‹ Le protestantisme comparé au catholicisme dans ses rapports avec ..., Volume 2Chapitre 58 sur 78 · NOUS · texte numérisé non relu

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Tel est donc le dernier résultat où aboutit la tolérance de Rousseau : donner au souverain la faculté de fixer les articles de foi, lui accorder le droit de punir par le bannissement» ou la mort même, ceux qui ne se conformeront point aux décisions du nouveau pape, ou s'en écarteront ajM'ès les avoir embrassées. Quelque étrange qae paraisse la doctrine de Rousseau, elle pourra néanmoins trouver place dans le système de ceux qui ne reconnaissent aucune autorité religieuse. La suprématie religieuse est repoussée lorsqu'il s'agit de l'attribuer au chef de l'Église catholique; mais, par la contradiction la plus choquante, on l'accorde au pouvoir civil. Rousseau est vraiment curieux lorsque, bannissant ou frappant de mort celui qui s'écarte de la religion fabriquée par le souverain, il ne veut point que ces peines soient appliquées pour cause d'impiété, mais pour cause d'insociabilité. Rousseau, par un mouvement fort naturel chez lui, ne voulait pas qu'il fût question d'impiété lorsqu'il s'agissait d'appliquer des châtiments; mais qu'importe à l'homme banni, ou montant au gibet, le nom donné à son crime? Dans le même chapitre, Rousseau laisse échapper une expression qui révèle d'un trait le but où tend tout cet apparat philosophique : c Quiconque ose dire. Hors de l'Église point de salut y doit être chassé de l'État. » Ce qui, en d'autres termes, signifie que la tolérance doit exister au profit de tout le monde, hormis les catholiques. On a dit que le Contrat social fut le code de la révolution française : celle-ci n'oublia point ce que le tolérant législateur prescrivait à l'égard des catholiques. Peu de gens actuellement osent se déclarer les disciples du philosophe de Genève, bien que quelques-uns lui prodiguent encore des éloges démesurés. Ayons assez de confiance dans le bon sens du genre humain pcHir espé-

rer que la postérité, d'une voix unanime, ratifiera la senr tence d'ignominie dont tous les hommes de bien ont déjà flétri le sophiste perturbateur, Timpudent auteur des Confessions.

Comparant le Protestantisme au Catholicisme, je me suis vu obligé de traiter de Tintolérance, puisque c'est Tun des reproches que Ton adresse le plus fréquemment à la Religion catholique; mais je dois faire observer que tous les protestants n*ont pas prêché une tolérance universelle : nombre d'entre eux ont reconnu le droit de réprimer et de châtier certaines erreurs. Grotius, Puffendorf et quelques autres des plus sages ont été d'accord sur ce point ; ils ont en cela suivi l'avis de toute l'antiquité^ qui, dans la théorie aussi bien que dans la pratique, s'est conformée constamment à ces principes. On a crié à l'intolérance des catholiques, comme s'ils avaient les premiers enseigné Tintolérance au monde, comme si Tintolérance ne s'engendrait que là où règne l'Église catholique. A défaut de toute autre raison, la bonne foi du moins exigeait qu'on n'oubliât pas que le principe de la tolérance universelle n'avait été reconnu en aucune partie du monde; les livres des philosophes, aussi bien que les codes des législateurs, contiennent, avec plus ou moins de rigueur, le principe de l'intolérance. Il ne fallait donc, en aucun cas, élever une accusation particulière contre l'Église catholique, à cause d'une doctrine et d'une conduite conformes à l'exemple de l'humanité entière. Les peuples cultivés, aussi bien que les peuples barbares , seraient tous coupables ; loin que la flétrissure dût tomber exclusivement sur les gouvernements dirigés par le Catholicisme et sur les écrivains catholiques , il faudrait l'infliger à tous les gouvernements de l'antiquité, sans excepter ceux de la Grèce et de

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Rome; à tous les sages antiques, y compris Platon, Cicéron et Sénèque; aux gouvernements et aux sages modernes, y compris les protestants. Dès lors les doctrines ne paraîtront point aussi erronées ni les faits aussi noirs qu*on l'a prétendu ; on s'apercevra que l'intolérance, ancienne comme le monde, n'est point une invention des catholiques, et que le monde entier en doit partager la responsabilité.

Assurément, la tolérance, qui de nos jours est devenue si générale, par les causes précédemment indiquées, ne se ressentira point des doctrines plus ou moins sévères, plus ou moins indulgentes qui seront proclamées en cette matière; mais par cela même que l'intolérance, telle qu'elle s'exerçait en d'autres temps, n'est plus qu'un fait historique dont personne ne peut craindre la réapparition, il convient d'entrer dans un examen attentif de cet ordre de questions, afin d'effacer la tache que des adversaires ont prétendu imprimer à l'Église catholique.

Ici se présente le souvenir de TEncyclique du pape contre les doctrines de M. de Lamennais, et c'est une occasion d'admirer la profonde sagesse qui s'y révèle. 1^ écrivain soutenait que la tolérance universelle, la liberté absolue des cultes , est l'état normal, légitime des sociétés, état dont on ne saurait s'écarter sans porter atteinte aux droits de Thomme et du citoyen. Combattant l'Encyclique, M. de Lamennais s'attacha à démontrer qu'elle établissait des doctrines nouvelles et attaquait la liberté des peuples. Non, le pape, dans l'Encyclique, n'établit point d'autres doctrines que celles qui ont été professées jusqu'ici par l'Église, on pourrait dire par tout gouvernement, en matière de tolérance. Nul gouvernement ne pourra se soutenir , si on lui refuse le droit de réprimer les doctrines dangereuses pour l'ordre

social, que ces doctrines se couvrent du manteau de la philosophie ou se déguisent sous le voile de la Religion. On n'attaque point pour cela la liberté de Tbomnie ; car la liberté unique, la seule digne de ce titre, est la liberté conforme à la raison. Le pape n*a point dit que les gouvernements ne pussent^ en certains cas, tolérer des religions différentes; mais il a défendu d'établir en principe que la tolérance absolue soit une obligation de tous les gouvernements. Cette proposition est contraire aux saines doctrines religieuses, à la raison, à la pratique de tous les gouvernements, dans tous les temps, dans tous les pays ; elle est contraire au bon sens de l'humanité. Le talent, l'éloquence du malheureux écrivain n'ont rien pu contre cela; et le pape a obtenu l'assentiment solennel de tous les hommes sensés, de toutes les croyances, depuis que le malheureux écrivain n'a pas craint de saisir l'arme honteuse du sophisme.

En parlant de l'Inquisition d'Espagne, je ne me suis point proposé de défendre tous ses actes, pas plus sous le rapport de la justice que sous celui de la convenance publique. Sans méconnaître les circonstances exceptionnelles dans lesquelles cette institution s'est trouvée, je pense qu'elle aurait fait beaucoup mieux, à l'exemple de l'Inquisition de Rome, d'éviter, autant qu'il était fiossible, l'effusion du sang. Elle pouvait parfaitement veiller à la conservation de la foi, prévenir les maux dont la Religion était menacée par les Maures et les Juifs, préserver l'Espagne du Protestantisme, sans déployer cette rigueur excessive qui lui mérita de graves réprimandes, des ad* monestations de la part des souverains pontifes, provo-

qua les réclamations des peuples, fat cause que tant d'accusés et de condamnés firent appel à Rome, et fournit aux adversaires du Catholicisme un prétexte pour taxer de cruauté une religion qui a l'efTosion du sang en horreur. Je le répète, la Religion catholique n*est responsable d*aucun des excès qui ont pu se commettre en son nom ; et lorsqu'on parle de l'Inquisition, on ne doit pas considérer principalement celle d'Espagne, mais celle de Rome. Là où réside le souverain pontife, où l'on sait comment doit être entendu le principe de l'intolérance, quel est l'usage que l'on en doit faire, l'Inquisition a été douce et indulgente à l'extrême. Rome est le lieu du monde où l'humanité a le moins souffert pour le motif de la Religion ; or, en parlant ainsi, je n'excepte aucun pays, pas plus ceux qui n'ont pohit connu l'Inquisition que ceux où elle a existé, pas plus les pays protestants que les pays catholiques. Ce fait, qui est hors de doute, suffit pour faire comprendre à tout homme de bonne foi quel est en cette matière l'esprit du Catholicisme.

J'énonce ces réflexions afin de marquer mon impartialité, afin de prouver que je n'ignore pas les maux, et que je n'hésite pas à les confesser, en quelque endroit que je les reconnaisse. Nonobstant cela, je désire que les faits et les observations contenus dans le texte, tant sur l'Inquisition en elle-même, aux différentes époques de sa durée, que sur la politique des rois qui la fondèrent et la soutinrent, ne soient point oubliés. Le même désir me fait transcrire ici quelques documents propres à jeter une plus vive lumière sur ce sujet. En premier lieu, voici le préambule de la pragmatique des Rois Catholiques Ferdinand et Isabelle pour l'expulsion des Juifs; on y trouve en peu de mots l'exposé des outrages que les Juifs faisaient souffrir à la Religion et des dangers dont ils menaçaient l'État.

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« Livre VHP, titre 2, 2* loi de la nouyelle Recoptladon. Don Ferdinand et dona Isabelle, à Grenade, le 80 mars de Tan 1492. Pragmatique.

< Ayant été informés que dans ces Royaumes se trouvaient de mauvais Chrétiens qui judaïsaient et apostasiaient notre Sainte Foi Catholique, ce dont la communication des Juifs avec les Chrétiens était en grande partie la cause, nous ordonnâmes, dans les Cortès tenues par nous en la Cité de Tolède, Fan 1480, que les Juifs, de toutes les Cités, Villes et autres Lieux de nos Royaumes et Seigneuries, fussent confinés dans les Juiveries et endroits retirés pour y vivre et y demeurer, espérant que cette séparation servirait de remède; nous prîmes également soin et donnâmes Tordre de faire une inquisition dans nos susdits Royaumes; laquelle inquisition, comme vous le savez, s'est pratiquée et se pratique depuis plus de douze années, et a fait découvrir, comme il est notoire, un grand nombre de délinquants. Selon que nous en avons été informés par les Inquisiteurs et nombre d'autres personnes Religieuses, Ecclésiastiques et Séculières, il est constant et parait qu'un grave préjudice pour les Chrétiens a été et est la suite de la participation, conversation et communication qu'ils ont eues et ont avec les Juifs; il est prouvé que ceux-ci, par toutes les voies en leur pouvoir, s'efforcent constamment de subvertir les Fidèles Chrétiens, de les soustraire à notre Sainte Foi Catholique, de les en écarter, de les attirer et les pervertir à leur funeste croyance et opinion, les instruisant dans les cérémonies et observance de leur loi, faisant des assemblées pour leur lire et enseigner ce qu'ils doivent croire et observer selon leur loi ; prenant soin de les circoncire, eux et leurs fils, leur donnant des livres pour réciter leurs prières, leur faisant connaître les jeûnes

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qu*i]s doivent observer» se réunissant avec eux pour lire, leur enseignant les Histoires de leur loi, leur notifiant les Pâques avant qu'elles n'arrivent, les avertissant de ce qu'ils doivent faire et observer pendant ce temps, leur donnant, leur apportant de chez eux le pain azyme, les viandes tuées selon les cérémonies, les instruisant des choses dont ils doivent s'abstenir, afin d'obéir à leur loi, tant pour le manger qu'en d'autres circonstances ; leur persuadant autant qu'ils le peuvent de prendre et garder la loi de Moïse, leur faisant entendre qu'il n'y a point d*autre loi ni d'autre vérité que celle-là. Toutes ces choses ont été constatées par des dires nombreux, par des aveux des Juifs eux-mêmes et de ceux qui ont été pervertis et trompés par eux, ce qui a tourné au^rand préjudice, détriment et déshonneur de notre Sainte Foi Catholique. Bien que de plusieurs côtés nous fussions déjà informés de ces choses, et que nous comprissions que le véritable remède à tous ces maux et inconvénients était de mettre un obstacle insurmontable à la communication des Juifs avec les Chrétiens, et de chasser les Juifs de nos Royaumes, nous voulûmes nous contenter de leur enjoindre de sortir de toutes les Cités, Villes et Lieux de l'Andalousie, où il semblait qu'ils eussent fait le plus de mal, croyant que cela serait suffisant pour empêcher ceux des autres Cités, Villes et Lieux de nos Royaumes et Seigneuries, de faire et commettre ce qui a été dit; mais informés que cette mesure, ainsi que les actes de justice exercés sur quelques-uns des Juifs que l'on a trouvés coupables de ces sortes de crimes et de délits contre notre Sainte Foi Catholique, ne suffisent point pour remédier complètement au mal ; afin d'obvier et faire cesser un si grand opprobre, une telle offense pour la Foi et la Religion Chrétienne, puisque chaque

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jour il se trouve et par^t que les mêmes Juifs redoublent d'une funeste ardeur pour continuer leurs desseins pervers là où ils vivent et ont société; voulant supprimer l'occasion d'offenser davantage notre Sainte Foi Catholique, tant pour les personnes que Dieu a voulu préserver jusqu'à ce jour que pour celles qui, après être tombées, se sont repenties et sont revenues à notre Sainte Mère l'Église; voulant prévenir des offenses qui, vu la faiblesse de notre humanité et la suggestion diabolique qui continuellement nous fait la guerre, pourraient facilement arriver, si la cause principale du mal n'était ôtée par l'expulsion des Juifs. des limites de nos Royaumes; considérant d'ailleurs que, lorsqu'un grave et détestable crime a été commis par quelques membres d'un Collège ou Université, il est raisonnable que ce Collège ou cette Univ^sité soient dissous, anéantis, que les uns soient punis pour les autres et le petit nombre pour le plus grand; que ceux qui pervertissent la bonne et honnête façon de vivre des Cités et Villes, par une contagion qui pourrait nuire à autrui, soient bannis de ces Villes, et que, s'il est permis d'agir ainsi pour causes légères, préjudiciables à la République, cela est permis à plus forte raison pour le plus grand, le plus dangereux, le plus contagieux des crimes, celui dont il est question : par toutes ces raisons, Nous, ouï le Conseil, et de l'avis de quelques Prélats, etc. »

Il ne s'agit point ici d'examiner s'il s'est trouvé quelque exagération dans ces imputations faites aux Juifs; selon toutes les apparences, et attendu la situation respective des deux races rivales, il devait s'y trouver un grand fond de vérité. Remarquez d'ailleurs que, si le préambule de la pragmatique garde le silence sur une foule d'accusations portées contre les Juifs par la généralité du peuple, IL 23

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la rumeur de ces crimes n'avait pas moins de force dans le public; la situation des Juifs s'en trouvait dès lorsextraordinairement aggravée, et Tesprit des rois était d'autant plus incliné à les traiter avec dureté.

Quant à la défiance avec laquelle les Maures et leurs descendants devaient être considérés, outre les faits indiqués plus haut, on en peut rapporter d'autres quimontrentcombien les esprits étaient disposés à voir dans la présence seule de ces hommes une conspiration permanente contre les chrétiens. Près d'un siècle s'était écoulé depuis la conquête de Grenade, et Ton craignait encore que ce Royaume ne fût le centre des trames ourdies par tes Maures contre les chrétiens. Voici ce que disait Philippe IT, en 1567:

a Livre VliP^ titre 3 de la nouvelle RecapilaeUm.

a Loi XX. Laquelle décerne de graves peines contre les habitants du Royaume de Grenade qui auraient caché, accueilli ou favorisé les Turcs , Maures ou Juifs, ou leur auraient donné des avis , ou auraient correspondu avec eux.

a D. PhilippeII. — Madtid^ iO décembre de tan 1567.

(c Ayant été informés que, nonobstant ce qui a été réglé par nous , tant pour la mer que pour la terre , particulièrement pour le Royaume de Grenade, en vue d'assurer la défense et la sécurité des mers et côtes de nos royaumes, les Turcs , les Maures , les Corsaires , ont déjà commis et commettent encore dans les ports de ce Royaume , sur les côtes, dans les lieux maritimes et voisins de la mer, des vols, méfaits, dommages, captures de Chrétiens, maux qui sont notoires et qu'on dit avoir pu et pouvoir être commis avec facilité et sécurité, à la faveur du commerce

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et de l'intelligence que les ravisseurs ont eus et ont encore avec quelques habitants du pays , lesquels leur donnent avis, les guident, les accueillent, les cachent, leur prêtent faveur et secours ; quelques-uns d'entre eux s'en allant même avec les Maures et les Turcs, emmenant et emportant avec eux leurs femmes, leurs enfants, leurs bardes, des chrétiens captifs et les choses qu'ils ont pu ravir aux chrétiens ; tandis que d'autres habitants du même Royaume, qui ont participé aux projets ou en ont été instruits , restent dans le pays sans avoir été , sans être punis ; car il paraît que les mesures ne sont point exécutées avec la rigueur convenable, ni aussi entièrement, ni avec le soin particulier qu'il faudrait; comme d'ailleurs il paraît fort difficile de vérifier et d'informer ; comme il paraît même que les Justices et les Juges, à qui il appartenait de faire les enquêtes et de châtier, ont apporté du relâchement et de la négligence dans leur emploi : cela ayant été agité et discuté dans notre Conseil avec la vue d'y pourvoir comme il convient en une chose de si grande importance pour le service de Dieu notre Maître , pour le nôtre et le bien public; la chose ayant été consultée avec nous , il a été convenu que nous devions faire donner la présente Lettre, etc. »

Les années s'écoulaient , la haine entre les deux peuples durait encore; malgré les nombreux échecs qu'avait reçus la race mahométane , les chrétiens ne se tenaient pas pour satisfaits. Il était fort probable qu'un peuple qui avait souffert et qui souffrait encore de si grandes humiliations, tenterait de s'en venger ; aussi n'est-il nullement difficile de croire que les conspirations reprochées aux Maures furent réelles. Quoi qu'il en soit, la rumeur de ces conspirations était générale , le gouvernement en fut sérieusement alarmé : qu'on lise , si l'on en veut la

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