‹ Le puff: Adrienne LecouvreurChapitre 121 sur 176 · HENRI, FRANÇOIS I«', MARGUERITE · texte numérisé non relu

HENRI, FRANÇOIS I«', MARGUERITE

FRANÇOIS !«', à Marguerite.

Tu m'avais quitté?... Cette chambre est si sombre cl si triste !... c'est l'Espagne ! tandis que toi,., c'est la France !.'.. Ah! d'Albrct?...

HENRI

Sire !

Et tes blessures?

HENRI

Grâce au ciel, ce bras peut encore servir Votre Majesté...

(il soutient le roi et le co::duit jusqu'au fauteuil à gauche.) FRANÇOIS I^'^, assis entre eux deux.

D'Albret!... ma sœur!... près de vous, mes amis, il n'y a plus d'exil.

MARGUERITE

L'exil!... s'adoucit du moins... Voici M. d'Albret..^ qui a obtenu la permission...

HENRI

De voir quelques heures Votre Majesté.

MARGUERITE

Et moi de rester près de vous, sire, tant que je le voudrai... Voilà dé]!i de meilleures nouvelles! aussi, nous allons passer tous les trois une bonne soirée... comme autrefois à Ghambord.

HENRI

Ou à Fontainebleau.

FRANÇOIS 1®"*, re^'ardant arec douleur les murs de sa prison.

Oui, mes beaux ombrages de Fontainebleau !... Et ce

palais qu'embellissaient par mes soins les merveilles des arts...

(il se détourne pour essuyer une larme.) MARGUERITE, gaiement.

Il est de fait, sire, que vous nous y receviez mieux qu'ici... D'abord, vous nous y donniez à souper... et moi j'ai grand'faim.

^ FRANÇOIS I«^ souriant.

En vérité, ma mignonne?...

MARGUERITE

Je n'ai rien pris depuis ce malin.

D'Albret... dis à mes gardiens de m'apporter cette coîlalion... qu'ils avaient déposée dans ma chambre, hier, je crois, ou avant-hier.

(D'Albret sort.)

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