‹ Le Psoriasis et la TuberculoseChapitre 31 sur 32 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

des cocei au centre de territoires dermiques, une fois des grauulations de Much, une fois des bacilles acido-résistants « ce qui tend, dit l’auteur, à détruire la notion de la spécificité morbide ». Après cela, nous espérons que les doutes sont levés.

Notre théorie est d’ailleurs si rationnelle que Brocq, dans l’article précité, semble être invinciblement attiré par elle; s'il analyse les urines des psoriaques, la diversité des résultats lui suggère la pluralité des causes pathogènes; plus loin « il n’est pas illogique d'admettre que les causes différentes pourraient provoquer l'apparition du syndrome psoriasis »; et encore « nous devons considérer le psoriasis comme un syndrome et nous sommes obligé d'admettre que, suivant les sujets, il semble que des influences pathogéniques variables président à sa genèse ». Mais immédiatement les objections reviennent sous sa plume et cependant quelle est la valeur de celles qu'on peut formuler ?

Du côté de l'agent pathogène aucune difficulté, puisque nous les admettons tous et sous quelque forme qu'ils manifestent leur activité. Il faut donc s’en prendre aux preuves secondaires, puisqu'on ne peut plus se servir contre nous de la diversité des types cliniques. Mais on voit aussitôt avec quelle facilité ces objections sont résolues.

Si nous voulons tirer argument de ce que, comme l’a remarqué Petges, l’arsenic est en quelque sorte bivolent et produit des effets aussi heureux sur le psoriasis que sur la tuberculose, on nous opposera immédiatement qu’on a vu aussi bien réussir des médications différentes parmi lesquelles les médications mercurielles et thyroïdiennes. Mais ne voit-on pas immédiatement, si l'on admet notre hypothèse, que l'on agit ainsi sur la diathèse sous-jacente qui, cette fois, n'était pas la tuberculose, mais probablement la syphilis quand on à employé le mercure et le rhumatisme quand on s'est servi d'extrait thyroïdien. Mais si le psoriasis a guéri par la seule vertu du régime végétarien? Vous avez simplement modifié le métabolisme de l'individu et enlevé aux tissus les éléments chimiques qui, directement ou par l'intermédiaire du système nerveux, apportaient le trouble dans leur. texture.

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Et les cas de contagion observés ne s’expliquent-ils pas tout naturellement par la transmission de la maladie causale? Le fait même de l’inoculation positive de Destot réalisée sur luimême, qui a été mise en doute surtout parce qu'elle était gênante, ne nous trouble pas autrement; Destot ne se serait pas inoculé le psoriasis, mais bien l'agent pathogène qui l'avait causé chez un individu dont le tégument réagissait de la même façon que celui de l’expérimentateur.

Quant à l’objection faite par Pollitzer et qui prend naissance dans ce fait que le psoriasis peut rester localisé : « Singulière maladie générale, s’écrie le dermatologiste américain, que cette affection qui peut se limiter à deux ou trois petites plaques », quant à cette objection, nous ne l'avons jamais comprise. Une typhoïde est bien une maladie générale, nous semble-t-il ; auquel d’entre nous n'est-il done pas arrivé de retrouver avec peine sur un thorax ou un abdomen de typhique deux ou trois éléments lenticulaires seulement; s'ensuit-il de là que la typhoïde, maladie générale, n'est pas la cause efficiente de ces taches lenticulaires en nombre limité? La réponse se fait seule.

Pour nous, la seule théorie pathogénique admissible dans l'état actuel de nos connaissances, la seule qui encadre tous Les faits cliniques apportés dans la discussion est celle que nous proposons. Le psoriasis, a-t-on dit excellemment, est un syndrome, mais nous précisons que ce syndrome peut être cliniquement réalisé par une foule d'agents pathogènes, d'origine externe ou interne, agissant par leur présence ou leurs produits, et modifiant plus ou moins le métabolisme. Ce qui ferait l’unicité dn processus morbide, ce ne serait donc plus l’agent pathogène, mais bien le terrain, la peau qui, par une prédisposition héréditaire ou acquise, réagirait à l'infection par l’efflorescence psoriasique.

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