‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 67 sur 112 · MUT · texte numérisé non relu

MUT

son instituée entre les récits canoniques et les productio apocryphes, un moyen de relever l'autorité des premiers

En 1804, A. Brincn,dans un Auctarium Codicis Ap cryphi N. T. Fabriciani (Copenhague), donne une nouvell édition du Protéeangile, en prenant pour base le text de Fabricius auquelil compare celui de Grynæus, et celu de deux mss. du Vatican. Mais cette édition est de beaucoup dépassée par le Codex apocryphus Novi Testamenti, publié par Tuiro à Leipzig en 1832. C'est tout d'abord nne excellente édition critique. Faisant abstraction du. texte publié par ses prédecesseurs, Thilo prend pour. base de son texte un excellent manuscrit, le Paris.

1454 (C de Tischendorf), en y comparant les variantes. de huit autres manuscrits, la version latine de Postel. faite certainement sur un texte grec différent des mss. connus, enfin la collation faite par Suckow du manus-crit de Venise (A de Tischendorf). Outre l'appareil. critique, les notes renferment de trés abondants rensei- gnements, et des comparaisons judicieuses avec les diffé-« rents livres apocryphes ou canoniques : c’est un trésor | où l'on puisera longtemps encore. —- L'édition de TiscHENponr, 1851 et 1876, est exclusivement une édition criti- que; la dissertation, De eeangeliorum apocryphorum origine et usu peut, jusqu'à un certain point, être considérée | comme un essai de commentaire. Nous avons cité en leur. lieu les différentes versions orientales qui ont paru. :

La traduction francaise de BRUNET a été faite en 1840 — sur le texte de Thilo, la plupart des notes sont extraites du méme ouvrage. Cette édition française, publiée depuis dans le Dictionnaire des Apocryphes, edit. Migne, est singulièrement dépassée par l'étudetrés sobre de MEYER dans les : Neutestamentliche Apokryphen de HENNECKE | et dans le manuel correspondant qui renferme le com- | mentaire.

the Rev. Jeremiah Jones, Oxford, at the Clarendon Press. (Titre de la deuxiéme édition.)

| Les remaniements latins ont, depuis la Renaissance, une histoire beaucoup moins mouvementée que le Protévangile. Le De nativitate Mariæ n’a jamais cessé de figurer parmi les ceuvres de saint. Jéróme ; la premiére fois qu'il paraît dans un corpus d’apocryphes, c'est dans le Codex de Fabricius, d’où il passe dans celui de Jones, puis dans un Corpus omnium veterum apocryphorum extra Biblia publié par Schmidt en 1804. Thilo en donne un excellent commentaire dans son Codex apocryphus, qui a servi de base à l'édition française de Brunet. Tischendorf a publié sans modification le texte latin de Thilo.

Quant au Liber de ortu beatæ Mariæ et infantia Salvatoris, nous avons eu l'occasion de dire que, publié d'abord par Thilo, il a été édité ensuite d'une manière trés différente par Tischendorf; le commentaire du premier éditeur reste toujours à consulter.

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