Handbuch, p
“cun de nos textes grecs; les variantes sont fort nombreuses, mais la plupart sans grande importance. Quelques-unes des plus graves s'expliquent par de fausses lectures du texte grec. — Le texte syriaque est donc un témoin précieux; il nous montre l’antiquité relative du texte actuel du Protévangile.
La version syriaque de Mrs Lewis ne fait pas double emploi avec celle qu'a publiée Budge quelque temps “auparavant !. Cette dernière dérive en effet d'une copie faite par un syrien moderne sur un ms. du xrr1 siècle, Ce texte, dit Mrs Lewis ?, est toujours intéressant à consulter pour montrer le développement du texte primitif, — Nous ne l'avons pas eu entre les mains.
2. Version éthiopienne. — M. Chaine a publié dans le Corpus Scriptorum christianorum orientalium,—Script. Æthiopici, ser. I, t. vir, la traduction latine de la version éthiopienne. Cette traduction latine a été faite d'aprés les mss. éthiopiens 83 et 131 de la Bibliothèque nationale de Paris?. La version éthiopienne présente un texte assez différent de celui que nous font connaitre les traditions grecque et syriaque. L'économie générale du Protévangile est conservée jusqu'à l'arrivée des mages : à partir de ce moment il y a d'assez grandes divergences, Entre xxi, 2, et xxi, 3, le traducteur intercale un discours adressé aux mages par les anges, emprunté à Luc, τι, 9-14. Plus loin l'on raconte ce que firent les mages de retour dans leur pays. Enfin l'auteur a intercalé
1. E. A. W. Budge, The history of the blessed virgin Mary, and the history of the likeness of Christ which the Jews of Tiberias made to mock at, Londres, 1899. L'auteur a incorporé et adapté des parties du Protévangile, de l' Évangile de Thomas, et des deux Assomptions de la Vierge, mais tirées d'une forme syriaque antérieure à celle dont témoigne l'édition de Wright.