‹ Le psautierChapitre 88 sur 140 · PSAUME XXVI · texte numérisé non relu

PSAUME XXVI

Dominus illuminatio mea, et salus mea.

Ce psaume , que David paraît avoir composé dans le temps de ses plus ^ands dangers , est la leçon la plus énergique et le plus parfait modèle de cette inébranlable fermeté qui naît de la confiance en Dieu. Tout fidèle doit tâcher de se pénétrer de ces sentimens dans les temps de persécution.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut : qui donc pourrai-je craindre?

HEURES DU JEUDI. 33i

Le Seigneur est le protecteur de ma vie : qui donc me fera trembler?

N'ai-je pas vu les méchans s'approcher de moi pour me dévorer? et dans ce même moment les persécuteurs ont perdu leur force : ils sont tombés.

Qu'une armée d'ennemis soit campée devant moi, mon cœur ne redoutera rien : que le signal du combat soit donné , ce sera le moment de mon espérance.

Je n'ai demandé qu'une chose au Seigneur, et je la lui demanderai toujours, c'est d'habiter dans sa maison tous les jours de ma vie , de voir les délices du Seigneur et de visiter son temple.

Car il m'a caché sous ses tentes ; il m'a protégé au jour de l'affliction; il m'a gardé dans le secret de son tabernacle '.

Il m'a établi sur un roc ; il a élevé ma tête audessus de mes ennemis.

J'ai marché autour de ses autels, et j'ai immolé dans son tabernacle une victime de jubilation , et je chanterai encore le Seigneur.

Et mes chants lui diront encore : Seigneur, en-

' Ces paroles ne peuvent s'entendre littéralement que de l'asile et des secours que trouva David chez Abimélech, à Nobé où était le tabernacle. Mais le sens spirituel est clair, et tout Chrétien entend ici les consolations intérieures que Dieu accorde à ceux qui mettent leur confiance en lui.

33a LE PSAUTIER.

tendez ma voix et mes cris ; ayez pitié de moi , et exaucez-moi.

Mon cœur vous a parlé; mes yeux vous ont cherché; toujours je chercherai votre présence.

Mais ne détournez pas de moi votre visage ; que votre colère ne vous éloigne pas de votre serviteur.

Soyez mon aide , et ne me délaissez pas ; ne me rejetez pas , ô Dieu de mon salut !

Mon père et ma mère m'ont abandonné ^ ; mais le Seigneur a pris soin de moi.

Seigneur, montrez-moi la loi qui conduit dans vos sentiers; faites-moi marcher dans la voie droite, pour confondre mes ennemis.

Ne me livrez pas à la méchanceté de ceux qui me persécutent; car des témoins iniques se sont levés contre moi , et l'iniquité a menti contre ellemême ^.

J'ai une ferme espérance de voir la félicité du Seigneur dans la terre des vivans.

' On voit dans l'Histoire sainte de quel œil était regardé David dans la maison de son père , qui ne voulut pas même le faire voir à Samuel , avec ses autres enfans , tant il en faisait peu de cas.

^ C'esra-dll^ que leurs propres paroles , pesées au poids de la vérité et de la justice, devenaient une accusation contre euxmêmes. Il n'y a peut-être point de mot dans l'Écriture qui ait été plus souvent cité, parce qu'il n'y en pas qui soit plus souvent applicable , et qui renferme plus d'applications diverses dans sa précision énergique.

Et je me dis à moi-même : Attends le Seigneur ; prends com^age, et que ton cœur se fortifie; attends le Seigneur. Gloire au Père , etc.

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