‹ Le pseudo-érysipèle vaso-moteur chez les tuberculeuxChapitre 15 sur 26 · EME EME · texte numérisé non relu

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leurs sur deux cas analogues antérieurement étudiés, et il ajoutait : se « La tuberculose entraîne souvent à sa suite une inflammation,simple ou tuberculeuse, du dôme pleural. Il en résulte des adhérences avec épaisissement et accolement des deux feuillets du cul-de-sac supérieur de la plèvre : adhérence, pachypleurite et péripleurite dont on se rend compte aux autopsies, quand on extrait de la cage thoracique le sommet du poumon. Si dans certains cas, l’inflammation atteint et détruit les filets pupillo-dilatateurs. le syndrome oculo-pupillaire s’ensuit fatalement. La destruction de ces filets peut, du reste, résulter d’une adénopathie tuberculeuse en cette région, puisque les anatomistes décrivent quelques petits ganglions lymphatiques dans le tissu cellulaire qui recouvre le dôme pleural et entoure le sympathique. Que les filets pupillo-dilatateurs soient détruits par l’un ou ‘l’autre de ces mécanismes, le résultat est nécessairement le même. »

Il restait à établir à quel niveau ces filets avaient été détruits.

Or; sur quels éléments la compression résultant de la sclérose pleuro-pulmonaire a-t-elle pu porter ?

On sait que les filets pupillo-dilatateurs sont contenus dans les rameaux communicants du premier ngrf dorsal. Si ceux-ci ont été seuls touchés, l'existence du syndrome oculo-pupillaire pur s'explique. Mais, et le fait est plus probable, si la compression, l’irritation, se sont exercées à la fois sur le ganglion cervical inférieur, et sur les communicants voisins, comment expliquer que dans les

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cas présentés, au syndrome oculo-pupillaires ne se soient pas ajoutés des troubles vaso-moteurs ou trophiques de face, puisque ce sont justement les fibres sympathiques chargées de ce rôle vaso-moteur qui passent à travers ce ganglion et la partie adjacente du sympathique cervical. Ces filets viennent, en effet, de la moelle par les rami-communicantes des 3°, 4°, 5° et 6° nerfs dorsaux, se rendent d'abord aux ganglions thoraciques correspondants et montent le long du cordon sympathique thoracique et cervical (1).

De l’absence de ces troubles, répond M. Souques (2), « iln’est pas permis d’inférer que les filets vaso-moteurs de la face n'aient pas été touchés à l’origine. En effet, les troubles vaso-moteurs disparaissent assez vite après la section du sympathique, ainsi qu'ont permis de s'en rendre compte les nombreuses sympathicectotomies faites dans ces dernières années... De leur absence dans le présent, on ne peut donc conclure à leur absence dans le passé. »

Ces troubles oculo-pupillaires n’ont pas été étudiés seulement dans la tuberculose du sommet.Dans la pneumonie, par exemple, on a observé, tantôt du myosis, tantôt de la mychiase. Pour M. Barié (3), et M. Vincent est du même avis, ils se rattacheraient sans doute « à

(1) Voir pour la dissociation du trajet des filets oculo-pupillaires ef vaso-moteurs, non seulement au niveau de leur émergence, mais plus loin, dans le cordon cervical, l'étude complète de Fr. Franck : Recherches sur les nerfs dilatateurs dela pupille. 1878.79, p. 26.

(2) Souques. Loc. cit.

(3) Barié. Soc. des hôpit., même séance.

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certaines incitations nerveuses dans le domaine du grand sympathique » Et M. Souques, répondant à M. Barié, ajoute : « Il serait interessant de savoir si la pneumonie du sommet s'accompagne plus souvent de troubles pupillaires que celle de la base, et s’il y a ou non concomitance de troubles vaso-moteurs, c'est-à-dire de rougeur de la pommette. Pour expliquer l'existence de troubles pupillaires dans la pneumonie de la base, on peut supposer la compression des filets iriens du sympathique au niveau du dôme pleural, par une adénopathie symptomatique ». Nous aurons l'occasion de revenir plus loin sur ces modifications vaso-motrices dans le cours de la pneumonie.

Ce ne sont pas seulement ces troubles vaso-moteur's et oculo-pupillaires qui ont été rappcrtés aux irritations des ganglions cervicaux inférieurs du grand sympathique. Les troubles secr'étoires, les troubles trophiques, ont été signalés déjà dans un assez grand nombre d’observations, pour qu'on puisse ieur accorder crédit.

Si toutes ces observations n’ont pas été suivies d’examen nécropsique, du moins leur comparaison s'impose avec celles toutes semblables qui s’accompagnent de ce complément — nous voulons dire, celles antérieurement publiées par M. Jacquet et celle inédite, qu’on trouvera plus loin — et il semble légitime de conclure à leur analogie. Dans les cas qui vont suivre, nous ne trouvons plus comme dans les faits de M. Souques, un symptôme isolé mais une réunion plus ou moins com- plète de symptômes, se rapprochant davantage de l'ensemble des troubles provoqués par l’expérimentation sur

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