLIQUE. U · texte numérisé non relu

DE LA BIENFAISANCE PUBLIQUE. U

les hôpitaux. Ainsi le concile de Ghalcédoine place S0U3 l'aiîtorité de Tévêque les clercs résidant m pto^ ckiiSj c'est-à-dire, d'après rexplication de Zonare, dans des établissements destinés à nourrir et à soi* gner les pauvres, « tels, dit-il, que ceux où sont reçus et entretenus les orphelins, les vieillards et les infirmes. »» Le concile se sert de cette expression : , Selon la tradition des saints Pères, indiquant par là que des dispositions déjà anciennes avaient été prises par l'Église concernant ce genre d'établissements. Les érudits savent aussi ce qu'étaient les anciennes diaconies, lieux de bienfaisance dans lesquels étaient recueillis les veuves pauvres , les orphelins , les

vieillards et autres misérables.

Lorsque l'irruption des Barbares introduisit partout le règne de la force, les possessions déjà acquises par les hôpitaux et celles qu'ils devaient se procurer dans la suite se trouvèrent exposées à servir d'aliment à une cupidité sans frein. L'Église ne manqua pas de les couvrir de sa protection. Défense fut faite de s'en emparer, sous les peines les plus sévères ; ceux qui commettaient cet attentat se voyaient châtiés comme meurtriers des pauvres. Le concile d'Orléans, célébré l'an 549, consigne dans son canon 13 la défense de s'emparer des biens des hôpitaux. Le canon 15 du même concile fait foi de la fondation d'un hôpital à Lyon , fondation due à la charité du roi Childebert et de la reine Ultrogothe. Le concile prend des mesures pour assurer la sécurité et la bonne administration des biens de cet h0-

yGooçle

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pital : tout contrevenant à ses ordonnances est frappé d'anathème comme coupable d^homidde des pauvres.

De très-anciens conciles présentent des dispositions à la fois de bienfaisance et de police, parfaitement semblables aux mesures actuellement adoptées en certains pays. Ainsi, il est enjoint à la paroisse de dresser une liste de ses pauvres, de les entretenir, etc... Le concile de Tours, célébré Tan 566 ou 567, ordonne par son canon 5 que chaque ville entretiendra ses pauvres , et que les prêtres et fidèles delà campagne nourriront les leurs, afin de prévenir le vagabondage des mendiants à travers les villes et les provinces. Pour ce qui regarde les 'lépreux , le canon 21 du concile d*Orléans, précédemment cité, prescrit aux évèques d'avoir un soin particulier de ces infortunés dans toute retendue du diocèse, et de leur fournir sur les fonds de Féglise nourriture et vêtement ; le concile de Lyon, célébré Tan 583, dispose, dans son canon 6, que les lépreux de chaque viUe et du territoire seront entretenus, aux frais de Téglise, par les soins de Tévêque.

L'église avait une matricule des pauvres, registre destiné à régler les distributions qui leur étaient faites d'une portion des biens ecclésiastiques ; il était expressément défendu de recevoir du pauvre la moindre rétribution pour l'inscrire sur ce livre de la charité. Le concile de Reims, célébré Tan 874, défend, en effet, dans i^e second de ses cinq articles,

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