‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 39 sur 112 · Meyer dans Hennecke, Neutestamentliche Apokryphen, p · texte numérisé non relu

Meyer dans Hennecke, Neutestamentliche Apokryphen, p

d'un original hébreu, s’expliquent tout naturellement et. par l’incohérence même de la composition, et par l’état. assez défectueux du texte grec actuel. Sans doute 1] est possible, comme le fait Conrady, de retrouver sous nombre des expressions du Protévangile des locutions hébraiques, il n'est méme pas nécessaire d'étre extrémement fort en hébreu pour exécuter ce petit thème d'imitation. « Cette facilité tient uniquement à ce que Pseudo-Jacques, tout pénétré dela lecture de la Bible grecque, a fait passer dans son œuvre nombre d'expressions des Septante. Il n'est pas difficile dés lors de retrouver un texte hébreu qui leur corresponde. Resch, qui a essayé lui aussi de rétablir un évangile hébreu de l'enfance, source commune des récits canoniques et des traditions apocryphes, n'a pas été suivi par les critiques. On peut admirer sa reconstitution; on ne la prendra jamais pour une restitution méme conjecturale du texte primitif. — Une raison générale milite. d'ailleurs contre l'opinion de Conrady. Si, comme il est vraisemblable, et comme nous le montrerons plus tard, le Protévangile est issu de cercles chrétiens vers la fin du r1? siècle, on ne voit pas à quel public se serait adressé l'auteur, s'il avait rédigé son œuvre en hébreu. Peut-étre la connaissance de l'hébreu littéraire était-elle plus répandue à cette époque qu'on ne l’imagine parfois !, mais c'était exclusivement dans les milieux juifs. Et nous montrerons que ce n'est méme pas dans des cercles judéochrétiens qu'il faut rechercher l’origine du Protéeangile. Il est donc infiniment vraisemblable que Pseudo-Jacques a rédigé son ceuvre en grec.

Ce texte grec nous est connu par un trés grand nombre de manuscrits; Tischendorf, pour établir son texte, en a utilisé directement ou indirectement 17, sans compter

1Conrady, Studien und Kritiken, loc. cit., p. 755, renvoie sur ce point à F.Delitzsch ; cf. Schürer, Lehrbuch der N-Tlichen Zeitgeschichte, Leipzig, 1871, p. 372; Geschichte des jüdischen Volkes, Leipzig, 1898, 26 6d,, p. 29.

la première édition du texte grec faite d’après un manus-

crit différent des précédents. Voici, par ordre de bibliothèques, la liste des manuscrits signalés jusqu'aujourd’hui 1 ; on a noté entre parenthèses le sigle attribué

. par Tischendorf aux mss. collationnés par lui.

Paris : Bibliothèque nationale : 897, 979, 987, 1179, 1174 (Tischendorf, M), 1176 (Ti: N), 1190 (Ti: L), 1215 (Ti : D), 1454 (Ti : C), 1468, (Ti : E), 1586 ; Coislin 721; "99. (Tr: K).

Vatican : 455 (Ti : Fb), 654 (Ti : G), 859, 1572, 1681,

Venise, Saint-Marc : πὶ cl. 42 (Ti: A), 363 (T1: B); Eu 200-CD :-- ΠῚ; vu: el. 40 (T1: Q).

Milan, Ambrosienne : À 63 (T1: O); C 92 (Ti: P).

ilum 75, D. I. 21.

Vienne : theol. 123 (Ti : 7); hist. 61, 126.

Dresde : À, 187 (Ti: À).

Lesbos : 13.

Oxford, Bodléienne : μρα, th. g. 1; Laud. 68.

Londres ?, British. Museum, Ld 10 078, {9 16 : Joannis D nep. C. Pol. Chrysost., λόγος εἰς τὸ γενέσιον τῆς ὑπεραγίας θεοτόχου᾽ ἐν ταῖς ἱστορίαις τῶν ιβ΄ φυλῶν... le texte s'arréte à la fuite en Égypte; la mort de Zacharie n'est point racontée, — [9 62-67 ἱστορία ᾿Ιαχώθου εἰς τὴν γένεσιν τοῦ xupíou ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ — le Protévangile, depuis la nativité de Jésus jusqu’à la mort de Zacharie.

Voici d’après Tischendorf? la description des plus importants.

A (Venet. Marcianus, 11 cl. 42) serait peut-être du

4. Meyer, dans Handbuch zu den N-Tlichen Apokryphen, p. 106-107. — Les mss. non utilisés par Tischendorf avaient été signalés par A. Ehrbard, Die altchristliche Litteratur, Fribourg-en-Brisgau, 1900, p. 143.

2.Signalé par James, Apocrypha anecdota, dans Texts and Studies, Iv p.d.

Page 1