COMMENT NOUS DEVONS PLEURER
NOS CHERS DÉFUiNTS
Tout ce qui précède nous enseigne ce qu'est le purgatoire et comment nous devons secourir les âmes qui y sont retenues.
Mais comment devons-nous pleurer ceux que la mort a ravis à notre tendresse, qui nous étaient unis par des liens particuliers de la nature ou de la grâce ? Nous trouvons la réponse dans la conduite des saints.
Ils ont x^leuré avec la plus vive douleur ceux que la mort enlevait à leur tendresse ; ils les ont suivis en esprit dans le purgatoire, et ils leur sont venus en aide par tous les secours de l'Église, afin de hâter leur délivrance ; enfin, ils ont trouvé adoucissement à. leur douleur dans la ferme espérance de les voir bientôt au ciel.
Le Saint des saints, le Modèle des modèles, Jésus-Christ, à la vue de Lazare dans le tombeau, pleura avec une ineffable tendresse. Les Juifs présents ne purent s'empêcher de s'écrier : « Voyez comme il l'aimait? — Ecce quomodo amabat ! »
On a pu dire de tous les saints jusqu'à ce jour : « Voyez comment ils aimaient! »
A l'exemple de Jésus-Christ, ils ont pleuré avec