‹ Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins;Chapitre 76 sur 112 · VA ΠΟ · texte numérisé non relu

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— Jérusalem. Le cantique prononcé par Anne ne rappelle que d'assez loin celui que chante la mére de Samuel en pareille circonstance. Le pt - début rappelle les préludes de certains Psaumes (cf. xcvrz, 1; cxr1x, 1). : m — « Il m'a visité» est le mot du Benedictus (Luc., 1, 68); «il a enlevé — de moi l'opprobre de mes ennemis » fait penser à la parole d'Elisabeth, — Lue., 1, 25: « il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi - les hommes, » et aussi au mot de Rachel mettant au monde son pre- — mier fils : « Dieu a enlevé mon opprobre. » Gen., xxx, 23. La leçon τς πῃ fruit de justice » attestée par A, B, C, D, F^, I, R et Syr. est S

plus naturelle que celle qu'a maintenue Tischendorf, « un fruit de sa

justice ». La première expression fait songer à Isaie, xxxi, 17. Du- Ἢ “rant l'ére messianique, « la droiture habitera dans le désert, etla jus- ET — tice s'établira dans le verger, le produit de la droiture sera la paix, le 34 — fruit de la justice sera le repos et la sécurité pour jamais. » Cf. Am., ἘΝ — vi, 12. Ce que le Seigneur a accordé à Anne, c'est le fruit de la justice, m - c'est-à-dire le repos et la sécurité. Ce fruit est simple, mais multiple dans ses effets bienfaisants. — Les derniers mots du cantique rappel- … lent les paroles de Sara (Gen., xxr, 7) : « qui aurait dit à Abraham, Sara

-allaitera des enfants ἢ » Le Ruben dont il est question n'est pas — ]e fils aîné de Jacob, mais bien le personnage, si fier de sa nombreuse T postérité, qui a injurié Joachim; et les douze tribus d'Israél viennent ci pour rappeler le δωδεχάφυλον vainement consulté par Joachim. — Anne, aprés avoir couché sa fille, descend vers ses hótes et les sert elle- ns méme, comme faisait autrefois la femme d'Abraham. Gen., xvrir, pe

— 6 sq.; cf, Marc., 1, 31. La leçon de B, 1, d’après laquelle on impose seu-

e 4 x $a . TR lement alors un nom à l'enfant, est controuvée ; l'étymologie qu'elle | xg — donne du nom de Marie est fantaisiste. — Le remaniement arménien j

“n'a pas connu tout cet épisode du festin, |

POTE. PE ge de à |

χοιτῶνι τοῦ ἁγιάσματος αὐτῆς, καὶ ἐξῆλθεν, xol διηκόν εἰ αὐτοῖς. Τελεσθέντος δὲ τοῦ δείπνου χατέθησαν εὐφραινό-

μενοι ! xai δοξάζοντες τὸν θεὸν ᾿Ισραήλ.

VII. 1. Τὴ δὲ παιδὶ προσετίθεντο οἱ μῆνες αὐτῆς. Ἔγέvero δὲ διετὴς ἡ παῖς, καὶ εἶπεν ’luaxelu ἀνάξωμεν αὐτὴν ἐν τῷ ναῷ κυρίου, ὅπως ἀποδῶμεν τὴν ἐπαγγελίαν ἣν ἐπηγγειλάμεθα μήπως ἀποστείλῃ ὁ δεσπότης ἐφ᾽ ἡμᾶς ? χαὶ ἀπρόσδεχτον γένηται τὸ δῶρον ἡμῶν. Καὶ εἶπεν "Ayva: ἀναμείνωμεν τὸ τρίτον ἔτος, ὅπως μὴ ζητήσει ἡ παῖς πατέρα $ μητέρα. Kat εἶπεν ’luaxeiu' ἀναυμιείνωμεν 3.2. Καὶ ἐγένετο

D t - 4 1 2T [e , 4 A ^ τριετὴς ἡ παῖς, xai εἶπεν Îuaxelu χαλέσατε À τὰς Üuyas τέρας τῶν ‘Ebpaiwy τὰς ἀμιάντους xol λαθέτωσαν ἀνὰ λαμπάδα 5, χαὶ ἔστωσαν χαιόμεναι, ἵνα μιὴ στραφὴ ἡ παῖς εἰς τὰ

2 , M , , e , , - 2 ὀπίσω xai αἰχμαλωτίσθῃ ἡ χαρδία αὐτῆς ἐκ ναοῦ xupiou

1 B, | ajoutent : καὶ ἐπέθηχαν αὐτὴ ὄνομα Μαριὰμ, διότι τὸ ὄνομα αὐτῆς οὐ μαρανθήσεται εἰς τὸν αἰῶνα. Fb donne une leçon analogue.

? Syr.: De peur que le Seigneur ne détourne sa face de nous, et. qu'il n’accepte pas... — Postel avait traduit: ne forsan a nobis auferat Deus succenseatve in nos. — Eth. : ne forte dominus irascatur nobis. ; 3

3 Un certain nombre de mss. lisent : ἀμὴν, γένοιτο. — Syr. : « Tu as bien parlé. » |

4 C, Fa, K et Syr.: See

5 L:xat ἔστωσαν μετ αὐτῆς πρὸς πλάνην αὐτῆς. — Syr. : et qu'elles tiennent des flambeaux allumés devant elle.

VII. 4. L'enfant étant arrivée à l’âge de deux ans, le père songe le premier à remplir la promesse faite jadis de la consacrer au service du. temple. Joachim craint que, si l'on tarde, le Seigneur ne soit irrité. Le verbe ἀποστέλλω reste sans complément. Fabricius suppose qu'il faut sous-entendre : n'exerce sur nous sa colère comme dans Is., x, 6; Judith, ix, 9. Il est plus simple de ne rien sous-entendre, et de traduire « ne l'envoie chercher », auquel cas l'offrande qu'en feraient les paren is ne lui serait plus agréable. Avec une grande délicatesse l’auteur met

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tuaire de sa. chambre, et elle sortit, et les servait. Or, le

festin terminé, ils descendirent joyeux et glorifiant le Dieu d'Israél.

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