SCÈNE VIL
L'ABBÉ, près de la table, à ses bouquets; ADRIENNE, MAURICE,'
sur le devant du théâtre et tournant le dos à l'abbé*
MAURICE, rapidement et & voix basse.
Une intrigue politique que ni Tabbé ni le prince lui-même
ADRIËNNB LEGOUVREUR 241
ne peuvent connaître m*a amené ici cette nuit... (cette d'incrédulité d'Adrienne.) mon avenir en dépend!
ADRIENNE, d'un air de mépris.
Et mademoiselle Duclos...
MAURICE, de même.
Elle n'est pas ici! Et ce n'est pas elle que j'aime... Je le jure sur Thonneur !... me crois-tu?
ADRIENNE lève les yeux, le regarde, et, après un instant, lui dit :
Oui!
MAURICE, lui serrant la main, avec joie.
C'est bien. U faut plus encore... il faut empocher Tabbé d'entrer dans cette chambre ou d'entrevoir la personne qui s'y trouve, pendant que moi... (l'honneur et la loyauté me le commandent) je vais tenter, sans que nul s'en aperçoive, de protéger sa sortie, dussé-je gagner ou étrangler le concierge et faire sauter ses verrous!
Allez ! je veillerai.
' MAURICE, Qvec transport.
Merci, ^drienne!... merci!
[Il sort par le fond.}