‹ Le Psoriasis et la TuberculoseChapitre 14 sur 32 · UV 4 2 RAT ER ER REP · texte numérisé non relu

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naltre pareille étiologie. J'ai eu l’occasion d'observer encore récemment un jeune homme de vingt ans, auquel j'avais, il y a deux ans, donné des soins pour des polyadénites cervicales nettement tuberculeuses et ensuite pour un rhumatisme articulaire de même nature, présenter des plaques psoriasiques disséminées, siégeant en particulier aux coudes et aux genoux. Comme dans nombre d’autres manifestations rhumatismales de nature tuberculeuse, il existait une sorte de balancement entre ces lésions, fait qui avait, d’ailleurs, beaucoup frappé le malade. Sous l'influence d'un traitement général, de l'administration à hause dose d’huile de foie de morue, ces diverses lésions rétrocédèrent progressivement.

» Les ganglions et le psoriasis furent plus tenaces que les manifestations articulaires.

» Le fait que je cite est loin d'être unique et nous connaissons des dermatologistes éminents qui ne voient, depuis nos recherches sur la tuberculose inflammatoire, dans les affections cutanées, même les mieux définies comme entité pathologique, telles que l’eczéma, le psoriasis, le lichen, la sclérodermie, ete., etc., qu'un syndrome, reconnaissant les infections (en particulier l’infection tuberculeuse), des intoxications multiples et d’origine très différente. Je ne voudrais pas qu'on püt supposer un seul instant que je crois la tuberculose seule capable d’engendrer un psoriasis, mais je crois qu'elle en est la cause dans certaines circonstances et que, lorsqu'un psoriasis se déclare chez un tuberculeux, il est plus dans la vérité de le rattacher a priori à celte dernière qu’à un arthritisme qui n'existe pas.

» Aiguillés dans le sens que nous indiquons, les observateurs reconnaîtront, nous n’en doutons pas, le bien-fondé d’une telle interprétation, et cela pour un grand nombre d’affections

cutanées ».

Nous ignorions complètement cette observation à l’époque où nous entreprenions les travaux préliminaires de cette étude; aussi avons-nous été particulièrement heureux de découvrir la relation de Courmont avec cette discussion de Poncet; elles sont

édifiantes à plus d’un point de vue. En effet, ici encore la coexistence clinique parait bien établie : la tuberculose a même été dénoncée par des moyens dont nous ne pouvions disposer; le séro-diagnostic, l'ophtalmo-réaction et la radiographie. Nul doute ne saurait donc subsister à cet égard. Mais l’auteur signale que si, cette fois, il a trouvé chez un rhumatisant tuberculeux un psoriasis ancien, il lui est arrivé une autre fois de trouver chez un second rhumatisant tuberculeux une tuberculide cutanée ; rapprochementintéressant. Puis Poncet rapporte un cas semblable au nôtre; mais l'infection bacillaire n'était pas . du même type et, moins virulente, n’a pas évolué jusqu’à son terme ultime; il avait pu cependant noter le balancement qui attira notre attention et dont son malade, comme les nôtres, demeura surpris; il signale la fréquence du fait et ne manque pas de voir, entre des affections si intimement liées, autre chose qu’un simple effet du hasard.

D’autres cliniciens, d’ailleurs, vont faire des constatations semblables et un travail de la clinique de M. le professeur Dubreuilh, signé par M. l’agrégé Petges, vient confirmer l’observation précédente et les nôtres.

s OBSERVATION V

PerTces et Dane Annales de dermalologie, 1913.

Tuberculose inflammatoire et psoriasis.

P. L..., âgé de 45 ans, coiffeur, entre le 14 janvier 1919, ue 16 (service de M. Pitres), à l'hôpital Saint-André.

Antécédents héréditaires. — Père mort à 79 ans d'une maladie de cœur; cet homme aurait eu, vers l’âge de 30 ans, une poussée de rhumatisme articulaire aigu, ayant évolué lentement vers la guérison, mais n'ayant jamais récidivé dans la suite; il n'existait pas chez lui d'autres manifestations arthritiques à signaler, il n’était pas suspect de tuberculose.

Mère morte à 64 ans, d'une attaque de paralysie, c'était une forte et grosse femme bien portante, qui seulement vers l’âge de 50 ans

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