BIBLIQUE
ARTICLE PREMIER
La règle catholique est la seule qui ait son fondement dans la Bible.
L'Église catholique n'a jamais refusé de discuter à l'aide de la Bible les points controversés, comme l'en accusent à tori les protestants. — La règle prochaine de la foi catholique trouve son solide fondement clans la Bible. — La voie tracée par Notre-Seignenr dans l'ordre qu'il donna à ses apôtres de propager l'Évangile est toute contraire à celle que suivent les protestants. — Textes bibliques en preuve de cette assertion. — Réflexions sur ces textes. — Jésus-Christ, en conférant la mission à ses apôtres et à leurs successeurs, ne leur a pas donné d'autre règle prochaine de foi que cette autorité. — La même vérité se prouve par les textes bibliques où il est parlé directement de l'Église. — Les apôtres ont fait usage de cette autorité. — La même vérité se prouve enfin et se confirme par les promesses solennelles du Sauveur. — Nature de ces promesses. — Conséquences qui en découlent. — Les preuves bibliques produites pour la règle catholique comparées avec les preuves du même genre alléguées par les adversaires pour la règle protestante. — Réflexions sur ces preuves et conclusion.
Un des graves préjugés qui préoccupent l'esprit des protestants, c'est que l'Église catholique récuse la discussion biblique, comme si, dans le cas où l'on
ramènerait à cette discussion les questions controversées , elle ne pourrait la soutenir ou s'en tirer avec avantage. Mais rien de plus faux : car l'Église aussi proclame l'Écriture comme règle éloignée de notre foi, quoique en même temps elle déclare que cette règle n'est pas adéquate, mais seulement partielle, et qu'elle se complète par la parole de Dieu traditionnelle, ou qui, n'ayant pas été consignée dans les livres canoniques, s'est transmise de vive voix par la tradition. Je n'ignore pas combien sont nombreuses les préventions des protestants sur cet article, combien sont forts leurs préjugés ; mais je n'en suis pas moins convaincu que, s'ils prenaient la chose dans son vrai sens, ils ne feraient pas difficulté de l'admettre avec nous. Nous reviendrons plus loin là-dessus : en attendant, pour ne pas nous écarter de notre sujet, il doit suffire de cet avertissement, que l'Église n'a jamais refusé de reconnaître dans la Bible le principal dépôt des vérités révélées de Dieu, et n'a jamais craint, pas plus qu'elle ne craint encore, que tout ce qu'elle enseigne et propose à croire soit discuté aussi au flambeau des livres saints. Qui est-ce en effet qui nous a conservé les Écritures, si ce n'est l'Église? De qui, si ce n'est de l'Église, les protestants eux-mêmes les ont-ils reçues? Qui a veillé de tout temps à leur intégrité avec le soin le plus jaloux, en ne permettant pas qu'un seul iota y ait été ajouté ou en ait été retranché dans tout le cours de plus de
dix-huit siècles, si ce n'est l'Église encore? Qui nous en a donné le canon , qui les a déclarées divinement inspirées, qui nous en a assuré une version authentique, si ce n'est l'Église? Comment donc l'Église aurait-elle pu jamais ou pourrait-elle aujourd'hui redouter le témoignage des Écritures (1)?
(1) M. Bost, ministre du saint Évangile, comme il se dit luimême dans son ouvrage intitulé : Appel à la conscience de tous les catholiques, non content d'accuser l'Église catholique , avec un emportement qu'il pousse jusqu'à la fureur et à la démence , de cacher les livres saints aux fidèles dans la crainte qu'ils n'y trouvent la condamnation des erreurs enseignées par elle, a eu l'impudeur d'accuser le pape Grégoire XVI d'avoir publié une bulle contre la propagation des saintes Écritures.
Voici ses paroles : « Je crois que l'évéque qui se trouve en ce >< moment à la tête de l'Église romaine, et qui a débuté dans •< son aveuglement par une bulle contre la propagation de « l'Écriture sainte, etc. » Page 64. Or, que dire du protestantisme, quand on a recours à de pareilles sornettes, et cela au xixe siècle, pour le défendre?
La même accusation a été intentée à l'Église romaine, au moins en termes indirects, par quelques anglicans, lorsqu'ils ont débité qu'on ne trouve en 'Italie d'autre version que celle de Martini en vingt volumes et plus, et qui par là même n'est nullement accessible au peuple comme trop volumineuse et trop dispendieuse. Or, ces accusateurs savent bien que Marietti a donné récemment à Turin une édition commode et fort complète du Nouveau Testament au vil prix de 1 franc 50 centimes, pour en faciliter le débit, et qu'en peu de jours il s'en est vendu plus de huit mille exemplaires; et cela dans un pays où l'on travaille do toutes manières à introduire le protestantisme. Qu'ils soient
in surplus, la vérité que j'ai énoncée touchant la règle prochaine de notre foi trouve, aussi bien que les autres, son fondement solide dans les livres saints. Et pour mettre un certain ordre dans les preuves qui s'en présentent à moi, je produirai premièrement les textes relatifs à la mission donnée par Jésus-Christ à ses apôtres ; ensuite , les textes qui se rapportent directement à l'Église; enfin, les promesses solennelles qui lui ont été faites par ce divin Rédempteur. Ce partage contribuera à la clarté, en prévenant la confusion. Et cle peur que quelqu'un ne m'accuse de me répéter moi-même en reproduisant des témoignages déjà présentés dans la première partie, je dois avertir que c'est là un point exigé par la nature même du sujet que je traite, afin qu'on puisse avoir sous les yeux tout ce qui s'y rapporte, si l'on ne veut en affaiblir la force.
Pour commencer donc par la première classe des textes bibliques, j'observe que, si Jésus-Christ avait voulu faire de la Bible la règle, et surtout la règle unique de foi pour ceux qui croiraient en lui, ou bien il aurait écrit lui-même, ou du moins il aurait enjoint à ses disciples d'écrire, et puis de publier et de ré-
donc convaincus par leurs propres yeux que les catholiques n'ont rien à craindre de la lecture de la Bible, et qu'on ne la leur cache pas plus qu'on ne la leur défend. Mais le mensonge et la calomnie sont des armes nécessaires au protestantisme : autrement, comment se soutiendrait-il'
pandre leurs écrits dans les mains de tous, des Gentils comme des Juifs, à mesure qu'ils les convertiraient ou leur annonceraient l'Évangile, pour qu'ils y trouvassent, ceux-ci, les motifs de se convertir et les vérités à croire et à professer, ceux-là, le moyen de conserver les vérités reçues, et de discuter, en cas de controverse, pour en assurer le sens. Il n'y a pas de doute que les protestants, dans leur système, n'eussent adopté cette marche : car c'est de cette manière qu'ils se sont conduits, tant avec les fidèles au commencement de la Réforme, qu'avec les infidèles dans ces derniers temps par l'institution des sociétés bibliques. Eh bien, Jésus-Christ n'a rien fait de cela, on n'en lit rien dans l'Écriture. Il a même tenu la voie opposée, et en employant par lui-môme l'enseignement oral, et en prescrivant la même méthode d'enseignement à ses disciples.
Nous avons déjà cité, dans notre première partie, les paroles dont le Sauveur s'est servi pour charger ses disciples d'instruire les peuples : Allez, leura-t-il dit, et enseignez toutes les nations leur enjoignant d'observer toutes les ordonnances que je vous ai prescrites. Et voilà que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles (1). Ou, comme le rapporte saint Marc : Allez par tout le monde prêcher l'Evangile à toute créature. Celui
(1) M ATT îdt.
qui croira et auui été baptisé aéra sauvé; celui qui ue croira pas sera condamné (1).
Voici sur ces paroles les réflexions naturelles qui se présentent d'elles-mêmes à quiconque procède de bonne foi. Il est évident qu'il s'agit dans les textes cités d'une mission universelle quant aux lieux, et perpétuelle quant aux temps ; d'une mission qui n'a pas pour seul objet les nations à convertir, mais aussi celles qui seront déjà converties ou reçues dans le sein de l'Église par le baptême, et qui, par suite de la foi qu'elles auront embrassée, seront tenues d'observer toutes les choses prescrites par le Sauveur à ses apôtres; qu'il s'agit, enfin, d'une mission pour le succès de laquelle il a promis son assistance spéciale, et qu'il s'est engagé à continuer sans interruption jusqu'à la fin des temps (2). De sorte que l'Église en-
(1) Marc. ult. 15-16.
(2) Le cardinal Wiseman, comme nous l'avons dit ailleurs, dans ses Conférences sur les doctrines et les pratiques de la religion catholique, Confér. iv, col. 784 et suiv. (édit. Mighe), développe, suivant les règles de l'exégèse, ce passage de saint Mathieu. Sur la première incise : Voilà que je suis avec vous, il démontre que ces paroles renferment la promesse d'une providence spéciale, et l'assurance du succès de la mission confiée aux apôtres. Nous y reviendrons plus loin. Sur cette autre incise : jusqu'à la consommation des siècles, il fait voir qu'on doit l'entendre de tout le temps que durera l'ordre de choses actuel, ou, en d'autres termes, que durera le monde. Il fait observer, à cet effet, qu'encore bien que le mot aèwv, seculum, dans les auteurs profanes, signifie quelquefois la durée ordinaire de
seignante, alors restreinte aux seuls apôtres réunis sur une montagne de la Galilée , devait, en vertu de cette mission, continuer et représenter sur la terre renseignement de l' Homme-Dieu, après qu'il aurait cessé d'être visible parmi nous, et répandre les fruits abondants de bénédiction et de grâce qu'il nous a mérités, de même que le crépuscule du soir est une continuation de la lumière bienfaisante du soleil disparu de notre horizon. Par conséquent, c'est Jésus- Christ qui, par les apôtres et leurs successeurs, continue à enseigner depuis son ascension au ciel ; c'est
la vie de l'homme, il n'est employé en ce sens dans aucun passage du Nouveau Testament ; que le seul endroit où il pourrait paraître avoir cette signification est dans ce qu'on lit en saint Mathieu, vu, 36, que le péché contre le Saint-Esprit ne sera remis ni dans ce siècle, ni dans le siècle futur; mais que, si on le remarque bien, il garde encore ici sa signification par l'antithèse établie entre le siècle présent et le siècle futur, qui sera pour durer toujours. Il prouve de plus que le mot vous : Je suis avec vous, n'a pas une signification restreinte aux seuls apôtres, mais comprend en outre leurs légitimes successeurs dans le saint ministère, de môme que le mot nous a une signification toute semblable dans ces passages, I Cor. xv, 57; I Thess. tv, 16, où il désigne ceux qui vivront au dernier jour. Il confirme toutes ces raisons en faisant valoir le rapprochement du mot afcw-y avec le mot arvvTsÀîea, consommation, avec l'explication qu'en donnent tous les interprètes, et en confrontant ce texte avec les textes parallèles, Hebr. il, 5; I Tim. I, 17 ; Matt. xiii, 39-40 et 49, où ces mots signifient constamment tout le temps qui doit s'écouler jusqu'à la fin du monde. Il fait encore d'autres remarques non moins importantes, que nous omettons pour plus de brièveté.
Jésus-Christ qui , dans la personne de ses envoyés, continue à effacer les péchés par le baptême et la pénitence ; c'est Jésus-Christ qui, par ses ministres, admet au banquet solennel les fidèles de son Église, et leur distribue sa chair en nourriture et son sang en breuvage, en même temps qu'il remplit leurs cœurs des délices du ciel. Et ainsi des autres pratiques recommandées dans l'Église.
Cela posé, qui ne voit que Jésus-Christ, en conférant une telle mission, n'a pas donné d'autre règle immédiate et prochaine de foi que l'autorité et l'enseignement toujours vivant de son Église ? C'est cette autorité que les infidèles, une fois convaincus par les motifs de crédibilité, ont dû reconnaître pour recevoir d'elle avec soumission tous les articles à croire, comme c'est à elle qu'ont dû rester soumis les fidèles faisant d'avance profession du christianisme. Est-il croyable que notre divin Sauveur ait voulu assujétir les infidèles à l'enseignement et à l'autorité de l'Église, et puis, à peine convertis, les émanciper de cette même autorité, en sorte qu'ils eussent le droit de disputer avec elle, et même contre elle, et prétendre connaître mieux qu'elle la vérité ? Ne serait-ce pas vouloir condamner l'organe ou l'instrument choisi par Jésus- Christ pour annoncer sa doctrine? Ne serait-ce pas condamner Jésus-Christ lui-même, qui se serait trompé dans son choix en confiant à l'Église un enseignement dont elle était incapable, au lieu de s'en
remettre aux simples fidèles, mieux informés et plus sages que leur mère? Or, telles seraient les conséquences qu'il faudrait tirer dans le système des adversaires. Mais non, Jésus-Christ, en revêtant l'Église de son autorité d'enseignement pour toute la suite des siècles, l'a constituée règle de foi pour les fidèles comme pour les infidèles.
Jésus-Christ a confirmé à l'Église cette autorité d'enseignement en lui promettant son assistance par ces paroles : Voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles; c'est-à-dire, non pas jusqu'à la fin d'un temps déterminé, jusqu'à une certaine époque et non au-delà, suppositions qui seraient aussi arbitraires et aussi violentes qu'absurdes ; mais jusqu'à ce que l'Église, cette fille du Très-Haut, ait achevé la mission qui lui a été confiée ; jusqu'à ce qu'elle soit arrivée au terme de son pèlerinage terrestre, ainsi que les paroles citées le disent ouvertement. Et notre Seigneur ne parle pas d'une présence ou d'une assistance vagues et sans but ; mais d'une présence qui la guide et l'encourage, d'une assistance qui la fortifie et qui l'anime à remplir avantageusement sa haute mission dans le vaste champ que l'univers entier, toutes les nations, tous les peuples, tous les hommes enfin , devront offrir à ses travaux, à ses souffrances et à ses combats (1). Si donc Jésus-
(1) Ici s'adapte parfaitement ee que nous disions d'après le
Christ est toujours avec son Église, publiant en tous lieux ses enseignements, c'est une preuve manifeste que la règle de foi qui résulte de cette assurance ne
cardinal Wiseman dans la note précédente, que par ces mots : Je suis avec vous, Jésus -Christ a donné à ses apôtres et à leurs successeurs l'assurance du succès qu'aurait la mission qu'il leur confiait : ce que le savant cardinal a su prouver en rapprochant d'autres textes où la même phrase est employée par Dieu même ou ses envoyés, pour assurer tels et tels de sa spéciale protection, et par là môme de l'heureux succès de leurs entreprises. Par exemple, au livre de la Genèse, xxi, 22, Abimelech dit à Abraham : Dieu est avec vous dans tout ce que vous faites. Ibidem, xxvi, 8, Dieu dit à Isaac : Demeurez- dans ce pays, et je serai avec vous et je vous bénirai ; et au verset 24, il dit encore : Ne craignez rien, je suis avec vous. Au chapitre xxxi, 3, Dieu, parlant à Jacob, lui dit de la même manière ; Retournez au pays de vos pères et dans votre famille, et je serai avec vous; et au verset 5, Jacob lui-même explique la force de cette expression en disant à son tour : Le Dieu de mes pères a été avec moi... et le Seigneur na pas peignis qu'il (Laban) me fît aucun mal. Au chapitre xxxix, 2-3, l'écrivain sacré décrit ainsi le soin singulier que prit la divine Providence de défendre l'innocence de Joseph, et de le faire réussir dans tout ce qu'il entreprenait : Et le seigneur était avec lui, et tout lui réussissait heureusement; il demeurait dans la maison de son maître, qui voyait bien que le Seigneur était avec lui, et faisait prospérer toutes choses entre ses mains. Au verset 23, nous lisons de nouveau : Le Seigneur était avec lui, et le faisait réussir dans toutes ses entreprises. Dans le Nouveau Testament, la même locution ne se trouve pas employée dans un sens différent .-Par exemple, on y lit que Nicodëme dit au Sauveur : Nous savons que vous êtes un docteur envoyé de Dieu ; car personne ne saurait faire les miracles que
pourra jamais ni manquer ni faillir ; puisque autrement il faudrait dire que l'assistance et la présence même de Jésus-Christ, quoique invisibles, n'auraient pas pu préserver d'erreur ceux avec qui il était, ceux à qui il avait engagé sa parole, ceux qu'il substituait à sa place pour enseigner le monde entier, tandis que ceux-là, au contraire, pourraient et devraient se tenir sûrs d'en être préservés, qui n'en auraient pour euxmêmes aucune garantie, et à qui n'aurait été faite aucune promesse d'une semblable assistance : je veux dire tous les simples fidèles qui, au lieu d'écouter avec docilité les instructions de l'Église, auraient plutôt à la corriger de l'erreur et à la ramener dans la voie droite, dont elle se serait écartée. Ce qui est absurde, et répugne à la sagesse comme à la fidélilé des promesses du divin fondateur du christianisme. Et pourtant, c'est ainsi que devrait s'entendre l'effet de
vous faites, a moins que Dieu ne soit avec lui. Joan. iii, 2. Telle est donc la force de cette locution dans le style des orateurs sacrés, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, qu'elle exprime l'assurance de réussir dans l'entreprise, quelle qu'elle soit, que Dieu confie à un homme sous une semblable garantie. Or, c'est de cette même locution que le Fils de Dieu s'est servi en donnant à ses apôtres la mission de fonder son Église et de prêcher l'Évangile, eux et leurs successeurs : Voilà que je suis tous les jours avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Il est donc évident que ces paroles doivent s'entendre aussi d'une protection toute spéciale et d'une assistance de Jésus-Christ garantie à son Église pour toute la suite des temps.
la mission conférée par Jésus-Christ à son Eglise dans le système des protestants.
Si l'Église a reçu la mission d'enseigner ; si elle est assurée de l'assistance divine pour ne jamais tomber dans l'erreur ni y faire tomber les autres ; si elle a toute l'autorité suffisante pour proposer aux hommes la doctrine de Jésus-Christ, il doit y avoir, par conséquent, pour les fidèles obligation de l'écouter, de lui obéir, de tenir ses enseignements pour enseignements divins, puisque ce sont là comme deux termes corrélatifs, et dont l'un entraîne l'autre logiquement. En un mot, l'Église doit être la règle toujours vivante de la foi que doivent avoir et professer tous les fidèles. Cela se confirme encore par ce que Jésus-Christ dit à saint Pierre de la charge qu'il lui confiait : Simon, fils de Jean, rn aimez-vous ?,.. Paissez mes agneaux..,, paissez mes brebis (1). A moins qu'on ne veuille que ce soit aux agneaux à paître leur pasteur, il faut bien accorder que c'est à eux au contraire à se laisser paître, ou, pour parler sans figure, que c'est aux fidèles à se laisser instruire par ceux que Jésus-Christ a chargés de ce ministère. Ce sont là des vérités d'une telle évidence morale, qu'on ne saurait les contredire sans heurter le bon sens.
A cette même classe de textes se rapportent aussi les paroles que Jésus-Christ fit entendre à saint Pierre