III. 1. Verum cum ibi aliquamdiu esset, quadam die
IL 4. Encæniorum, précision qui n'était pas dans l'original. En rapprochant ces mots de: ἡ ἡμέρα χυρίου ἡ μεγάλη de Prot., x, 2, on peut se demander si l'auteur de notre remaniement ne connaissait pas à côté de Pseudo-Matthieu un texte plus voisin du Protévangile grec. — Isachar, ce n'est plus un particulier, ni méme un scribe qui repousse Joachim, mais le grand-prétre en personne. Il y a également un progrès dans les reproches ; les deux premiers documents disent seulement que Joachim n'a pas été béni de Dieu; il est question ici de malédiction. — Scriptura dicente, il n'v a pas trace d'un texte semblable dans l'Ancien Testament ; on lit simplement dans Ex., xxm, 26 : non erit infecunda nec sterilis in terra tua, (cf. Deut., vir, 14, et Is., xxxi, 9, d’après les Septante : μαχάριος ὃς ἔχει ἐν Σιὼν σπέρμα, xai οἰχείους ἐν Ἱερουσαλήμ). En prenant le contre-pied de ces textes, on arrive à l’idée, que celui qui n’engendre pas est maudit de Dieu; de fait on trouve d’assez bonne heure cette idée chez les commentateurs,
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II, 4- II], 1 NATIVITÉ DE MARIE i 345
II. 1. Or il arriva que la féte de la Dédicace approchait. Aussi, avec quelques-uns de ses compatriotes, Joachim monta-t-il à Jérusalem. Orc'était à cette époque Isachar qui était grand-prétre. Ayant vu Joachim avec son offrande au milieu de tous ses concitoyens, il le regarda avec mépris et dédaigna ses présents, lui demandant pourquoi, lui qui était sans enfant,il osait se tenir au milieu de ceux qui étaient féconds. Ses présents, disait-il, ne pouvaient en aucune facon paraître dignes d’être acceptés par Dieu, puisque Dieu l'avait jugé lui-même indigne de postérité,car l'Écriture dit :« Maudit quiconque n'engendre pas de fils en Israël. » Il lui disait donc de se libérer d'abord de cette malédietion en engendrant une postérité, et de venir seulement ensuite avec ses offrandes en présence du Seigneur. 2. Ce reproche qu'on lui jetait couvrit Joachim d'une honte extréme et il se retira chez les pasteurs qui étaient avec ses troupeaux dans ses páturages. Il ne voulut pas, en effet, retourner à la maison, (craignant) d'endurer les mémes reproches de ses compatriotes qui avaient assisté (à la scéne), et avaient entendu le grand-prétre.