‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 54 sur 112 · Dans Hennecke, Neutestamentliche Apokryphen, p · texte numérisé non relu

Dans Hennecke, Neutestamentliche Apokryphen, p

silence complet de la nature qui précède la naissance du Sauveur. Mais cet épisode est susceptible d'une e plication orthodoxe; les autres vestiges signalés ne sont pas plus certains. L'attitude favorable du Protévangile ἃ l'égard du judaïsme n'est pas une preuve de l'origine. juive de l'auteur. Ce n'est pas une preuve non plus de l'apparition tardive de cet écrit; il n'était pas besoin des

attaques du gnosticisme pour que l'on réfléchit au hen.

qui unissait le Nouveau Testament à l'Ancien; il pouvait. méme sembler piquant à un auteur chrétien de mettre les louanges de Marie et la prédiction inconsciente de

Ÿ la seconde moitié du n? siècle ou même un peu plus

tót. |

3) Pour ce qui est des témoignages, rien ne prouve que Justin ait connu le Protévangile. L'allusion à la grotte |

sa grandeur future dans la bouche du sacerdoce juif Le fait que l'auteur est un chrétien hellénisant n'empéche donc nullement de faire remonter le Protévangile ἃ

de Bethléem s'explique tout aussi bien parune tradition. locale, assez différente d'ailleurs de celle qu'a retenue le Protévangile. Le fait que Justin et le Protévangile fondent. à peu près de la même manière le texte de saint Luc et. celui de saint Matthieu, n'implique pas nécessairement" une dépendance. Cette fusion s’est produite par ailleurs | et on en trouve la trace dans plusieurs manuscrits. des Évangiles. Au contraire, la manière dont Clément | d'Alexandrie parle de la naissance virginale suppose se-. lon toute vraisemblance qu'il connaissait notre Protévangile. Origene enfin l’a certainement utilisé. Pour toutes | ces raisons, si l'on n’est pas absolument forcé d'ad mettre l'existence de cet apocryphe en 150, on ne voit pas non plus pourquoi on se refuserait à l'accepter quelque trente ans plus tard, vers l'an 180.

Page 1