Hzres., Cxxix, PNG, 6, ὁδὶ
est, sans doute, fort élevée en grâce, mais elle reste femme. — Nous avons expliqué plus haut !le passage curieux où Épiphane discute le texte du Protéeangile que plusieurs voulaient alléguer en faveur de la conception |virginale de Marie. L'attitude d'Épiphane à l'égard de ce texte est assez remarquable. Il lui eût été facile de rejeter cette autorité, en montrant qu'elle était sans valeur. Ainsi agit saint Augustin quand 1] discute contre Fauste le manichéen. Épiphane garde à l'endroit du Protévangile une réserve plus grande ; sans doute, il ne |le met pas sur le méme pied que les Écritures canoniques, mais il faut bien qu'il reconnaisse à ces tradi- |tions une certaine valeur, pour qu'il consente ainsi à en discuter la signification précise. Le passage que nous avons signalé plus haut n'est pas le seul d'ailleurs oü | Pévéque de Salamine fasse observer que la naissance de Marie n'a pas eu lieu en. dehors des régles naturelles. Il y insiste à plusieurs reprises?, preuve évidente que l'idée | de la conception virginale de sainte Anne commencait | dès lors à se répandre en divers points de l'Orient.
Petau a inséré à la fin des œuvres d' Épiphane un éloge de la sainte Mère de Dieu (ἐγχώμιον ε
'& τὴν ἁγίαν τὴν 0soτόχον)ὴ, qu'il est impossible, au dire même du premier | éditeur, de rapporter à l’évêque de Salamine. Il y a eu d'autres Épiphane évêques de Chypre. Ce nom se retrouve dans les souscriptions du VI? concile œcuménique (680) et dans les fastes du VIIIe. Est-ce à l’un ou à l’autre de ces deux évêques qu'il faut rapporter la pièce éditée par Petau ? La chose est incertaine. $1 nous en parlons, c’est peur montrer la distance entre les conceptions de l'auteur du Panarion et celles qui furent courantes plusieurs siécles aprés lui. Ce sermon, qui semble se rapporter à la
ECOL Heres, zxxvinr, 23, P. G., t. xr, col. 737. Οὔτε". γὰρ. θεὸς ἡ Mapía, οὔτε ἀπ᾽ οὐρανοῦ ἔχουσα τὸ σῶμα, ἀλλ᾽ ix συλλήψεως ἀνδρὸς χαὶ
υγαιχὸς, κατ᾽ ἐπαγγελίαν δὲ, wonep ὁ Ισαὰκ οἰχονομιηθεῖσα.
les louanges de la Théotokos. Saint Épiphane mettait la Vierge au-dessous des anges, notre auteur n'hésite pas à dire qu'aprés Dieu elle est la plus élevée (χωρὶς θεοῦ μόνοι πάντων ἀνωτέρα ὑπάρχει); elle est plus belle que les chéru$ bins, que les séraphins, que toute l'armée angélique ; pour la louer la langue méme des anges ne suflirait pas (P. G., t. xvm, col. 492). Bref, c'est l'expression la plus?
Il existe sous le nom d’Eusrarue, archevêque d'An- | tioche et martyr (t 260), un commentaire sur l’œuvre de six jours, publié pour la première fois par Allatius en 16291 C'est un livre des plus étranges. Il s'annonce comme une explication de l' Hezameron, tourne ensuite à un
histoire générale du monde, s'attarde sur la vie de Moise, reprend les généalogies des patriarches, y rattach I finalement les ancêtres de Joseph selon saint Matthieu, 1, 2 sq. C’est une compilation où lon trouve de tout de l'exégése biblique, de l’histoire naturelle plus ou. moins fantaisiste, des légendes relatives à l’ethnogra phie ; la description de l’œuvre des six jours est em” pruntée à saint Basile; les descriptions d'animaux qui. tiennent une grande place dans l’œuvre des 59 et 69. jours, sont prises d'Aristote ; il se trouve de nombreux. parallèles avec le Physiologus d'Épiphane. Il est bien. difficile de fixer une date précise à cette compilation in-forme; l'attribution à Eustathe d'Antioche est inadmis-sible. C’est au milieu de ce fouillis que se trouve, ratta-. chée par un lien très lâche à la généalogie de Joseph, la | narration du Protévangile. Aprés avoir expliqué l'accord. entre les deux généalogies de saint Matthieu et de saint. Luc, l’auteur poursuit en ces termes : « Or 1] vaut la.