‹ Le psautierChapitre 107 sur 140 · PSAUME CI · texte numérisé non relu

PSAUME CI

Domine j exaudi orationem meam , et clamor mei

ad te veniat.

Ce psaume porte dans le titre original : Prière du pauvre lorsquils^ dans la tristesse , et qu'il répandra ses pensées en la présence du gneur. C'est pour cela que l'Église l'a mis au nombre des Pénitentioi ( c'est le v*^ ) ; mais si le Psalmiste pénitent n'y adresse pas toujou parole à Jésus-Christ , comme l'ont cru quelques interprètes , il es moins hors de doute qu'il y a quatre versets qui s'adressent à lui, {^ que saint Paul les cite comme une preuve de la divinité du Yerb^ a créé le monde; ce qui n'empêche pas que plusieurs autres passage:^^ ne paraissent applicables au retour de la captivité. Mais ce dernier j^^DÎfl' n'est qu'une conjecture vraisemblable , et l'autre est de foi.

Seigneur, exaucez ma prière, et que mes d'is parviennent jusqu'à vous.

Ne me cachez pas votre visage dans les jours de

* Ces expressions figurées ne signifient point que le juste se réjouira du mal d'autrui , mais qu'il rendra gloire à Dieu pour la délivrance de ses serviteurs et la punition de ses ennemis; ce qui est non-seulement très-légitime , mais très-louable.

'•rribulation; daignez prêter l'oreille à mes vœux, t toutes les fois que je vous invoquerai, hâtezous de m*exaucer.

Car mes jours se sont évanouis comme la fumée, t mes os se sont desséchés comme le bois près 'un foyer ardent.

J'ai été frappé comme l'herbe sous un soleil rûlant; et mon cœur s'est flétri, et j'ai oublié -usqu'au soin de ma nourriture.

Ma peau s'est attachée à mes os ; j'ai langui à ïorce de gémir.

Je suis devenu semblable au pélican dans le déert , semblable au hibou dans sa retraite.

Je suis demeuré seul dans mes veilles , comme e passereau solitaire sur le toit où il fait son nid. Mes ennemis m'ont chargé de reproches pentout le jour; et ceux qui m'avaient donné es louanges m'ont accablé de leurs injures. J'ai mangé mon pain comme j'aurais mangé de la cendre ; et je mêlais mes larmes avec ma boisson; Parce que j'ai vu votre colère allumée contre xnoi, et qu'après m'avoir élevé, vous m'avez précipité.

Mes jours ont décliné comme l'ombre, et je me suis fané comme l'herbe fauchée.

* Vous , Seigneur, vous demeurez le même éter-

^ Ce verset est le premier que cite saint Paul dans TÉpître aux Hébreux, chap. i, vers. 10, 11, 12.

nellement; et le souvenir de vos merveilles subsistera dans tous les siècles.

Vous vous lèverez pour secourir Sion , parce que le temps est venu où vous aurez pitié d'elle ; le temps de faire grâce est arrivé;

Car vos serviteurs chérissent encore ses ruines ; ils pleurent sur cette terre désolée.

Les nations craindront votre nom , Seigneur, et tous les rois de la terre connaîtront votre gloire; Parce que le Seigneur a rebâti Sion : le Seigneu sera vu dans sa gloire.

Il a regardé la douleur des âmes humbles , et n'a pas méprisé leurs prières.

Que ceci soit écrit pour la génération future; le peuple qui doit naître louera le Seigneur.

Car il a regardé du haut de son sanctuaire, il regardé du ciel sur la terre , pour entendre les missemens des captifs et affranchir les enfans ceux qu'on a mis à mort ;

Afin que son nom soit annoncé dans Sion , ^t qu'on chante ses louanges dans Jérusalem, Iot-^que les peuples et les rois se seront réunis pour le servir.

Et ce peuple a répondu au Seigneur par des cris; il a dit : Seigneur, que mes jours soient abrégés; mais ne les terminez pas avant que j'aie vu ce grand jour, ô vous, grand Dieu, dont les années sont dans la génération des générations.

^ Au commencement vous avez créé la terre , it les cieux sont l'ouvrage de vos mains.

Ils passeront ; mais vous demeurerez : ils vieillisront comme un vêtement.

Vous les changerez comme un manteau, et ils changeront; mais vous, vous serez toujours le iwfléme, et vos années n'auront point de fin.

Les enfans de vos serviteurs habiteront avec ^wous, et leur race sera établie en votre présence.

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