‹ Le protestantisme et la règle de foi, trChapitre 24 sur 30 · JOAN. V · texte numérisé non relu

JOAN. V

(3) Matt. XI, 25.

choisissant pour ms disciples dès hommes tout'^à^fait irimples et grodsiers^ pé&heurs de profession pour la plupart.

A la suite de l'humilité viennent naturellement la soumission et T obéissance : celui qui est hunible se soumet sans peine à l'autorité légitime, se défie de soi*-même et de ses propres lumières, et défère de bon cœur au sentiment d' autrui; à plus forte raison est-il disposé à rendre cet hommage à des supérieurs qu'il saurait établis par Dieu lui-même comme organes et interprètes de ses volontés. De là vient que te Christ ne se lassait d'insinuer la soumission, d'en donner le conseil et même le précepte à tous ceux qui voulaient embrasser sa doctrine. « Celui qui vous écoute, disait-il à ses apôtres, m'écoute ; celui qui vous méprise me méprise (1)»... Tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, n'entreront pas pour cela dans le royaume des cieux ; mais ceux-là seulement qui font la volonté de mon Père qui est dans le ciel (2).». Celui qui croira sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné » (3). Et c'est ainsi que, dans toute la suite de l'Évangile, on lit à chaque page des recommandations de cette soumission pleine et entière, soit pour les choses à croire, soit pour oe

(1) Luc. X, 16.

(2) Matt. vn, 21.

(3) MAItC. ult.

qu'on doit faire. Le Sauveur a voulu lui-même nous laisser dans sa personne le plus parfait modèle de cet esprit de soumission et d'obéissance, lorsqu'il a déclaré qu'il était venu non pour faire sa propre volonté, mais pour accomplir celle de son Père céleste (1) ; que sa nourriture était de faire la volonté de son Père (2) ; et qu'il l'a prouvé par l'acte le moins équivoque, je veux dire par le sacrifice qu'il a fait de sa propre vie.

Formés à cette grande école, les apôtres, dans toutes leurs actions , dans tous leurs discours, dans tous leurs écrits, font briller au plus haut degré cette humilité et cette docile disposition d'esprit. LesévangéUstes saint Mathieu et saint Jean ne parlent jamais d'eux-mêmes qu'à la troisième personne, et même saint Mathieu ne fait point difficulté d'avouer son ancienne profession de publicain, et de donner avec une candeur admirable tout le détail de sa vocation à l'apostolat. Ensuite, le caractère des apôtres, leurs imperfections, leurs disputes entre eux, sont dépeints dans l'Évangile sous les couleurs les plus naturelles. Saint Paul fait une belle profession de cette vertu, pour me servir des expressions mêmes de Littleton, et dans sa lettre aux Éphésiens (c. m) , où il se nomme le moindre des saints, et dans sa première aux Corin-

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