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yehor δύο λέγοντες αὐτῇ ἰδοὺ 'loaxelp ὁ ἀνήρ cou LIEU S - ! EN 155 AA 4 ’ 6 ἔρχεται μετὰ τῶν ποιμνίων αὐτοῦ 5. ΓΑγγελος γὰρ xupíou δ΄ χατέθη πρὸς αὐτὸν λέγων᾽ ᾿[ωακχεὶμ, ᾿Ιωαχεὶμ, ἐπήχουσε, κύριος ὁ θεὸς τῆς δεήσεώς cou’ χατάθηθι ἐντεῦθεν 7: ἰδοὺ γὰρ
1 D et Syr. établissent une transition entre la complainte d' Anne | et l'apparition de l'ange: Et quand Anna eut dit ces choses, 1 l'ange...— A: 6902; L:épavn; B, D: ἔστη xazevómtoy αὐτῆς D ajoute ἐν γαστρί. 1 L:xat ἤχουσεν ἡ "Avva ταῦτα, χαρᾶς πλησθεῖσα εἴπει Syr. : et il servira en sa présence.
Ι,: ἔρχεται ἀπὸ τοῦ ὄρους τῆς ἐρήμου μετὰ TOY ποιμένων αὐτοῦ χαὶ τῶν προδάτων, χαὶ αἰγῶν χαὶ βοῶν αὐτοῦ.
6 Syr. : car l’ange du Seigneur lui a dit.
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IV. 1. Sans aucune transition, l'auteur nous montre la prière d'Anne exaucée. L'annonciation à la femme de Joachim est concue sur le n me plan et racontée avec les mêmes expressions que l'annonciation à Zacharie et à Marie dans saint Luc; quelques traits d'autre part sont» empruntés à l'Ancien Testament (annonce de Samson, Jud., xu, et de Samuel, I Sam., 1). Point de description; seules les paroles de l'ange | intéressent l'auteur, encore sont-elles réduites au strict nécessaire. Le
Seigneur a entendu la prière d'Anne (cf. Luc, 1, 13), Anne concevra et enfantera. Luc, ibid. Dans l'Évangile la mission de Jean-Baptiste est retracée en quelques versets; de l'enfant qui naitra d'Anne, l'ange dit seulement que son nom sera célébré dans toute la terre. CF Luc, 1, 48. On remarquera que, dans toutes les prophéties du Protévangile relatives à Marie, nulle mention précise n’est faite de sa dignis té future; les destinées de la Vierge restent pour tous ceux qui l’en<
IV. 1. Et voici qu'un ange du Seigneur setint devant elle et lui dit : « Anne, Anne, le Seigneur a exaucé ta priére : tu concevras et tu enfanteras et on parlera de ta postérité dans toute la terre. » Et Anne dit : « (Aussi vrai qu') est vivant le Seigneur mon Dieu, si je mets au monde un enfant, soit garcon, soit fille, je l'offrirai en présent au Seigneur mon Dieu, et 1l sera à son service tous les jours de sa vie. » 2. Et voici que vinrent deux messagers, lui disant : « Voici que Joachim ton mari vient avec ses troupeaux, Car un ange du Seigneur est descendu vers lui, disant : « Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière; descends d'ici, car voici que ta femme Anne concevra en
tourent un mystére impénétrable. Anne répond à l'annonce qui lui est faite en consacrant à l'avance au Seigneur l'enfant qui lui naitra; la première Anne, la mère de Samuel, ne fait le même vœu qu'aprés la naissance de son fils. I Sam., 1r, 22. Les commentateurs grecs ont insisté sur cette différence, ce nc peut être qu'en vertu d'une inspiration divine, qu'Ànne consacre au Seigneur un enfant qui pourra être du sexe féminin; seuls, en effet, les enfants mâles pouvaient réguliérement être affectés au service de l'autel. La formule de serment dont se sert Anne est classique. Cf. Jud., virr, 19; Rutb, 111, 13; I Sam., xxv, 34, etc.
2. Anne n’a pas terminé sa prière que déjà l’auteur nous montre les circonstances qui vont permettre la réalisation des promesses divines; on vient annoncer à la femme de Joachim que son mari s'appréte à revenir au domicile conjugal. Ce sont deux messagers et non deux anges, comme quelques-uns l'ont cru, qui en apportent la nouvelle; il n'y a aucune raison, en eflet, de traduire par ange le mot ἄγγελος. L'événement qu'on vient annoncer à Anne est d'ordre tout humain, et ne nécessite aucune intervention céleste. Avec habileté l'auteur met dans la bouche de ces messagers le récit de l'apparition à Joachim, qui, la premiére dans l'ordre chronologique, se trouve étre la seconde dans la narration; le récit des messagers va selon toute vraisemblance jusqu'au verset 4. Nous avons étudié dans l'introduction les questions que souléve l'annonce faite à Joachim dela naissance de Marie. Quoi qu'il en soit du texte méme, l'intention del'auteur primitif n'est pas d'enseigner la conception virginale de Marie ; il dispose, en eflet, toutes les circonstances pour donner l'impression contraire.
PROTÉV. — 13
ἡ γυνή cou Αννα ἐν γαστρὶ λήψεται 1. 3. Καὶ κατέδη "Ioa:
xelu ?
. χαὶ ἐχάλεσεν τοὺς ποιμένας αὐτοῦ λέγων φέρετ μοι ὧδε δέχα ? ἀμνάδας ἀσπίλους χαὶ ἀμώμους, καὶ ἔσονταϊ κυρίῳ τῷ θεῷ μου * xai φέρετέ μοι δεχαδύο μόσχους ma λοὺς 9, καὶ ἔσονται τοῖς ἱερεῦσι xal τὴ γερουσίᾳ 9, xal χα: τὸν χιμάρους παντὶ τῷ λαῷ. 4. Καὶ ἰδοὺ ’Iwaxelu ἦχε uec τῶν ποιμνίων 7 αὐτοῦ, καὶ ἔστη Αννα πρὸς τὴν πύλην καὶ εἶδε τὸν ᾿Ιωαχεὶμ ἐρχόμενον, καὶ δραμοῦσα ἐκρεμάσθη εἰ τὸν τράχηλον ϑ αὐτοῦ λέγουσα᾽ νῦν οἶδα ὅτι κύριος ὁ θεὸς εὐλόγησέ με σφόδρα᾽ ἰδοὺ γὰρ ἡ χήρα οὐχέτι χήρα, xol ἄτεχνος ἐν γαστρὶ λήψομαι 10. Καὶ ἀνεπαύσατο ᾿Ιωαχεὶμ τὴν πρώτην ἡμέραν εἰς τὸν οἶχον αὐτοῦ.
1 Β εἴληφε; pour la discussion de cette leçon, cf. introduction,
p. 17 sq.
2 D ajoute : &x τοῦ ὄρους δεδιχαιωμένος.
3 B,C, D : δώδεχα. --- Syr.:dix agneaux du troupeau, et ces
dix agneaux gras seront pour le Seigneur mon Dieu. 4 C : εἰς θυσίαν.
5 Plusieurs mss. ont passé la seconde catégorie d'offrandes. $ Syr. : pour les prétres et les anciens du peuple. 7 Fa: ποιμένων.
8 Syr. : Anna se tint sur le bord de la route. 9 D: χαταφιλοῦσα αὐτὸν xal λέγουσα. [| 10 Grande diversité de leçons: E: ἡ ἄτεχνος oüxéct ἄτεχνος" ν γαστρὶ γὰρ λήψομαι. Α : λήψεται. B, ΕἸ: εἴληφα. L: συλΞ λήψομαι xal εἴληφα. — Syr.: J'étais stérile et je n'avais pas d'en-fant, et voici que j'ai engendré. — Eth. : Num nescis misericordem et clementem Dominum mihi se præbuisse; mihi ille benedizit benedictione magna, nam qua erat sterilis, inde ab hoc tempore non. erit sterilis, aut talis quz filios non habeat. ;
3. Confiant dans la promesse divine, Joachim veut en effet retrouver son épouse; mais en méme temps il veut donner à Dieu une preuve de sa reconnaissance en lui préparant un sacrifice et en faisant trés large. la part des prétres et des pauvres, comme l'avait recommandé le Deuz téronome.
4. C'est done un véritable troupeau qu'il emmène avec lui; la leçon i
ποιμένων « avec ses pasteurs » n'est pas la plus autorisée; on peu
son sein. » 3. Et Joachim est descendu, et il a appelé ses pasteurs, disant :« Amenez-moi ici dix agneaux sans tache et sans défaut; et 115 seront pour le Seigneur mon Dieu; et amenez-moi douze veaux gras, et ils seront pour les prêtres
et pour le sanhédrin, et cent chevreaux pour tout le peuple. » 4. Et voici que Joachim arriva avec ses troupeau x et Anne se tint à la porte, et elle vit Joachim venir et accourant (vers lui) elle se suspendit à son cou, disant : « Maintenant je connais que le Seigneur mon Dieu m'a bénie, à l'excés. Car voici que la veuve n'est plus veuve, et que moi qui étais sans enfant je concevrai dans mon sein. » Et Joachim ce premier jour alla se reposer dans sa maison.
toutefois supposer, que Joachim, homme riche et personnage considéré, ne conduisait pas lui-même le troupeau, mais avait des bergers avec lui. Prévenue de son arrivée par les messagers que Joachim a envoyés devant lui, Anne l'attend sur le seuil de sa maison. Les remaniements latins ont placéla scéne de la rencontre, non pas devant la maison de Joachim, mais à la Porte dorée, qu'ils imaginent comme une des portes de la ville ou du temple de Jérusalem. Le Protévangile ignore encore cette particularité, et n'indique pas,d'une manière précise, que l'habitation des deux saints époux était à Jérusalem. Les Grecs ont su plus tard que la maison où naquit Marie était située proche de la pisjine probatique, sou vent méme ils la désignent simplement sous le nom le προθατιχή, Cf. Jean Damascéne, homélies, P. G., t. xcvi, col. 668, 369, 677, et De fid. orth., xv, 14, P.G., t. xciv, col. 1154. D'autres tradiions mettent à Sepphoris le lieu de la conception de la Vierge. Quoi qu'il on soit de cette question de topographie, le tableau de la rencontre l'Anne et de Joachim est l'un des plus gracieux de toute la littérature ipeeryphe. La piété populaire a aimé à le contempler; elle a vu dans le 'haste embrassement des deux époux le prélude de la conception de Marie, et pendant longtemps il n'y aura pas d'autre représentation le ce mystère que la scène touchante du Protévangile. Nous n'avons Das à revenir sur la leçon εἴληφα; on remarquera seulement, qu’elle St attestée par trois mss. grecs, tandis qu'un seul la donnait au v. 2. — Avec beaucoup de délicatesse l'auteur insinue que la conception le Marie a eu lieu selon les régles ordinaires. — Meyer rapproche des jaroles d'Anne les expressions bibliques. Ose., 1, 10, 1r, 1, 23; Is., τὰν, ESjud., xvir, 13.
TE
, , . 3.4 , Li \ LIC, - \ , EM ἐν ἑαυτῷ᾽ ἐὰν κύριος ὃ θεὸς ἱλασθὴ μοι, τὸ πέταλον τοῦ
ἱερέως φανερόν μοι ποιήσει. Καὶ προσέφερεν τὰ δῶρα αὐτοῦ Ἰωακεὶμ, nat προσεῖχεν τῷ πετάλῳ τοῦ ἱερέως, ὡς ἐπέδη τὸ θυσιαστήριον χυρίου, xai οὐχ εἶδεν ἁμαρτίαν ἐν |
ἑαυτῷ 3. Καὶ εἶπεν ’Iluauneiu νῦν οἶδα ὅτι χύριος ἱλάσθη uot
\ , - , \ € LA , M , , x«i ἀφῆχεν πάντα τὰ ἁμαρτήματά μου. Kai χατέθη ἐκ γαοῦ χυρίου δεδιχκαιωμένος, xal ἀπῆλθεν ἐν τῷ οἴχῳ αὐτοῦ.
1 Syr. a mêlé les deux propositions : Si le Seigneur mon Dieu est réconcilié avec moi, cela se verra sur l'ornement qui est entre les yeux du prêtre, quand il monte à l'autel du Seigneur, et qu'il (le Seigneur) ne voit pas de taches sur lui. — Eth. a une glose curieuse: Érat enim in templo positum. super altare diadema, cum autem aliquis ex filiis Israël offerebat sacrificium. quod. Deus suscipiebat, apparebat facies ejus qui sacrificium obtulerat sicut in specus lo; si vero non acceptum fuerat sacrificium, non apparebat ejus facies in illo diademate.
V. 4. L'idée de Joachim, en se présentant au temple, est de remercier le Seigneur et en méme temps de s'assurer que la promesse faite par l'ange s'accomplira. Puisqu'il regarde la stérilité comme un opprobre
et la conséquence d'une faute, il verra bien, en offrant son sacrifice, si ses péchés lui sont pardonnés et si par conséquent son opprobre va prendre fin. Le πέταλον du grand-prétre, qui doit servir pour ainsi dire de miroir à l’âme, n'est pas, comme l'a pensé Néander, l'ornement appelé rational et qui donne par | Urim et le Thumim des réponses aux ques-
prever p———mQÀ — iss Δ
tions posées. C'est la lame d'or attachée à la tiare du grand-prêtre (Ex., xxvinr, 36), et qui porte, d’après les Septante, l'inseription «Sainteté du Seigneur ». Suivant le texte de l'Exode, «cette lame sera
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sur le front du prêtre, et le prètre sera chargé des iniquités commises
er ere
=. “te
par les enfants d'Israël en faisant toutes leurs saintes oflrandes; elle
sera constamment sur son front devant Yahveh, pour qu'il leur soit
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favorable. » Le sens de ce passage n'étant pas trés clair, on a pu ima-
DM
giner dans la suite, que le πέταλον, dont la signification primitive était purement symbolique, pouvait indiquer la pureté de celui qui faisait offrir le sacrifice. D'aprés notre texte,si l'on ne voyait nulle souillure
Mab ce dei
sur la lame d'or, c'était un signe que Dieu acceptait l'offrande qui lui était faite. C'est de cette manière, que Joachim acquiert le certitude
V. 1. Le lendemain 1l apportait ses offrandes, se disant en lui-même : « Si le Seigneur Dieu m'est propice, c'est ce que me manifestera la lame (d'or) du (grand-)prétre. » Et Joachim apporta son offrande, et il fit attention à la lame (d'or) du (grand-)prétre, quand il monta à l'autel du Seigneur et il ne vit pas de souillure en lui-même. Et Joachim dit : « Je connais maintenant que le Seigneur m'est propice et m'a pardonné tous mes péchés. » Et il descendit du temple du Seigneur justifié, et 1l retourna dans sa maison.
que ses péchés lui sont pardonnés et que dés lors la stérilité de son épouse va cesser. Aussi descend-il du temple justifié comme le publicain repentant, Luc., xviii, 14, encore qu'il ne faille pas trop insister sur ce rapprochement. Le Protéeangile ne signale aucun événement miraculeux dans tout le temps que dure la grossesse d'Anne, Le remaniement arménien est moins réservé. Aprés avoir dit comment le grand-prétre, averti par un ange, accepte l’offrande de Joachim revenu du désert, aprés avoir rapporté le vœu que fait Joachim de consacrer au Seigneur l'enfant qui pourra lui naitre, il ajoutele récit des miracles qui marquent la erossesse d'Anne. Dés le troisiéme mois, l'enfant tressaille dans le sein de sa mère (cf. Luc., 1, 41), et Anne fait vœu de donner son enfant au temple pour tous les jours de sa vie. Au sixiéme mois de la grossesse de sa femme, Joachim retourne au temple oflrir des saerifices sanglants. Et quand Joachim a fini de présenter son offrande, il égorge lui-méme le dernier agneau; au lieu de sang, c'est du lait blanc qui jaillit des veines de la victime. C'est, comme l'explique le grand-prétre Eléazar, un signe de la grande pureté de l'enfant qui va naître. « Plus tard cette vierge concevra sans le concours d'aucun homme, donnera naissance à un enfant mâle, qui deviendra un grand dominateur et roi d'Israël. » Anne metau monde à la fin du septième mois. Le fragment sahidique s'écarte bien davantage de la narration du Protévangile. Aprés avoir raconté comment Joachim et Anne ont été accablés d'outrages, il supprime l'épisode de Joachim au désert. C'est dans sa maison que Joachim a un songe symbolique lui annoncant la naissance d'un enfant. Anne voit, la méme nuit, un songe du méme genre, c'est aprés cela seulement qu'un ange, sous la forme humaine, apparaît à Anne, etlui annonce la prochaine naissance d'une
fille appelée Marie.
2. ᾿Επληρώθησαν δὲ οἱ μῆνες αὐτῆς 1 ἐν δὲ τῷ ἐνάτῳ μηνὶ ἐγέννησεν Αννα. Καὶ εἶπεν τῇ μαίᾳ᾽ τί ἐγέννησα; 3 δὲ εἴπεν᾽ θῆλυ, καὶ εἶπεν Αννα 8: ἐμεγαλύνθη ἡ ψυχή μου κα τὴ ἡμέρᾳ ταύτῃ καὶ &véxAtev αὐτήν. Πληρωθεισῶν δὲ τῶν ἡμερῶν ἀπεσμήξατο Αννα xal ἔδωχεν μασθὸν τῇ mat?
Δ 3 , \ » 3 - , xal ἐπωνόμασε τὸ ὄνομα αὐτῆς Magtáy.
VI. 4. Ἡμέρᾳ δὲ xal ἡμέρᾳ ἐκραταιοῦτο ἡ tai’ γενομένης, δὲ αὐτῆς ἑξαμηνιαίου 5 ἔστησεν αὐτὴν ἡ μιήτηρ αὐτῆς χαμαὶ; τοῦ διαπειράσαι εἰ ἵσταται. Καὶ ἑπτὰ βήματα περιπατήσασας ἦλθεν εἰς τὸν χόλπον αὐτῆς 9. Καὶ ἀνήρπασεν αὐτὴν λέγουσα" ζῇ χύριος ὁ θεός μου, οὐ μὴ περιπατήσῃς ἐν τὴ γὴ ταύτῃ; ἕως ἂν ἀπάξω σε ἐν τῷ ναῷ χυρίου. Kai ἐποίησεν ἁγίς
1] RH,Pos.: συνέλαθε δὲ Αννα xol ἐπληρώθησαν. --- Syr.t Et quand les jours d'Anna furent accomplis. 1
2 C’est la leçon des meilleurs mss. E, L donnent τῷ δὲ 668299. μηνί; R: ἐν τῷ μηνὶ τῷ ὀγδόῳ. — Arm. donne aussi 7 mois.
3 Syr. omet le dialogue avec la sage-femme.
4 A ajoute : τὴ ἡμέρᾳ τὴ ὀγδόῃ.
δ Fa:éyysaynytatou χρόνου.
6 Syr. : Et elle leva son pied sept fois et revint vers sa mère.
2. Anne met au monde dans les délais ordinaires; quelques copiste ont imaginé qu'il valait mieux faire naitre Marie avant terme, et onj substitué le septième ou le huitième mois au neuvième; mais ces chifires n'ofirent aucune garantie, et on trouve dans la littérature byzantine des protestations contre l'idée qu'il était plus convenable à la dignité | de Marie de la faire naître avant terme. L'entretien d'Anne avec la sages femme rappelle divers épisodes de l'Ancien Testament. Cf. Gen, xxxviu, 27-30; xxv, 24-26, Le fait qu'Anne est remplie de joie bien que son enfant soit une fille, est en contradiction avec les habitus des de l'Ancien Testament, où l'on ne considère pas la naissanct d'une fille comme un événement particulièrement heureux. Le remaniement arménien essaie d'atténuer l'impression que pourrai causer cette nouvelle, la sage-femme dit à Anne :« Tu as mis au monde une fille, mais trés belle, agréable à contempler, bien faite, pure, san: aucune tache. » C'est aller contre l'esprit de l'auteur primitif, car c'est
2. Or les mois d'Anne passérent,etau neuvième elle enfanta. Et elle dit à la sage-femme : « Qu'ai-je mis au
monde? » Celle-ci répondit : « Une fille. » Et Anne dit :
« Mon âme a été exaltée en ce Jour. » Et elle la coucha. Or, quand les jours furent accomplis, Anne se purifia et donna le sein à l'enfant, et elle lui donna le nom de Marie.
VI. 1. De jour en jour l'enfant se fortifiait. Et quand elle eut six mois, sa mére la mit par terre pour voir si elle se tenait debout. Et ayant fait sept pas,elle revint vers le giron de sa mére, qui la souleva en disant : « Vive le Seigneur mon Dieu, il ne faut pas que tu marches sur cette terre, jusqu'à ce que Je te conduise au temple du Seigneur. »
à dessein qu'il met dans la bouche d'Anne à la nouvelle,de la naissance d'une fille, des paroles d'allégresse. Sans être renseignée d'une manière précise, Anne est persuadée que sa fille est appelée aux plus hautes destinées. L'auteur du Protévangile semble indiquer qu'Anne ne donne Je sein à Marie qu'aprés les purifications légales. Le Lévitique, xrr, 5, déclare que, si une femme met au monde une fille, elle sera impure pendant deux semaines. Comme on doit éviter tout ce qui pourrait souiller Marie, on ne la mettra en contact avec sa mère qu'aprés les purifications légales; l'auteur, pas plus ici qu'ailleurs, ne se préoceupe des conditions réelles de l'existence. Il n'y avait pas pour les filles de délai prescrit pour l'imposition du nom, on peut penser qu'elle eut lieu aprés la purification d'Anne. Les remaniements latins et arménien et le fragment sahidique supposent que le nom de Marie lui vient du ciel comme celui de Jean et celui de Jésus; le Protévangile n'a pas songé à cette maniére de rehausser la dignité de Marie, et il n'indique pas non plus l'étymologie du vocable imposé à la Vierge.
VI. 4. De la petite enfance de Marie, l'auteur ne rapporte que quelques épisodes, destinés à manifester, et sa grande précocité, et sa pureté sans tache, et sa gloire future. Le remaniement arménien a ajouté une premiére présentation au temple quarante jours aprés la naissance, parallèle à la présentation de Jésus. — A l’âge de six mois (meilleure
fecon que neuf mois), Marie fait ses premiers pas. L'intention de sa mére n'était pas de lui apprendre à marcher, mais seulement de voir si elle pouvait déjà se tenir debout. L'enfant, abandonnant sa mère, fait “toute seule quelques pas (le nombre n'est pas quelconque, trois, sept
200 iVAN | x 4 PROTEVANGILE DE JACQUES VI,
uacua! iy τῷ χοιτῶνι αὐτῆς, xol πᾶν xotby xol ἀχάθαρτον οὐχ εἴα διέρχεσθαι Dr αὐτῆς. Καὶ 2 ἐχάλεσε τὰς Üvyus τέρας τῶν ᾿Εθραίων τὰς ἀμιάντους καὶ διεπλάνων αὐτήν! 2 'E- P SA - ᾿Ξ 2 =; A \ A , ,
j γένετο δὲ πρῶτος ἐνιαυτὸς τῇ παιδὶ, xal ἐποίησε ᾿Ιωαχεὶμ. δοχὴν μεγάλην, xai ἐχάλεσε τοὺς ἱερεῖς 3 χαὶ τοὺς γραμματεῖς xal τὴν γερουσίαν, xal πάντα τὸν λαὸν τοῦ
xai εὐλόγησαν αὐτὴν λέγοντες" ὁ θεὸς τῶν πατέρων ἡμῶν, εὐλό-
γησον τὴν παῖδα ταύτην xai δὸς αὐτὴ ὄνομα ὀνομαστὸν αἰώνιον,
ἐν πάσαις ταῖς γενεαῖς. Καὶ εἶπε πᾶς ὁ λαός “γένοιτο, YÉVOLTOR ^
, ;- K ^ ΣΌΣ ΣΥΝ 5 E B = E m. À ἀμήν. Kai προσήνεγχεν αὐτὴν τοῖς ἀρχιερεῦσι, xai εὐλόγη σαν αὐτὴν λέγοντες" ὁ θεὸς τῶν ὑψωμάτων 6, ἐπίόλεψον ἐπὶ
1 Ο: ἁγιαστήριον. — Syr.: Et ses parents firent de sa chambre un sanctuaire (litt. une maison de sainteté). — Eth.: Postea pa eum habitaculum pro illa exstruxit atque in eo collocagit eam, do unum annum attingeret. A
? Syr. : Et sa mére disait : « Que nul ne l'approche, qui ne soit pas pur, mais plutót, appelons les filles des Hébreux qui sont sans tache, et qu'elles soient avec elle.» Et elles vinrent et s'amusaient | avec elle.
3 D, I, R, Syr. : τοὺς ἱερεῖς xai τοὺς ἀρχιερεῖς.
4 A et Syr. omettent «tout le peuple d'Israél».
5 Syr. omet ce membre de phrase.
$ Syr.: Dieu de nos péres quies dans les hauteurs. — Eth, a amplifié cette lecon : Dominus Deus patrum nostrorum, De Abraham, Isaac et Jacob, qui habitat in calo. :
ou neuf, c'est-à-dire un nombre consacré). Si elle ne va pas plus loin et retourne immédiatement vers le giron maternel, ce n'est pas que les forces lui manquent, c'est quela démonstration est suffisante, et que dorénavant elle ne doit plus fouler la terre avant d’être présentée au te ple du Seigneur: c’est donc volontairement qu’elle revient vers sa mère: Meyer fait remarquer que les sept pas d'un enfant précoce constituent un trés vieux thème. Aussitôt après sa naissance, le Bouddha fait sept pas vers le Nord; on rapporte d'Osiris que, « quand il avait un an il semblait déjà avoir deux ans passés. » — Marie ayant donné les preuves de sa précocité, sa mère peut craindre de la voir errer cà et là a
Et elle fit un sanctuaire dans sa chambre à coucher, et tout ce qui était 1mpur ou souillé, elle ne le lui laissait pas prendre. Et elle appela celles des filles des Hébreux qui étaient sans tache, et elles la divertissaient. 2. Orla premiére année de l'enfant se termina, et Joachim fit une grande réception, et 1] y invita les prêtres et les scribes et le sanhédrin et tout le peuple d'Israél. Et Joachim présenta l'enfant aux prêtres, et ilsla bénirent, disant :« Dieu de nos pères, bénis cette enfant et donne-lui un nom illustre à Jamais dans toutes les générations. » Et tout le peuple dit : « Qu'il en soit ainsi, qu'il en soit ainsi, Amen. » Et il la présenta aux princes des prêtres et ils la bénirent, disant : « Dieu des hauteurs (célestes), jette un regard sur
détriment de sa pureté; et comme elle a été, dés avant sa naissance,
consacrée au service de Dieu, il faut écarter d'elle tout ce qui pourrait
Li * E] * . * * la souiller. C'està quoi tend la claustration dans une sorte de sanctuaire
ménagé dans la chambre haute; méme avant de demeurer au temple, Marie ne peut séjourner que dans un lieu saint, ne peut être entourée que de personnes pures. On s'est perdu en conjectures sur le sens de διεπλάνων ; plusieurs copistes n'ayant pas compris le mot lui ont substitué des lecons arbitraires, D. διηκόνουν ; E. ἐμετεώρησαν ; ce dernier mot est encore plus difficile à expliquer. Fabricius a conjeeturé2:éx)uvov qui est ingénieux. La lecon διεπλάνων est attestée par les meilleurs mss. Il est inutile, pour l'expliquer, de recourir, comme le fait Conrady, à une faute de traduction de l'original : l'auteur hébreu aurait écrit eattissáouhá : et elles la portaient; le traducteur grec a lu vattissi'ouhá: et elles la séduisaient, qu'il a rendu littéralement par διεπλάνων. Meyer y voit, beaucoup plus simplement, le sens tardif d'un mot qui correspond trés exactement au latin divertere, au francais divertir. C'est ainsi d'ailleurs que le Syriaque a compris.
2. Quand Marie est âgée d'un an, Joachim célèbre par un grand banquet l'anniversaire de sa naissance; c'est une occasion pour l'auteur de mettre la Vierge en contact avec le sacerdoce officiel, et de faire prédire par celui-ci ses grandeurs futures. Puisque les filles n'étaient pas présentées au temple aprés leur naissance, Marie n'avait pas encore été bénie par les prétres. Cette célébration de l'anniversaire de naissance est une invention de notre auteur; les Juifs ne célébraient pas cette fête, qu'ils regardaient comme une superstition païenne; l'auteur en a pris l'idée dans Gen., xxr, 8, où l'on voit Abraham faire un grand festin
τὴν παῖδα ταύτην, xal εὐλόγησον αὐτὴν ἐσχάτην εὐλογίαν, ἥτις διαδοχὴν οὐκ ἔχει 1. 83. Καὶ ἀνήρπασεν αὐτὴν ἡ μήτηρ αὐτῆς ἐν τῷ ἁγιάσματι τοῦ χοιτῶνος αὐτῆς, xal ἔδωχεν αὐτὴ μασθόν. Καὶ ἐποίησεν "Avva ἄσμα κυρίῳ τῷ θεῷ AE γουσα 2° ἄσω ὠδὴν κυρίῳ τῷ θεῷ μου, ὅτι ἐπεσχέψατό με καὶ ἀφείλατο ἀπ᾿ ἐμοῦ τὸ ὄνειδος τῶν ἐχθρῶν μου, xal ἔδωκέν μοι χύριος χαρπὸν διχαιοσύνης [αὐτοῦ], μονοούσιον πολυπλάσιον 8 ἐνώπιον αὐτοῦ. Τίς ἀναγγελεῖ τοῖς υἱοῖς ‘Pouélu. ὅτι Αννα θηλάζει ; ἀχούσατε, ἀκχούσατε, αἱ δώδεχα φυλαὶ τοῦ ᾿Ισραὴλ, ὅτι Αννα θηλάζει. Καὶ ἀνέπαυσεν αὐτὴν ἐν τῷῃ
1 Syr. et Eth. : d’une bénédiction qui ne passe point. , 2 Syr. : et elle chanta un hymne saint et elle dit: « Le Seigneur 1 m'a visitée. »
3 Fb, Καὶ, L lisent πολυπλούσιον; les deux épithétes manquent dans Syr.
le jour où Isaac est sevré. À cette fête sont invitées toutes les autorités religieuses : princes des prêtres, simples prêtres, scribes, sanhédrites;« Joachim y a même convoqué tout le peuple d'Israël, car il s'agit de lui présenter celle qui sera la mère du Sauveur. Les simples prêtres pro= noncent les premiers une formule de bénédiction à laquelle la foule s'associe en répondant Amen. « Donne-lui un nom illustre à jamais. dans toutes les générations » rappelle les mots du Magnificat : « toutes les générations me proclameront bienheureuse. » La bénédiction donnée: par les princes des prêtres est naturellement plus solennelle. Ils com=« mencent par invoquer le Seigneur sous le titre de « Dieu des hauteurs X Ces « hauteurs » sont vraisemblablement les puissances qui habi- | tent dans le ciel (cf. Rom., vin, 39, οὔτε δυνάμεις, οὔτε ὕψωμα...) — en sorte que l'expression grecque correspondrait assez bien à. lhébreu Yáheeh Seb&’ôt. La bénédiction que Dieu accordera à Marie est la bénédiction suprême (ἐσχάτη), après laquelle il n'y en a plus : bénédiction sans seconde, aurait dit le xvr1* siècle. Lesyriaque et l'éthiopien ont compris un peu différemment:« bénédiction qui ne“ passe point. » Cette bénédiction sans seconde, c’est, dans la pensée de l'auteur, l'honneur qu'aura Marie d'étre la mére du Sauveur.
3. Aprés cette présentation officielleà tout le peuple d'Israël, Marie rentre dans sa clôture, qu'elle ne quittera plus que pour le temple de
» cette enfant, et bénis-la d'une bénédiction suprême, au- - dessus de laquelle il n'y en ait plus. » 3. Et sa mère l’em- » porta dans le sanctuaire de sa chambre et lui donna le - sein. Et Anne chanta un cantique au Seigneur Dieu, disant : « Je chanterai un cantique au Seigneur mon Dieu, parce qu'il m'a visitée et a enlevé de moi l'opprobre de mes ennemis. Et le Seigneur m'a donné un fruit de (sa) justice, fruit simple, (mais) de multiple aspect devant lui. ᾿ Qui (donc) annoncera aux fils de Ruben qu'Anna donne le — sein? Ecoutez, écoutez, ὃ douze tribus d'Israél, oui, Anne "donne le sein. » Et elle fit reposer l'enfant dans le sanc-