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Le buste, la région fessière, la face antérieure des cuisses porlent aussi de nombreuses plaques de dimensions inférieures, moins élevées et moins rugueuses, mais aussi à contours arrondis.
Toutes ces lésions, grattées légèrement, desquament, forment tache de bougie et laissent voir un derme où le sang vient affleurer en fines gouttelettes. Le malade ne sait pas si le cas s’est présenté dans sa famille.
À Noël, les signes bronchitiques ont presque entièrement disparu, à part quelques ronchus disséminés. Au sommet droit, on trouve une grande exagération des vibrations thoraciques et du retentissement de la toux, coïncidant avec une submatité franche. L'inspiration est rude, saccadée, en deux temps; l'expiration très prolongée. Les quintes sont de grande durée; à la reprise, bouffées de craquements secs dans la zone de Chauvet. En explorant le reste de la topographie pulmonaire, on ne trouve rien d'autre que les ronchus déjà signalés et qui indiquent la ténacité d’un catarrhe ancien. Les crachats contiennent des ilôts jaunâtres plus nombreux. L’appétit est diminué. Fièvre hectique atteignant 39,5 le soir; le matin 87.
Le malade desquame avec une abondance étonnante. On trouve dans son lit une véritable couche de larges lambeaux épidermiques, secs, parfois enroulés et produisant un friselis de papier froissé. Les plaques ont moins d'élévation et les plus importantes sont moins rugueuses. Des solutions de continuité se manifestent, le long des bras particulièrement où des îlots se reforment.
Janvier : Le malade s’amaigrit de facon notable. Il est dyspnéique et ses pommettes, rouges et saillantes, tranchent vivement sur son teint terreux; la pupille est largement dilatée, mais réagit bien à la lumière. La percussion dénonce une matité franche au sommet droit et en arrièré; les craquements ont pris un timbre humide, bulleux; ils sont plus nombreux, plus rapprochés, quoique l'intervalle qui les sépare demeure parfaitement net. La zone de matité s'est élargie et le malade est devenu sensible à la percussion forte de cette région.
Les muscles, rapidement pincés, manifestent du myæœdème. La toux est grasse, les crachats deviennent nummulaires. La température décrit de grandes oscillations.
La plaque psoriasique sous-épineuse s’abaisse pendant cette Soulaine i ?
Heo0 re.
période; le centre surtout paraît s'affaisser pendant que le diamètre diminue. Sur les membres on ne trouve plus de larges rubans, mais des placards bien séparés et qui n’ont plus de counexion. Les derniers éléments apparus semblent stationnaires et n'augmentent pas de dimension ni d'élévation.
Février : Le foyer caséeux s’est rapidement ramolli; la caverne est maintenant constituée ; à l’auscultation, on perçoit de gros râles cavernuleux et du souffle. On distingue encore un retentissement éclatant de la voix haute et la perception très nette de la voix chuchotée. Le malade semble vous parler dans l'oreille. J..., dont le moral est toujours excellent, ne peut changer de position sans provoquer une
quinte de toux; le signe du tapotage devient très net et l’état général
paraît aggravé.
Pendant tout ce temps la dermatose n’a cessé d'évoluer vers la disparition. La plaque sous-épineuse n’a plus guère que le diamètre d'une pièce de cinq francs; les bords se sont aplanis et elle est
presque de niveau avec l’'épiderme environnant; celles qui siégeaient .
sur le triceps et le flanc droit rétrocèdent de la même façon. La desquamation, plus fine, est moins abondante.
Mars : Autour de la caverne, qui donne une matilé franche [le
malade expectore beaucoup), on trouve une zone de submatité assez étendue, occupant les deux tiers de la fosse sus-épineuse et diminuant du centre à la périphérie où l’on arrive insensiblement à la sonorité normale. Les dimensions de la caverne n'ont pas varié depuis le mois dernier; le processus de défense paraît s'organiser et le tissu fibreux circonscrire le foyer, toute cette zone présentant une diminution du murmure vésiculaire, sans râles. La température ne présente plus ces clochers, suivis de dépressions, qu'on avait loujours notés jusqu'ici. J... se sent mieux, mange d’un meilleur appétit; les quintes s'espacent, on peut se demander si le malade ne va pas se ranger dans cette catégorie de caverneux qui conservent leurs lésions des années, sans modification; on pourrait d'autant mieux le croire, qu’à part la région rétractée et celle que nous venons de décrire, le murmure vésiculaire a retrouvé son moelleux.
Le malade, qui a ressenti, en même temps que son Ole un léger prurit, nous fait remarquer que de nouveaux « boutons »
RTS ES TP RP PR ET Te OT