‹ Le psautierChapitre 102 sur 140 · PSAUME CXLV · texte numérisé non relu

PSAUME CXLV

LaudUj anima mea^ Dominum.

^ans ce psaume purement moral , le prophète avertit les hommes de ne point mettre leur confiance dans les puissances de la terre , de ne point compter sur ce qui est mortel , mais d'attendre tout de Dieu seul.

Mon âme, louez le Seigneur; oui, je veux le louer durant tout le cours de ma vie : je veux le célébrer tant que j'existerai.

Hommes, ne mettez point votre confiance dans les princes et les puissans : ne comptez point sur les enfans des hommes , qui ne sauraient donner le salut.

Le souffle qui les anime les quittera ; ils retourneront à la terre d'où ils sont sortis, et en ce jourlà toutes leurs vaines pensées s'évanouiront avec eux.

Dieu renversa enfin dans sa colère , lorsqu'il fit monter la religion sur le trône des Césars avec Constantin.

' En nous f par votre grâce, et avec nous, par le concours de notre volonté toujours libre, quoique toujours mue pour le bien par cette même grâce : c'est la doctrine de TÉglise.

Heureux l'homme dont le Dieu de Jacob est le soutien, et dont toute l'espérance est dans le Seigneur son Dieu, qui a fait le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent;

Qui est à jamais fidèle à ses promesses , qui rend justice à ceux qu'on opprime, et qui nourrit ceux qui ont faim.

Le Seigneur délivre ceux qui sont dans les fers; il ouvre l'oçil des aveugles; il redresse ceux qui sont courbés; le Seigneur chérit les justes.

Il protège l'étranger ; il prend sous sa garde la veuve et l'orphelin, et anéantit la voie des méchans.

Il régnera dans l'éternité : ô sainte Sion ! il sera ton Dieu dans les siècles des siècles.

Gloire au Père , etc.

HYMNE

Mon Dieu ! lorsque vos traits vengeurs tombent sur nous de toute part, qui peut, hors vous seul, nous consoler dans les épreuves que vous nous envoyez ?

Jjoin de nous les secours du monde ! sa faveur est frivole et inutile : que dis -je ! ses trompeuses ^ consolations ne font qu'entretenir et aigrir nos maux.

Mais vous, Seigneur, si vos châtimens nous épouvantent, ils ne nous otent pas l'espérance.

Tère céleste, les souffrances que vous nous imposez deviennent le remède à nos vrais maux.

Réprimez le mouvement impétueux de nos passions tyranniques : c'est là notre véritable maladie, et vous seul pouvez la guérir.

Pourquoi différez-vous, Seigneur? nous sommes attaqués au dedans et au dehors. Notre âme rachetée par le sang de Jésus-Christ sera-t-elle donc la proie de l'ennemi?

Non, vous nous exaucez : à la voix de notre prière déjà la douce espérance revient calmer nos inquiétudes ; et Jésus-Christ mort pour nous écarte de nous les noires terreurs de la mort.

Gloire à la Trinité sainte , qui ne châtie ceux qu'elle aime que pour leur faire sentir à jamais les effets de sa clémence.

Ainsi soit-il.

PRIME

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