VIII AVANT-PROPOS
à étudier d’un peu près les sources des légendes qui ont, pendant plusieurs siècles, soit à Byzance, soit en Occident inspiré les artistes chrétiens. Nous avions songé tout d'abord à indiquer dans une note l'influence de nos textes sur liconographie mariale. La complexité du sujet a fait reculer notre incompétence. Le lecteur qui voudrait prendre une idée de la question trouverait de nombreux matériaux dans le volumineux ouvrage de Rohault de Fleury sur /a Sainte Vierge, et une première orientation dans les livres de M. Broussolle. Un chapitre de M. Male, dans L'art religieux du XITIE siècle en France, étudie d'une manière approfondie un des points particuliers du sujet.
Le texte que nous publions est celui de Tischendorf; nous avons ajouté en notes les variantes les plus importantes, négligeant toutes celles qui étaient purement verbales. Il ne pouvait être question, dans une étude comme celle-ci, de faire la collation et le classement des nombreux manuscrits non encore édités. Du reste l'accord général du texte de Tischendorf avec la version syriaque, plus ancienne que tous nos manuscrits, est une preuve que nous lisons le Livre de Jacques à peu prés comme le faisaient les chrétiens du v? siècle. On en jugera par la comparaison des variantes du Syriaque avec le texte grec actuel. Le texte latin des remaniements est beaucoup moins facile à établir; un travail analogue à celui de M. Bonnet sur les Actes apocryphes des Apótres s’imposerait ici. — Nous avons fait passer dans nos explications la substance des notes des précédents éditeurs. Le plus récent des commentaires, celui de Meyer, nous a été particulièrement utile; si parfois nous avons cru devoir nous en écarter, ce n'a pas été sans motifs sérieux: lelecteur en jugera.
En publiant ce premier volume des Apocryphes du Nouveau Testament, ce nous est un devoir bien agréable de remercier tous ceux qui nous ont aidé de leurs conseils et de leur expérience. MM. Bousquet et Francois Martin, nous ont été d'un précieux secours. Mais nous avons des