Ps.-Matth
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à l'ange de l'annonciation. Tous les autres anges qui paraissent chez lui restent anonymes. — Le démon n'apparaît pas dans nos textes; il est fait mention une fois du serpent tentateur, i| est vraisemblable que l'auteur l'assimilait à Satan 1.
Le Protévangile de Jacques se donne comme un récit historique, et les remaniements du haut moyen âge latin n'ont fait que reprendre les traits principaux de sa narration. Ce récit est destiné à combler les lacunes des Évangiles canoniques relativement à Marie et à Joseph. Que faut-il penser de ces additions tardives ? La question ne se poserait pas si l'ensemble des écrivains ecclésiastiques avait gardé à leur égard l'attitude de saint Jéróme et de saint Augustin. Le premier a repoussé avec mépris ce qu'il appelle les deliramenta apocryphorum ?; le second, sans être aussi catégorique, a déclaré que des écrits non canoniques étaient pourlui de nulle autorité 3, Mais il se trouve qu'en fait un certain nombre de données provenant des Évangiles apocryphes se sont incorporées au cours des àges à l'enseignement théologique. À force de redire certaines légendes, on a fini, aussi bien dans l'Église grecque que dans l’Église latine, par les considérer comme de l'histoire authentique. En Orient, c'est un fait accompli dés le vi? siècle; l'Occident sera plus long à convaincre, mais finalement vers le xir siècle 1] acceptera comme une histoire vraie les grandes lignes du récit apocryphe: la nativité miraculeuse de Marie, la présentation de la Vierge et son séjour dans le temple jusqu'à l’âge de la puberté, la désignation miracu-