‹ Le Psoriasis et la TuberculoseChapitre 27 sur 32 · HAUTES · texte numérisé non relu

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À Kopp, l’efflorescence psoriasique paraît être le résultat d'une maladie infectieuse chronique; ce seraient les troubles du métabolisme qui amèneraient l'apparition des efflorescences psoriasiques, et Bulckley est convaincu de la réalité de leur influence.

Brocq, qui a recherché dans l'urine des psoriasiques, avec le docteur A ÿrignac, la preuve de ces troubles du métabolisme, déclare, lui, que l'étude des différents coefficients urologiques ve permet pas d'établir une formule urinaire caractéristique du psoriasis et que les divers sujets atteints ont cependant tous une certaine déviation nutritive, qui peut varier selon les cas et nous enregistrons avec plaisir cette déclaration : « 1/ semble que des

-causes différentes peuvent occasionner le psoriasis ou que le

psoriasis peut évoluer sur des terrains différents ». Par des déductions cliniques, nous arriverons exactement au même résultat. . Une autre théorie paraît avoir rallié un grand nombre de suffrages parmi les dermatologistes; c'est celle qui veut que le psoriasis soit une affection d'origine nerveuse. Pollitzer la récuse comme tout ce qui n'est pas exclusivement parasitaire, et cependant, on à rapporté des observations nombreuses et probantes de poussées psoriasiques succédant à un ébranlement nerveux. Polobetnoff regarde le psoriasis comme l'un des nombreux symptômes d’une névrose vaso-motrice dan$ laquelle des troubles de la circulation se produisent du côté de la peau. Nous ne nions pas les faits, et croyons-même à la participation de l'élément nerveux dans les modifications tissulaires en général, et dans les modifications tégumentaires en particulier; mais nous constatons, avec Audry, que c’est simplement reculer le problème, car on en arrive fatalement à se demander : si l'affection de la peau est le réultat d’un trouble nerveux, quel agent a produit ce trouble nerveux ? Et à cela on ne donne pas de réponse.

Vient enfin une opinion très répandue elle aussi, c’est celle qui veut faire du psoriasis une affection goutteuse ou rhumatismale, le psoriasis arthropathique. Cette opinion est basée sur la coexistence fréquente des deux affections et sur les résultats obtenus par des médications qui ne s’adressaient qu’à la dia-

Soulaine 5]

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thèse concomitante. lei, Les cas sont plus nombreux que partout ailleurs et il faut avoir le parti-pris de Pollitzer pour laisser résolument de côté une série de faits si A à La plupart des auteurs leur attribuent une grande valeur et, à force d'en constater la coexistence, finissent pas se ee qu'il y a là une manifestation herpétique, disait Lancereaux; arthritique, a-t-on dit plus tard.

Si l’on admet cette proposition, qu’on nous permette de faire remarquer que les formes rhumatismales décrites et dont l'évolution coïncidait avec un psoriasis ressemblent, pour la plupart, au rhumatisme tuberculeux de Poncet. Brocq, lui-même, signale avoir trouvé de la tuberculose chez ses psoriasiques ; rarement

de la tuberculose avérée, dit il, presque toujours des formes

alténuées. Aujourd' hui, où la théorie de la tuberculose inflammatoire a éclairé beaucoup de points obscurs, n’est on pas en droit de se demander si, dans les cas cités, de même que dans celui de Petges, de même que dans l’un des nôtres, il ne s’agit pas de rhumatisme tuberculeux, transformant ainsi les rapports psoriasis-rhumatisme en ceux de psoriasis tuberculose. Pollitzer qui nie beaucoup de choses affirme que, chez les psoriasiques, la tuberculose est pis fréquente que le rhumatisne, et que cependant personne n a songé à faire de la tuberculose la cause du psoriasis. Nous verrons néanmoins ce que cette opinion aurait de vraisemblable.

Mais auparavant, prenons acte des conclusions de Brocq, qu'il a minutieusement exposées dans un article intitulé : Quelques réflexions sur l’éliologie du psoriasis, puis, nous servant de tous les travaux précédents, nous examinerons les théories à la lueur des faits que nous avons observés. Le paragraphe intitulé : « Quelle idée nous croyons que l’on peut provisoirement se faire du psoriasis », est entièrement à citer.

» Il est hors de doute que l’on trouvera notre manière de raisonner par trop sévère, et que nombre de dermatologistes tiendront le raisonnement suivant: « Puisqu'il existe de sérieuses présomptions en faveur de l'origine parasitaire du psoriasis, pourquoi ne pas l’admettre tout de suite comme réelle? On a

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