VI
᾿Ιωσὴφ μήπως ἔσται ταῦτα ἐν τῷ οἴχῳ cou 1, 3. Καὶ φοθηθεὶς ᾿Ιωσὴφ παρέλαθεν αὐτὴν εἰς τήρησιν ἑαυτῷ ?. Καὶ εἶπεν ᾿Ιωσὴφ τὴ Μαριάμ᾽ ἰδοὺ παρέλαθόν σε ἐκ ναοῦ κυρίου, καὶ
γῦν καταλείπω σε ἐν τῷ οἴχῳ μου xal ἀπέρχομαι οἰχοδο-
μῆσαι 8 τὰς οἰχοδομάς μου, καὶ ἥξω πρὸς cé' χύριός σε διαφυ-
X. 1. ᾿Εγένετο δὲ συμδούλιον τῶν ἱερέων λεγόντων᾽ ποιήσωμεν χαταπέτασμα τῷ ναῷ χυρίου. Καὶ éfmey ὁ ἱερεύς" χκαλέσατέ μοι * παρθένους ἀμιάντους ἀπὸ τῆς φυλῆς Δαυίδ. Καὶ ἀπῆλθον οἱ ὑπηρέται xai ἐζήτησαν, xat εὗρον ἑπτὰ παρθένους. Kol ἐμνήσθη 5 ὁ ἱερεὺς τῆς παιδὸς Μαριὰμ, ὅτι ἦν ἐκ τῆς
1 Syr.: et prends-la sous ta garde. Et Joseph craignit et il dit. à Marie.
3 Eth.: At vero ego abire debeo in peregrinationem et jam nunc tempus advenit.
4 Syr. et Eth. : huit vierges. — Plusieurs mss. grecs donnent également un chiffre : C, D, Fa: ἑπτά; G, K, L: ὀκτώ.
5 ἢ) : χαὶ ἐμνήσθησαν xat τῆς παιδὸς Mani
3. Joseph emméne Marie dans sa maison, En fait, loin de remplir. son rôle de gardien, il s'éloigne aussitôt pour retourner à ses travaux Meyer donne fort justement les raisons de cette petite incohérence. - , Il faut d'abord écarter toute idée de relations conjugales entre Joseph et Marie. Il convient ensuite de laisser une place pour la seène suivante et la visite à Élisabeth. Enfin il ne fallait pas, et tous les Pères de l'É glise sont de cet avis, que Joseph füt présent lors de l'Annonciation, | Tout ceci explique assez comment Joseph laisse à Dieu le soin de pro-. téger Marie.
X. 1. Pour bien comprendre la signification de cet épisode, il faut sen rappeler que le pamphlet juif, auquel Celse a fait quelques emprunts dans le Discours véritable, représentait Marie comme une pauvre fem me réduite à filer pour gagner sa vie. Le Protévangile répond directes ment à cette attaque. Si Marie filait, ce n'était point comme une mer cenaire; le travail qui lui est confié est un travail honorable, auquel sont appliquées les jeunes filles les plus pures de la tribu de David. IN
Joseph, crains que cela n'arrive dans ta maison. 3. Et 1 Joseph, rempli de crainte, prit Marie sous sa garde. Et il lui dit :« Voici que je t'ai reçue du temple du Seigneur, et maintenant je te laisse dans ma maison, et je m'en vais construire mes bátiments, puis je reviendrai vers toi. Le Seigneur (entre temps) sera ton protecteur. »
X. 1. Or voici qu'eut lieu un conseil des prêtres; ils di- - saient : « Faisons un voile pour le temple du Seigneur. » Et le grand-prétre dit : « Convoquez-moi les vierges sans souillure de la tribu de David. » Et les serviteurs partirent et cherchérent, et ils trouvèrent sept vierges. Et le grandprêtre se souvint de la jeune Marie : elle était, (elle aussi,)
s'agit, en effet, de tisser le voile précieux qui séparaitlesanctuaire du Saint des Saints. D’après le Talmud, on confectionnait chaque année deux voiles (il y avait un second voile à l'entrée du sanctuaire) et trois cents prétres étaient requis pour ce travail. L'idée de faire tisser ce voile par des jeunes filles a dû venir à notre auteur du récit del' Exode, xxxv, 25, oü l'on voit « toutes les femmes qui avaient de l'habileté, - filer de leurs mains les fils teints en bleu, en pourpre, en écarlate et en fin lin. » Peut-étre aussil'auteuravait-il entendu parler des jeunes filles nobles qui, tous les ans, à Athénes, tissaientle peplos destiné à la déesse protectrice de la ville. Le chiflre sept, nombre des vierges que raménent les serviteurs, ne doit pas être primitif; il n'y a que sept tâches à distribuer, et Marie qui arrive la huitiéme en prendra deux pour elleseule. Le syriaque a été inspiré par une autre pensée. Le grandprétre avait réclamé huit vierges de la tribu de Juda, et il ne s'en trouve que sept, Marie est appelée à compléter leur nombre; toutefois il ne reste toujours que sept tâches à distribuer. L'éthiopien plus avisé en a supprimé l'énumération, on peut toujours supposer que chacune des vierges convoquées a trouvé du travail Le fait que les serviteurs n'ont pas tout d'abord amené Marie, s'explique facilement. Ils la croyaient mariée. Le grand-prêtre au contraire, au courant de sa situation réelle, doit la considérer comme une vierge de la tribu de David. L'origine davidique de Marie est indiquée ici pour la première et dernière fois; l'auteur, qui l'admet, n'éprouve aucun besoin d'y insister. Parmi les matières emplovées, d’après le Protévangile,à la confection du voile, quatre sont mentionnées dans l'Exo-
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χυρίου !* καὶ εἶπεν ὁ ἱερεύς" λάχετέ uot τίς γήσει ?
xai τὸ ἀμίαντον xai τὴν βύσσον xat τὸ σηριχὸν xat τὸ ὑαχίνθιΞ
τὴν Μαριὰμ. ἡ ἀληθινὴ πορφύρα 3 xai τὸ χόχχινον, καὶ λαδοῦσα ἀπίει εἰς τὸν οἶχον αὐτῆς. [Τῷ δὲ χαιρῷ ἐχείνῳ ἐσίynoev Layapiac, καὶ ἐγένετο ἀντ᾽ αὐτοῦ Σαμουὴλ 4, μέχρις ὅτου ἐλάλησεν Ζαχαρίας. Μαριὰμ δὲ Aa6oüca τὸ χέχκχινον