PSAUME LVII
Si verè utique justitiam loquiminL
Ce psaume est tout entier contre les calomniateurs. Le Psalmiste y montre le Dieu de vérité comme ayant en horreur le mensonge et la calomnie , et menaçant de la plus terrible vengeance ceux qui noircissent Tinnocence et la vertu.
Enfans des hommes , si c'est de bonne foi que vous parlez de justice, soyez donc justes dans vos jugemens.
* n est à remarquer qu'entre les trois psaumes où Jésus- Christ souffi^ant parle dans la personne de David, il y a nonseulement conformité parfaite de sentimens et d'idées, mais en quelques endroits presque identité d'expressions. Ici, par exemple , ce verset : Je suis pauvre y etc. , est le même que celui
Mais vous travaillez le mal dans votre cœur ; os mains ourdissent sur la terre la trame de Finiuité.
Les pécheurs sont égarés dès leur naissance; ils nt été méchans dès le sein de leur mère ; ils ont oujours été faux dans leurs paroles.
Leur fureur est semblable à celle des serpens ; Is ressemblent à l'aspic qui ferme l'oreille pour pas entendre la voix de l'enchanteur qui veut L'adoucir '.
Dieu brisera leurs dents dans leur bouche : le Seigneur brisera les dents de ces lions dévorans.
Leur pouvoir passera comme l'eau qui s'écoule et qu'on ne voit plus.
Car le Seigneur lui-même a tendu son arc contre eux , jusqu'à ce qu'ils tombent sans force.
Ils fondront comme la cire au feu : ils disparaîtront comme l'avorton qui n'a point vu le jour.
Avant que vous sentiez les épines déchirantes de ces arbustes malfaisans, le feu les aura dévorés.
. Le juste se réjouira quand il aura vu la ven-
qii'on a vu dans le psaume lxviii : « Je suis pauvre et affligé, a mais votre main salutaire me soutiendra. » L'on verra les mêmes rapports dans le psaume xxi , à None : Deus , Deus meus , respice in me.
' Allusion à une opinion vulgaire anciennement reçue , que l'on charmait les serpens avec des paroles et des chants.
geance; il lavera ses mains dans le sang du pécheur ^
Et l'homme dira : Puisqu'il y a une récompense pour le juste , il y a un Dieu qui juge les habitans de la terre.
Gloire au Pèt*e , etc.
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SEXTE