‹ Le psautierChapitre 37 sur 140 · PSAUME LXXVI · texte numérisé non relu

PSAUME LXXVI

Foce meâ ad Dominum clamavi : voce med ad

Deum,

Le Psalmiste nous apprend que dans ses disgrâces il n'a trouvé de consolation qu'en Dieu , dans la contemplation de ses merveilles , dans la méditation de ses jugemens , et dans l'attente de ses miséricordes.

J'ai élevé mes cris vers le Seigneur; mes cris ont appelé mon Dieu, et il s'est rendu attentif à ma voix.

J'ai cherché Dieu dans les jours de tribulation , mes mains se sont étendues vers lui dans la nuit , et mon attente n'a pas été trompée.

Mon âme rejetait toute consolation : elle s'est souvenue de Dieu, et a été comblée de joie.

Je me suis exercé à méditer Dieu, et mon esprit a défailli dans l'extase.

Dans mes méditations, mes yeux ont devancé les sentinelles de la nuit, et je suis resté dans l'étonnement et le silence.

J'ai considéré les jours anciens, et j'ai eu dans ma pensée les années éternelles.

Je me suis entretenu dans la nuit avec mon cœur, et j'ai interrogé mon esprit.

Croirai-je que Dieu nous a rejetés pour toujours, qu'il ne se dispose pas à s'apaiser envers nous?

A-t-il retiré pour toujours sa miséricorde? et tout est-il consommé pour la race humaine?

i8o LE PSAUTIER.

La mer a été votre route ; les flots ont été vos sentiers , et l'œil ne verra pas vos traces.

Vous avez conduit votre peuple comme un troupeau devant Moïse et Aaron.

Gloire au Père, etc.

TIERCE

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