‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 41 sur 112 · Les versions · texte numérisé non relu

Les versions

1. Version syriaque. — W. Wright a publié en 1865 un fragment du Protéeangile syriaque !', comprenant de xvii, 1, à la fin. Le texte était assez étroitement apparenté au grec; cependant comme la prière de Salomé (xx,2) était écourtée, sans que d'ailleurs le texte présentât de lacunes, on pouvait conjecturer que c'était le texte grec qui avait été amplifié postérieurement à la traduction.

1. W. Wright, Contributions to the apocryphal literature of the N. T., Londres, 1865, et Journal of sacred literature, 1865, janvier, avril,

PROTÉV. — ὅ

Sachau!, dans l'inventaire des manuscrits syriaque de Berlin, a signalé l'existence de deux fragments du Prot évangile. 1€* fragment : 11, 2- riz, 3; 28 fragment: xi, 2 xig, 1. Les variantes assez nombreuses ne témoignent pas cependant d'un texte grec fort différent du texte actuel.

Enfin tout récemment Mrs Lewis a publié, dans le Studia Sinaitica ?, un texte syriaque provenant d'un palimpseste acheté par elle à Suez en 1895, L'écriture récente de ce palimpseste donne des textes arabes de Pères de l'Église (Athanase, Chrysostome). L'écriture ancienne est pour la plus grande partie du syriaque, elle donne un frag= ment important du Protévangile et le texte complet du Transitus Mariz. Elle semble remonter à la fin du ve siècle, ou au commencement du vit. Ce texte est donc très 1mportant; 1] est malheureusement incomplet et ne commence qu'au ch. 1x (ad fin.). Mais on peut le compléter. par un ms. récemment apporté de Tur Abdin (Mésopo“ tamie) par Rendel Harris. Ce ms., qui donne le texte com plet du Protéeangile, est fort récent, 1] est vrai, ayant été copié en 1857; mais c'est une copie d'un texte excellent, puisque dans les passages communs, il donne le rnéme texte ; que Mrs Lewis et que Wright. — Mrs Lewis n'a donc pas hésité à reconstituer à l'aide de la copie de Rendel Harris le texte syriaque complet du Protévangile, en donnant à l’occasion les variantes de Wright. Nous avons | soigneusement collationné ce texte avec celui de Tischen- | dorf. De cette comparaison il résulte pour nous comme 1 pour Meyer ὃ : 1) que la tradition syriaque a conservé | un texte uniforme; 2) qu'elle est une traduction directe « du grec. Elle ne reproduit d'une maniére précise au-

1. Signalé par Nestle, Zeitschrift fur die N. T. Wissenschaft, 1902, Y, p. 86-87.

2. A. Smith Lewis, Studia Sinaitica, n. xr, Apocrypha syriaca, Londres et Cambdrige 1902.

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