‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 15 sur 112 · Ps.-Matth., vi · texte numérisé non relu

Ps.-Matth., vi

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riser, comme dans le Protévangile, les désirs de la Vierge, le sacerdoce juif ne comprend rien à sa conduite et veut, malgré la sainte enfant, observer à son égard les coutumes de la nation. L'on voit très bien d’où procède l'attitude prise par l'auteur. Depuis Origène, tous les commentateurs grecs ou latins ont fait remarquer à propos du : ezrum non cognosco de saint Luc ! que, la première entre toutes les femmes, Marie a consacré au Seigneur sa virginité. — L' Évangile de la Nativité a prétendu concilier les deux traditions; il connaît la promesse de sainte Anne, et le vœu de virginité de Marie, c’est à ce double titre que la Vierge refuse d’imiter ses compagnes du temple, quand elles reçoivent du grand-prétre l'autorisation de convoler en justes noces ?,

Quant à la question du mariage de la Vierge, elle est complètement résolue pour l'auteur de la Nativité. Il a appris des deux grands docteurs de l'Église latine, saint Ambroise et saint. Augustin, que c'est le consentement mutuel des deux époux qui constitue le mariage ?, et dés lors 1] n'hésite pas à admettre entre Joseph et Marie l'existence d'un véritable contrat. Méme il va plus loin, et à la suite de plusieurs commentateurs il distingue entre les fiançailles et le mariage lui-même. Aussitôt après le prodige qui a désigné Joseph comme le futur époux de Marie, l’on célèbre les fiançailles à la manière accoutu-

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