‹ Le Psoriasis et la TuberculoseChapitre 26 sur 32 · MEN RE · texte numérisé non relu

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culabilité, ni la contagiosité ». Nous ne saurions adopter d’autre conclusion; la découverte du microorganisme seule lèverait les doutes. | |

Pour Kobner, partisan lui aussi de l’infection locale, l’hérédité paraît être un argument sérieux. Grâce à une prédisposition héréditaire, à une malformation congénitale de l’épiderme, l'individu réagirait de cette façon, en faisant de la parakératose, à toutes sortes d’irritants externes. Il observe la grande

sensibilité des psoriasiques aux excitations légères, grattage,

érosion, insiste sur le début dans l'enfance, l'influence des traumatismes, les récidives indéfinies. Mais pour lui, il faut une irritation externe.

Retenons toutefois celte orientation vers le terrain qui, certes, n'est pas à négliger. Kobner nous paraît avoir frôlé de bien près la vérité et, pour l'atteindre, il lui suffisait, nous espérons le montrer, d'ajouter aux causes extrinsèques les causes internes.

Ces auteurs ont, à peu près, synthétisé les idées des partisans du psoriasis-infection locale; aussi ne nous étendronsnous pas davantage sur cette opinion, avouant, dès à présent, l'influence qu'exerce sur nous la théorie de la prédisposition:; nous y reviendrons plus tard, mais nous allons voir auparavant quels arguments apportent les partisans du psoriasis-infection générale. |

E. Wilson et d’autres syphiligraphes veulent faire jouer un rôle à l’hérédité syphilitique : question indigne d'être traitée, déclare Pollitzer. Ce n’est pas l'avis de Brocq à qui deux faits cliniques paraissent incontestables : 1° la fréquence relative de l'apparition du psoriasis pendant les trois premières années de l'infection syphilitique ; 2° les heureux résultats que l’on obtient souvent dans certains cas de psoriasis rebelle avec Les injections de composés mercuriels et surtout avec le calomel. Il y aurait là des lésions hybrides.

Pour nous, qui avons remarqué la coexistence fréquente des deux affections, nous ne voyons aucune impossibilité à la réalité des faits apportés; le seul tort, à notre sens, est de vouloir faire de la syphilis l’étiologie unique du psoriasis.

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