‹ Le pseudo-érysipèle vaso-moteur chez les tuberculeuxChapitre 8 sur 26 · MP · texte numérisé non relu

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est ici beaucoup moins accentuée. Cependant l’examen des coupes colorées au van Gieson, entre autres, permet d'établir nettement les points suivants : ;

10 À la périphérie, le tissu conjonctif forme une bande épaisse et constante sur les coupes du ganglion droit. Sur celles du côté gauche. elle est moins accentuée et n’est constituée que par une bordure assez mince.

20 Dans le centre du ganglion lui-même. à droite, des tractus conjonctifs et fibreux partis de la périphérie sillonnent la préparation en grande abondance.

Sur les coupes, leur coloration rose-vif fortement tranchée, permet de suivre leurs plus fines ramifications jusqu'entre les fibrilles et les cellules nerveuses. Dans leur ensemble, ces tractus entourent des ilôts de tissu nerveux d'un cercle épais, duquel partent d’autres tractus plus minces qui forment à l’intérieur du premier des ilots secondaires. Cette disposition est surtout marquée dans la région centrale du ganglion; mais celle se retrouve dans toute l’étendue de la coupe.

À gauche, cette disposition en petits ilôts de la subtance nerveuse, comme lobulée par la substance connective qui la pénètre intimement, ne se retrouve plus avec la même intensité.

On voit des trainées de tissu conjonctif, en quantité sans doute considérable, parcourir la préparation, mais la pénétration est loin d’être aussi intime, la disposition en îlôt n’est plus aussi frappante.

À un grossissement plus fort, il est possible de trouver des espaces intercellulaires ou interfibrillaires, où ce tissu n’existe pas.

Dans les coupes du ganglion droit, ce tissu apparaissait, plus ou moins important, dans tous les points examinés.

Quant aux cellules nerveuses, elles paraissent, autant que nous avons pu en juger, absolument comparables des deux côtés. Elles présentent le même aspect, leur noyau et leurs

granulations sont bien conservés et ont pris franchement la coloration. :

Si nous résumons en quelques mots l'observation qui précède, nous voyons apparaître, chez un tuberculeu.r avancé, ayant présenté autrefois un érysipèle vrai de la face, un pseudo-érysipèle vaso-moteur de la plus grande netteté, variable d'intensité suivant les moments de Pexamen, provoquée à volonté par la friction légère des téquments, par les efforts de toux, par la parole, par les changements de position du malade.

Anatomiquement, nous trouvons des deux côtés, au sommet des poumons, des lésions tuberculeuses avancées, et corrélativement, le ganglion cervical inférieur de chaque côté et la partie attenante du sympathique thoracique, entourés d’une atmosphère celluleuse épaisste, fibreuse par places, formant du côté droit une véritable coque ganglionnaire, rendant intimes surtout, de ce côté, les adhérences de cetle chaine sympathique et du tissu pleuro-pulmonaire qui l'avoisinait.

Comme nous le disions en débutant, cliniquement et anatomiquement, les deux cas que nous avons rapprochés, se juxtaposent d'une façon vraiment saisissante.

GOLDENSTEIN 9

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