‹ Le protestantisme et la r`egle de foiChapitre 10 sur 30 · Mœhler , Patroloyie · texte numérisé non relu

Mœhler , Patroloyie

naissance, ils s'exaltaient eux-mêmes comme formant la caste privilégiée des pneumatiques ou ib-> spirituels en qui l'esprit de Dieu se révélait et opérait ses merveilles. Voilà la tendance théosophique à sa plus haute exaltation. Mais d'un antre côté, ces mêmes gnostiques, substituant au principe de la foi chrétienne le principe individuel du libre examen, soumettaient totalement les saintes Écritures à l'arbitrage de leur raison particulière, les mutilaient, les altéraienl . y substituaient de faux Evangiles; les interprétaient de la manière la pins forcée pour les concilier avec leurs doctrines; accusaient les apôtres et le Christ Ini-mème de ne s'être pas affranchis des préjugés judaïques et de s'être accommodés aux erreurs en vogue parmi le peuple, et allaient jusqu'à enseigner que le Christ s'était exprimé en termes ambigus, qu'il " fallait discerner dans ses discours l'influence du Démiurge d'avec celle de la Sophia ou du Dieu bon, et qu'eux seuls, hommes spirituels et parfaits, étaient capables de ce discernement; bref. ils dépouillaient le Christ de sa divinité, et, faisant un monstrueux amalgame, éclectisme ou syncrétisme comme il plaira de l'appeler, de lambeaux de doctrines chrétiennes, judaïques, platoniciennes, indoorientales, ils anéantissaient tous les mystères du christianisme, dont ils ne faisaient plus que l'écorce grossière et l'enveloppe des vérités pures, dont la pleine intuition, disaient-ils. faisait leur béatitude.

Or, iniii cria, qu'est-ce autre chose que les excès ou

le terme extrême de la tendance rationaliste.'' Hais nous traiterons ce sujet en particulier dans le courde cet ouvrage.

Ainsi donc, les hérésies des premiers siècles se dirigeaient tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre de CCI deux pôles, et quelquefois tendaient à tous les deux à la fois; et il serait facile de faire voir de semblables affinités dans les hérésies subséquentes, telles que l'arianisme, le pélagianisme, le ncstorianisme, IVutyChéisme, le monothélisme et les autres. Au moyen- Age, les diverses sectes fanatiques et perverses qui n'étaient que des rejetons de l'ancien gnosticisme et du manichéisme, les cathares, les albigeois, les loilards, les bégards, les fratiïcelles, les dulciniens, les thaborites, et d'autres pareils, faisaient généralement profession de théosophisme; toutes s*e prévalaient de l'inspiration immédiate et des communications surnaturelles de l'Esprit-Saint, et opposaient cette réglé suprême de leur croyance à l'enseignement et à l'autorité de l'Église. Mais hàtons-nous d'arriver à l'origine du protestantisme.

Le père de la Réforme, Martin Luther, aux premiers débuts de sa oarrière de réformateur* ne songeait nullement à attaquer l'autorité de l'Église, principe fondamental du catholicisme. Il prétendait même soumettre la défense de se- thèses è. cette autorité* et en appelait à Sa Sainteté le pape Léofl \ par

ces mémorables paroles: «Vivifiez, tuez, appelez. rappelez, approuvez, réprouvez: votre voix est la voix du Christ, qui repose en vous, qui parte par votre bouche. Si j'ai mérité la mort, je mourrai avec joie » (1). Mais quand il vit que l'Église foudroyait ses doctrines comme hérétiques et le retranchait lui-même de sou corps, il se trouva dans l'alternative , ou de se soumettre docilement à son jugement dogmatique en rétractant ses hérésies, ou de se faire fondateur èl comme le père d'une nouvelle secte religieuse. Son orgueil satanique s'arrêta à ce dernier parti. A dater (If ce moment, il se mit à renverser l'un après l'autre tous les fondements de l'Eglise catholique. La tradition contrariait directement ses nouvelles doctrines, il la répudia la première; les écrits des Pères

l ■■ Beatissimo PatriLeooi l'ont. Max. Erater Martinua Luther Augustinianus seternam salutenil.... Prostratura me ; bus tuœ bcatitudinis ofîero cura pmnibus quœ sum et babeo. Viviiira, oreille, voca, rëvoca, âpproha , reprobâ ut placuerit. Vbcem tuam vocem Christ i in te prsesidëntis èl Ibqueiitlà agnoscam; si mortem merui, mortera non reéusalio. •• l'ruf. Thesium, éd. L519. Là encore se trouvait cette protestation: « Primum protester me prorsus nihil dicere aut tenere velïe, nisi qudd in et ex sacris lttteris primo, deinde ecclesiastibis Patribus ab Ecclesia Romana teceptis, bucusque servatis, et ex canonibus ac decretalibus pontiûciis habetur et baberi potest. Quod si quid ex eis probari et improbari non potest, id gratia disputationis duntaxat pro judicio r^t'^niset experientia tenebo, setnper tamen in Mb saloo judicio omnium superiuruni meorum. •• Ed. 1556, 1. 1, fol. lxxix.

étaient contre lui, il s'en moqua; l'autorité infaillible

de l'Église le condamnait, il la nia à son tour. La hiérarchie, l'Église visible elle-même l'embarrassaient trop dans sa route, il donna l'exclusion à la hiérarchie et s'en tint à une Église invisible.

Sur quoi donc faire reposer le nouvel édifice de la réforme? Restait la Bible seule qui, séparée de la tradition et de l'interprétation de l'Église, étaii susceptible d'être prise ou détournée à tous les sens qui favoriseraient le mieux ses erreurs. Luther donc, après diverseshésitations, proclama la Bible, ta Bible seule, règle unique, suffisante, adéquate, suprême de la foi, juge sans appel et souverain de toute controverse (1). Le Bible cependant, lettre morte si on la consulte seule, ne peut servir de règle, à moins d'un interprète qui l'explique et en détermine le sens: que 1 est donc, selon Luther, l'organe de cette interprétation? L'Église hiérarchique? Non. Une autre corporation d'hommes, de docteurs? Non; car ce serait revenir au principe d'autorité. Donc ce scia l'esprit particulier de ohacun. Mais ici nouvelles et terribles difficultés. Luther avait déjà érigé en dogme fondamental l'anéantissement de la raison et du libre arbitre comme suite nécessaire du péché originel et de la

(Il II est à remarquer que dans la confession même d'Augsbourg offerte à Charles V en L530, il n'est bit encore aucune mention de ce dogme fondamental de Luther, que l'Écriture sainte est la seule règle de foi.

corruption totale et radicale de l'homme dans se9 facultés naturelles; il avait déjà proclamé ce principe vital de tout son système, que notre pensée, notre Intelligence et notre volonté, sont purement passives entre les mains de Dieu, et que c'est Dieu tout seul qui opère en nous la foi. Donc la raison humaine ne pouvait être pour Luther un organe compétent de l'intelligence des saintes Écritures. Après s'être aperçu, quoique un peu tard, de la contradiction palpable qu'il y avait à donner, d'une part, pour règle suprême de nos croyances l'Écriture livrée au sens privé de chacun, et à soutenir, de l'autre, qui1 les forces de la raison ont été détruites par le péché originel, il modifia ses premières assertions, et posa en principe désormais que c'est l'EsprhVSaint luimême qui dicte infailliblement à chacun le vrai sens de l'Écriture; que chaque fidèle est intérieurement instruit de Dieu, et n'obéit qu'à la voix de l' Esprit- Saint, en sorte que chacun devient personnellement infaillible.

Zwingle marcha à cet égard sur les pas de Luther. et, comparant l'Écriture à la parole divine qui a tout tiré du néant, qui a dit : Que la lumière soit, et la lumière fut, ou bien encore à l'inspiration des prophètes, il avança que chacun est de* même entraîné par la vertu divine de la parole écrite (1). Ainsi le

I Voir sur Luther et Zwingle la Symbolique de Mœhler,

t. il. c. V. S 44, et t. I, c. III, g 27.

— 9 k — poinl de dépari de la règle de foi de oee deuK hérésiarques, au moins quand la doctrine du premier fut parvenue à son deuxième degré de développement, était théosophique plutôt que rationaliste. Et de là, la guerre déclarée par les réformateurs à la philosophie, à l'exégèse, a la science en général, au point que Zwingle voulait que les aspirants au ministère de son Église missent les livres de côté et apprissent un métier pour gagner leur vie

Mais cette régie de loi ne tarda guère à produire ses fruits. Bientôt surgit l'anabaptisme, commandé par Nicolas Storck et Thomas Munzer. En vertu de la règle, de foi établie par les réformateurs, chacun se proclama docteur, inspiré, prophète; l'Écriture devint le jouet de tous les caprices de l'imagination la plus folle, et les excès les plus monstrueux furent commis au nom de l'Esprit-Saint se révéjapl à. chacun. Ce ne fut pas une petite alïaire pour Luther. Zwiuglo et Mélanchton, que de résister au torrent qui débordait de toutes parts. Ils cherchaient à fixer des limites, à trou.:,- des modifications à la règle de foi: ils ne voulaient pas que les révélations pUSSent s»1 chercher hors du ministère des pasteurs; ils adressaient aux pauvres fanatiques de.- questions sans fin, qu'ils n'avaient jamais su résoudre pou/ eux-mêmes. Et qui vous a envoyés.? Si vous avez ime mission extraordinaire, eu son! vos lettres patentes? Où sont les miracles par lesquels VOUS prolixe/ que vous êtes dé-

légués de Dieu? Mais les anabaptistes retorquaienl contre eux ces mêmes questions; ils en appelaient à

la règle qu'ils avaient hautement préconisée « ■ u \mêmes, Luther avait dit : « Qu'un homme croie seulement à ma doctrine assez fermement pour détester l'opinion contraire, il a la preuve de la vérité de ma parole. » Or, les anabaptistes avaient plus que toutes ces autres sectes qui s'emportaient contre eux une abondante provision de pareilles preuves.

Calvin, d'un tempérament plus froid et plus, posé que n'était Luther, voyant les conséquences et les fruits de la règle que nous venons de dire, bien qu'il enseignai les mêmes principes fondamentaux que les premiers réformateurs, s'appliqua à donner un ensemble et une méthode à leurs doctrines sans liai-un ni accord, et à restreindre ses réformés dans des limites plus précises. Il retint le principe capital que la Bible est la règle unique, adéquate et suprême de la loi chrétienne. 11 admit que l'interprétation en appartenait à l'esprit ou au jugement de chaque particulier: il n'exclut pointant pas la lumière intérieure du Saint- Esprit, qui aidait chacun à en discerner le M'ai -eus: mais en même temps il chercha son appui dans la raison, donna accès à l'exégèse biblique, et en créa une école à Genève. Ainsi, soit par une suite des modifications que la règle primitive ihcosophiquc de Lut lier dut subir pour arrêter les effets honteux qu'elle produisait, soit par l'influence de Calvin, la

règle commune du protestantisme devinl rationaliste de théosophique qu'elle étail d'abord, c'est-àdire que la raison individuelle de chacun; armée du

libre examen el aidée de la science, devint la règle du vrai sens de l'Écriture, comme de ce que chacun avait à croire. Nous verrons que Calvin contredisait de fait ce principe: mais le principe fut proclamé, el c'est principalement de l'école de Genève que sorti! une réaction ayant ses tendances rationalistes de plus en plus marquées, qui faisant tous les jours de nouveaux progrès, trouva de l'appui dans les arminiens, el se développa pleinement dans le socinianisme.

D'autres sectes, au contraire, quoique moins considérables, sorties de même du protestantisme, prirent la direction que nous appelons théosophique, fondée sur l'illumination immédiate et l'inspiration de l' Esprit-Saint, d'où devait dépendre l'interprétation de la Bible elle-même, et la raison en fut toute simple et toute naturelle. C'est que toutes ces se plaignaient hautement de voir l'extinction de plus en plus générale de la piété et de l'onction de l'esprit dans le protestantisme religieux être comme le fruit de la froide raison et de la science orgueilleuse. El comme toutes prétendaient avoir reçu du ciel la mission de ramener les protestants à la piété et aux intimes communications de l'Esprit de Dieu, elles durent, après avoir répudié la raison el la science, s'adonner au théosophisme. Unsi, les quakers appri-

rent de Georges Fox à prendre pour règle de leur foi cette communication immédiate de la lumière intérieure. Ainsi, les Frères Moraves, ou pour mieux dire les Hernhutes, sous la direction du comte de Zinzendorf, faisaient profession de suivre cette lumière intérieure avec laquelle le vrai croyant ne saurait pécher ; et ils en attendaient la venue dans une parfaite quiétude, en laissant de côté la prière, la lecture des livres saints et d'autres semblables pieux exercices, « par crainte, disaient-ils, de chercher le salut dans la pratique des œuvres. » A ce même système se rattacha l'autre secte de la même époque, ayant pour chef Jacques- Philippe Spener, et appelée la secte des piétistes, qui fit une guerre acharnée à Y orthodoxie luthérienne. Rien n'empêche de ranger dans la même classification les diverses sectes des méthodistes, dont le premier auteur fut Jean Wesley, et dont la doctrine consistait principalement à attendre une descente instantanée de l' Esprit-Saint, dont on ne pouvait être favorisé sans être par cela seul assuré de son salut, sans avoir plus besoin de l'Ecriture ni de quelque autre chose que ce pût être; de sorte que, suivant la doctrine de leur fondateur, c'est là, à proprement parler, le seul article de foi (5). Mais aucun n'alla plus avant dans cette route que le comte

i Voir l'ouvrage de Milner intitulé: The F>ul of the religiouscontroversy. London, lsiy, lett."6.

de Swedenborg avec la secte qu'il forma. Il préfendit avoir un intime commerce avec les intelligences supérieures, tout de même que Mahomet, et y avoir appris immédiatement de Dieu et des anges Inventés divines, qui peuvent concerner lV'tat présent et futur du genre humain» Ses ouvrages sont remplis du récit de ces visions et de ces révélations théosophiques et cosmologiques. C'est ainsi qu'il se fit fondateur de sa nouvelle Jérusalem, qui devait s'étendre sur toute la terre, et, tout en s' attribuant la mission de révéler aux hommes le sens caché et mystérieux des Écritures, il en fit le plus déplorable abus.

Du précis historique que nous venons de tracer do la formation et des classifications diverses des -\ — tèraes protestants relativement à la règle de foi. et que nous nous réservons de développer dans le cours de cet ouvrage, il résulte que nous pouvons les réduire à deux principales catégories : 1° la règle tliéosnphiqne, ou la lumière immédiate et l'inspiration de F Esprit-Saint, à laquelle est subordonnée l;i Bible même, règle, comme nous le disions tout à l'heure, proclamée et suivie plus ou moins par presque toutes les petites sortes protestantes: 2° la règle rationaliste, ou la Bible. seule, unique, adéquate et suprême règle de foi, à interpréter d'après l'esprit pila raison individuelle de chacun, ('/est la règle fondamentale adoptée en général par la grande notasse des prolestants, quelque différentes que puissent être,

jusqu'à un certain point, leurs manières de l'expliquer : les uns prétendant que chacun est Intérieur ment éclair»' par l' Esprit-Saint pour bien entendre les Écritures; d'autres, que les Écritures sont claires et intelligibles par elles-mêmes en tout ce qui est nécessaire au salut; d'autres, enfin, que le parallélisme ou la confrontation des divers textes et les autres ressources de l'exégèse offrent toujours une garantie suffisante de leur saine intelligence; mais au fond, c'est toujours la raison individuelle qui reste l'arbitre indépendant et suprême du sens des saintes Écritures. Selon cette règle donc, chacun est tenu de les lire, pour en déduire, par le libre examen qu'il en fait, co qu'il lui faut croire pour être sauvé: et chacun, en même temps, est en droit de mettre en délibération et de décider par lui-même, et par ses propres lumières, ce (tui dans l'Écriture est vérité dogmatique et ce qui no l'est pas. C'est le principe professé en général encore aujourd'hui et maintenu en théorie, comme le patrimoine sacré et le palladium du protestantisme actuel.

Outre ces deux principales règles des sectes prolestantes, il en est une troisième que nous nommerons Hétéroclite, qui voudrait tenir le milieu entre le principe ou la règle catholique d'une part, et la règle rationnelle protestante de l'autre. Cette règle es1 celle du système anglican, du moins dans son état originaire. T/Église anglicane, comme chacun sait.

a conservé, entre autres débris de l'édifice catholique, une hiérarchie épiscopale, du moins apparente, qui aux yeux de l'anglicanisme strictement dit, tient ses droits comme son institution de Dieu. Cela posé, l'anglicanisme a voulu attribuer en principe à ce corps épiscopal une certaine autorité même sur les points de dogme, et le vingtième des trente-neuf articles porte expressément que l'Église a autorité dans les controverses qui intéressent la foi. Il semble vouloir ainsi corriger la règle protestante du sens privé et du libre examen dans l'interprétation des divines Écritures. Mais d'un autre côté cette Église anglicane refuse à l'Église toute infaillibilité dogmatique. Elle enseigne sans détour, dans ses articles 11 et 12, que l'Église, soit dispersée, soit assemblée en concile général, peut errer et qu'elle est effectivement tombée dans l'erreur. De plus, par un autre article, qui est le vingtième, elle déclare que l'Église ne peut rien établir en matière de foi , qui ne soit contenu dans l'Écriture ou qui lui soit contraire. Ici donc le principe rationnel protestant reprend ses droits, puisque chacun se trouve investi du droit d'examiner si l'Église a erré, eu interprétant l'Écriture sainte de la manière condamnée dans ces art icles.

Nous avons défini et caractérisé les trois différentes règles de foi proclamées par les protestants, «micoït bien qu'elles se tiennent toutes par un lien

secrel . puisque toutes au fond se réduisent au principe du sens privé. Or, comme notre dessein est de nous occuper dans toute la première partie de cel ouvrage, appelée pour ce sujet polémique négative, à combattre et à renverser les règles que nous opposent les protestants, la raison veut que nous traitions à part de chacune d'elles. J'observerai cependant que la première, c'est-à-dire la règle tliéosopliifjue, et la dernière, qui est la règle hétéroclite anglicane, n'ont pas besoin d'un aussi long examen, d'autant pins qu'une grande partie des développements que nous ferons valoir contre la seconde règle seront susceptibles d'être également appliqués à la réfutation des deux autres. C'est pourquoi nous ne consacrerons <iue le premier chapitre à l'examen de la règle théosophique , el le dernier à celui de la règle anglicane ; tous les autres de cette première partie seront employés à réfuter sous tous ses aspects la règle rationnelle protestante de l'interprétation de l'Écriture sainte par le sens privé ou la raison individuelle de chacun, qui est la règle la plus générale et, pour ainsi parler, la plus populaire du protestantisme. Entrons donc en matière.

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