‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec ..., Volume 2Chapitre 31 sur 78 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

ments de douceur et dludulgence, et, par-dessus tout, ne point combattre ces hautes vérités, qu'on ne saurait faire disparaître sans livrer le monde à Fempire de la force, par conséquent à l'arbitraire et à la tyrannie.

On a trouvé bon d'attaquer les dogmes, et l'on n'a pas assez compris que la morale se trouvait intimement liée avec les dogmes, que la morale même était un dogme. En proclamant une liberté illimitée de penser, on a octroyé à l'intelligence Yintpeccabi-' Uté; Terreur a cessé de figurer parmi les fautes dont rhommepeut se rendre coupable. On a oublié qu'afin de vouloir^ il était nécessaire de savoir y et que pour bien vouloir , il fallait bien savoir. Examinez la plupart des égarements du cœur, vous verrez qu'ils ont leur source dans une conception erronée : comment donc se pourrait-il que l'homme n'eût point le devoir de préserver son intelligence de l'erreur? On a dit que les opinions importaient peu, que l'homme les pouvait choisir librement, même en fait de religion et de morale : dès lors la vérité a . perdu de son prix; elle ne conserve plus cette importance qu'elle tenait auparavant d'elle-même, de sa valeur intrinsèque; et une multitude d'hommes se croient dispensés de tout effort pour l'atteindre. Déplorable situation des esprits, l'un des maux les plus terribles qui affligent la société (8).

L INQUISITION D'SSPAGNE. 165

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