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substances excrétées, liquides ou demi-solides » (1). Cependant, certaines peaux délicates peuvent être plus facilement infectées.
Ceci nous semble avoir une grande importance, car la peau est, sans aucun doute, la partie de notre corps qui a le plus de chance d’être infectée et pour qui sait en quelles quantités se trouvent les bacilles de Koch dans les milieux contaminés, les bacilles de tuberculeux, par exemple, on ne s'étonnera pas de les voir élire domicile sur nos téguments.
Si l’on admet ce contact fréquent (certains auteurs, Ferran de Barcelone, par exemple, soutiennent que le bacille de Koch est un saprophyte), est-il admissible que le bacille pénètre dans l’économie? Roux et Rochaix en admettent la possibilité, mais le docteur Babès, de Bucarest, en a apporté la preuve expérimentale au Congrès international de la tuberculose en 1905. Après avoir constaté que le bacille de Koch pouvait franchir la muqueuse intacte des amygdales, il réussit à tuberculiser des
cobaves en les frictionnant avec une cullure sur la peau rasée
d’abord, puis sur une peau non préparée. Un mois après le frottement, les ganglions de la région (raitée se gonflent et peu après se déclare une tuberculose généralisée mortelle. Courmont, Lesieur et André ont réalisé l’inoculation transcutanée chez le cobaye, le veau et le lapin.
Voilà donc un mode de contagion qui doit être plus fréquent qu'on ne l'a cru pendant longtemps et qui rendrait bien compte de la fréquence incontestable des tuberculoses cutanées. Mais il est loin d'être unique et un microbe n'agit pas seulement par par sa présence, mais bien encore par ses toxines.
D'après Gougerot, les bacilles qui ont pénétré dans l’économie sont embolisés et, pour produire une tuberculide; peuvent se présenter sous trois formes : ou bien ils sont atténués et c'est une race spéciale; ou bien ce sont des bacilles ordinaires, virulents, mais en petit nombre; ou bien le bacille est mort. Dans ces trois hypothèses, les bacilles embolisés agiraient et par leur
(1) Roux et Rochaix, Précis de microbie el de lechnique baclérioscopique.
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présence et par leurs toxines diffusant autour d'eux localement, par ce que l’on a appelé les toxines adhérentes. ri. Mais la plupart des auteurs, et nous les suivons volontiers,
se sont ralliés à la théorie loxinique des toxi-tuberculides que
que Hallopeau promulgua en 1896. D'un foyer, viscéral ou ganglionnaire, diffuseraient des toxines solubles qui, à distance, en certains points cutanés, provoqueraient des lésions uniquement. toxiques, soit directement, soit après avoir impressionné les centres nerveux (Bæœck). Cette opinion a pour base scientifique la connaissance des toxines solubles émises par le bacille de Koch. Que l'infection soit locale ou qu’elle soit générale, qu'il s'agisse d’une action de présence ou d'une action à distance, si l'agent pathogène précité tombe sur un terrain prédisposé, sur un épiderme à tendance réactionnelle parakératosique, l'efflorescence psoriasique prendra naissance et c’est ainsi que nous expliquons les cas que nous avons observés et ceux que nous avons réunis. Et ils s’en sont aperçus les auteurs qui, comme Nicolas et Gauthier, ont recherché systématiquement, par la cuti-réaclion et l’ophtalmo-réaction, de quelle façon réagissaient à la tuberculine les malades atteints de dermatoses diverses. Presque un liers des psoriasiques donnent un résultat positif el cela prêle un singulier relief à ce que nous avons observé tt}
La démonstration que nous avons entreprise en faveur du bacille de Koch est, à n’en pas douter, applicable à tout mieroorganisme, ou même à toute maladie qui influencera le chimisme, le métabolisme de l'individu. à |
Mais si le psoriasis esl, aussi souvent que nous le ec d'origine bactérienne, on doit retrouver dans la lésion le bacille en cause. Nous ne répéterons pas ce que nous avons constaté dans notre introduction, à savoir, la difficulté et parfois. l’impossibilité de mettre en évidence le bacille de Koch dans des lésions tuberculeuses avérées. Toutefois Menzer a recherché dans les plaques psoriasiques quelle en était la flore : trois fois il a trouvé
(1) Cuti-réaction et ophtalmo-réaction dans diverses dermatoses d'origine tuberculeuse ou non par MM. Nicolas el P. Gauthier, in Lyon médical, 1907.